William Lyon Mackenzie (12 mars 1795 - 28 août 1861)

L'impact que William Lyon Mackenzie a eu est important lorsqu'on étudie le mouvement de réforme dans le Haut-Canada et l'importance que le parti qui prône cette réforme prend au cours des années qui précèdent la Confédération, en 1867.

Né à Dundee, en Écosse, il s'embarque en 1820 pour le Canada. Il arrive à Montréal et, après avoir travaillé au canal Lachine et comme journaliste au Montreal Herald, il se rend à York (Toronto).

La carrière publique de W. L. Mackenzie commence en 1824, alors qu'il fonde le Colonial Advocate, journal réformiste critiquant vertement le Family Compact. En 1824, il déménage son journal à Toronto, où il devient de plus en plus populaire. W. L. Mackenzie est élu pour la première fois député de York en 1828. Dès lors, il se met à revendiquer des réformes dans les domaines de l'agriculture, du commerce et des postes. La rencontre qu'il a avec le président Andrew Jackson, alors qu'il effectue un voyage aux États-Unis, en 1829, est marquante sur le plan de son développement idéologique. Il revient dans le Haut-Canada rempli d'admiration pour le fonctionnement de l'État américain. À cela s'ajoute une méfiance grandissante à l'égard du colonialisme de la Grande-Bretagne.

W. L. Mackenzie est le chef de la rébellion de 1837 dans le Haut-Canada. Il combat l'oligarchie du Family Compact. Cette participation le force à s'exiler aux États-Unis jusqu'en 1849, moment où le gouvernement du Canada-Uni amnistie les rebelles. Il démissionne de son siège à l'Assemblée législative en 1858.

Sources

  • Armstrong, Frederick H. ; Stagg, Ronald J. « Mackenzie, William Lyon ». Dictionnaire biographique du Canada. Vol. IX. Québec : PUL, 1977. P. 546-562

  • Russell, Victor L. « Mackenzie, William Lyon ». The 1999 Canadian encyclopedia : world edition. Toronto : McClelland and Stewart, 1998

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