William Henry Steeves (20 mai 1814 - 9 décembre 1873)

Politicien compétent, partisan de la confédération et homme d'affaires couronné de succès, William Henry Steeves est un dévoué collaborateur de Samuel Leonard Tilley. Il a contribué de façon marquante à la réforme politique qu'a connue le Nouveau-Brunswick durant des décennies mouvementées.

Né à Hillsborough, au Nouveau-Brunswick, où s'était installé son arrière-grand-père Heinrich Stief à son arrivée d'Allemagne, cinquante ans auparavant, Steeves fréquente l'école de Hillsborough, ville où il entreprend par la suite ses premières aventures en affaires. Son entreprise, la Steeves Brothers, se consacre, avec le temps, à l'exportation du bois et ouvre un bureau à Liverpool, en Angleterre. Puis Steeves déménage à Saint-Jean, où ses activités politiques et commerciales font de lui un homme en vue. Il se marie avec une autre descendante de Heinrich Stief, Mary Steeves, avec qui il a six enfants.

Steeves est élu en 1846 à la Chambre d'assemblée du Nouveau-Brunswick, puis réélu en 1850. Il soutient les réformes politiques qui veulent faire du gouvernement de la colonie un gouvernement responsable, dont des mesures visant à imposer aux membres du Conseil législatif l'obligation de rendre compte. Devenu membre du Conseil en 1851, il ne peut réaliser ces réformes et refuse un poste dans le gouvernement traditionaliste d'Edward Barron Chandler. En 1854, le gouvernement de Charles Fisher, partisan de ces réformes, prend le pouvoir. Steeves accepte alors le poste d'arpenteur général, mais il démissionne rapidement, parce qu'il occupe, depuis 1851, à l'Assemblée législative, un poste auquel il a été nommé, mais non élu.

En 1855, Steeves, nommé président au ministère des Travaux publics, accepte le poste, mais l'occupe un an seulement, car le parti que dirige Fisher est battu. En 1857, lors d'un nouveau renversement du pouvoir, Steeves reprend ses fonctions aux Travaux publics et conserve son poste jusqu'en 1861. Il reste un membre actif dans le gouvernement de Tilley jusqu'à sa chute, provoquée en 1865 par un vaste mouvement d'opposition à la confédération.

Pour Steeves, la confédération offre autant d'intérêt qu'une union des provinces maritimes. Il participe, à titre de délégué, aux conférences de Charlottetown et de Québec. Après l'instauration de la Confédération, Steeves est nommé au Sénat canadien et devient le porte-parole qui travaille à améliorer les traitements donnés aux personnes atteintes de maladie mentale.

Source

  • Spray, W. A. « Steeves, William Henry ». Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

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