Sir William Pearce Howland (29 mai 1811 - 1er janvier 1907)

Sir William Pearce Howland se distingue par le fait qu'il est le seul Père de la Confédération né aux États-Unis. Son dévouement envers sa patrie adoptive se remarque dans le succès de ses activités commerciales et dans son engagement envers la réforme politique.

Les ancêtres quakers de William Pearce Howland s'installent en Nouvelle-Angleterre au début du XVIIe siècle. Howland poursuit ses études à Kinderhook, dans l'État de New York, et déménage au Haut-Canada en 1830 après avoir vécu quelque temps dans l'île Carleton, sur le fleuve Saint-Laurent. Il commence son apprentissage du monde des affaires comme commis dans un magasin général et s'intéresse au commerce jusque dans les années 1840. Dès la fin des années 1850, Howland figure parmi les entrepreneurs qui connaissent le plus de succès dans l'Ouest canadien; il possède des biens d'entreprise partout à Toronto et dans la région avoisinante. Il aura plusieurs enfants au cours de ses trois mariages : le premier avec Marianne Blyth, décédée en 1860; puis avec Susanna Julia Shrewsbury, décédée en 1886; et enfin avec Elizabeth Mary Rattray.

Howland soumet sa demande de citoyenneté en 1841. À cette époque, il commence à jouer un rôle actif dans les affaires publiques. Éminent porte-parole du mouvement réformiste, il travaille avec George Brown à la cause des réformistes, le Clear Grits. Son rôle administratif et sa contribution à la convention du parti réformiste tenue à Toronto en 1857 deviennent ses lettres de créance. Cette année-là, il est élu député de York West à l'Assemblée législative du Canada et participe au gouvernement, au pouvoir pendant deux jours seulement, que dirigent Brown et Antoine-Aimé Dorion.

Après avoir été réélu en 1861, Howland revient au gouvernement de John Sandfield Macdonald et de Louis-Victor Sicotte. Ministre des Finances de 1862 à 1863, il occupe ensuite le poste de receveur général à la démission du gouvernement en 1864.

Avant la fin de l'année, Howland est invité à se joindre à Brown dans le gouvernement de coalition de John A. Macdonald. Il y occupe les fonctions de ministre des Postes jusqu'en 1866, puis devient ministre des Finances. En 1865 et 1866, il accompagne Alexander Tilloch Galt, William Alexander Henry et Albert James Smith à l'occasion de missions manquées à Washington, dans le but de renouveler le traité de réciprocité de 1854. En 1867, il participe à la Conférence de Londres. Puis il assure, à titre de député de York West à la Chambre des communes du Canada, les fonctions de ministre du Revenu intérieur. Howland ajoute vite des distinctions honorifiques impériales à la liste de ses accomplissements, car il est nommé au Conseil privé et fait compagnon du Très honorable Ordre du bain.

Nommé lieutenant-gouverneur de l'Ontario en 1868, il participe à la fondation de bon nombre d'institutions provinciales et aide à mettre sur pied une milice de volontaires en vue de contrecarrer les interventions du gouvernement provisoire de Louis Riel à la colonie de la rivière Rouge. Après avoir quitté la politique en 1873, Howland demeure une personnalité publique influente en tant que membre du conseil d'administration des commissions provinciales et des institutions financières.

Source

  • Fleming, R. B. « Howland, sir William Pierce ». Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

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