Jonathan McCully (25 juillet 1809 - 2 janvier 1877)

Jonathan McCully participe aux trois conférences qui mèneront à la Confédération. Il soutient fermement l'union en publiant des éditoriaux dans les journaux. Pour tout cela, il sera nommé au Sénat. Puis il deviendra juge à la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse.

Jonathan McCully naît dans la ferme que sa famille possède dans le comté de Cumberland (Nouvelle-Écosse), probablement près de Maccan. Il fréquente les écoles de la place pendant un certain temps, puis travaille à la ferme familiale. De 1828 à 1830, il enseigne (Charles Tupper sera parmi ses élèves) afin de payer ses études de droit. Il passe les examens du barreau de la Nouvelle-Écosse en 1837 et ouvre un cabinet à Amherst. Il épouse Eliza Creed en 1842.

Membre du Parti libéral depuis 1837, il exprime souvent son opinion dans l'Acadian Recorder. Aux élections de 1847, son appui à Joseph Howe lui vaut une nomination au Conseil législatif. Il occupe diverses fonctions. Il écrit aussi pour le Morning Chronicle de Halifax, le plus grand journal libéral de la province. Lorsque les libéraux sont réélus, en 1860, il est nommé solliciteur général et aussi désigné membre unique de la commission des chemins de fer. Mais comme il applique une politique de réduction des coûts au détriment de l'efficacité et qu'il n'est pas populaire, J. Howe le blâme d'avoir causé l'échec du Parti libéral aux élections de 1863.

En 1864, J. McCully est leader libéral au Conseil législatif, mais son nom ne figure pas sur la liste initiale des délégués à la Conférence de Charlottetown. Cependant, quand un autre délégué se désiste à la dernière minute, Charles Tupper choisit J. McCully pour le remplacer. McCully, qui n'est pas vraiment en faveur de l'union, se laisse persuader à la rencontre de Charlottetown. Bien qu'il ne participe pas activement aux conférences de Charlottetown et de Québec, il encourage vivement, dans les éditoriaux qu'il rédige pour le Morning Chronicle et, plus tard, pour l'Unionist & Halifax Journal, la population de la Nouvelle-Écosse à appuyer l'union. Une fois la résolution en faveur de l'union adoptée, en 1866, il ralentit sa croisade. Délégué à la Conférence de Londres, il contribuera peu, encore une fois, aux travaux de la réunion.

En 1867, J. McCully est nommé au Sénat du Canada pour avoir appuyé la Confédération. Il est vite éclipsé par ses collègues Charles Tupper, Adams George Archibald et même Joseph Howe, qui ont plus d'envergure que lui. Il appuie les « meilleures conditions » offertes à la Nouvelle-Écosse en 1869, mais a peu à faire avec l'entrée de Joseph Howe dans le gouvernement de John A. Macdonald. En 1870, il est nommé juge « puîné » à la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse. Alors que son goût pour l'efficacité le rend impopulaire auprès des avocats, sa popularité augmente, pour la première fois, auprès de la population de la Nouvelle-Écosse. Il meurt chez lui, à Halifax, et est enterré au cimetière Camp Hill.

Sources

  • « McCully, Jonathan ». Macmillan dictionary of Canadian biography. Sous la direction de W. Stewart Wallace. 4e édition. Toronto : Macmillan of Canada, 1978. P. 490

  • Waite, P. B. « McCully, Jonathan ». Dictionary of Canadian biography. Sous la direction de Francess G. Halpenny. Toronto : University of Toronto Press, 1972. Vol. 10, p. 456-458

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