John William Ritchie (26 mars 1808 - 13 décembre 1890)

Secrétaire juridique pendant de très nombreuses années au Conseil législatif de la Nouvelle-Écosse, John William Ritchie remplace Robert Barry Dickey comme délégué à la Conférence de Londres. Il devient sénateur et ensuite juge de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse.

John William Ritchie naît à Annapolis Royal (Nouvelle-Écosse). Il est le fils de Thomas Ritchie et d'Elizabeth Johnston. Enfant, c'est à la maison qu'il est éduqué. Au cours des années 1820, il étudie le droit auprès de son oncle James William Johnston. Il est reçu mandataire au barreau de la Nouvelle-Écosse en 1831, puis avocat en 1832. Il ouvre un cabinet à Halifax et passe ses premières années à parfaire son droit au lieu de se monter une clientèle. Il épouse Amelia Almon en 1836.

J. W. Ritchie se présente pour la première fois à des élections en 1836, dans la circonscription d'Annapolis Royal, mais il est battu. Toutefois, lorsque le Conseil de la Nouvelle-Écosse est divisé en un corps exécutif et en un corps législatif, en 1837, il est nommé secrétaire juridique au Conseil législatif, poste qu'il occupera jusqu'en 1860. Il est l'un des fondateurs de l'Union Bank of Halifax, en 1856, et fait partie du conseil d'administration jusqu'en 1866. En 1859, il est l'un des trois membres du comité nommé pour enquêter sur la question des terres de l'Île-du-Prince-Édouard. En 1863, il est nommé au conseil d'administration de la Dalhousie University, poste qu'il occupera jusqu'à sa mort. Il représente également les églises St. Paul et St. George devant la législature. Comme de nombreux Néo-Écossais à l'époque, il se montre sympathique à la cause sudiste durant la guerre de Sécession américaine et va même jusqu'à défendre les trois hommes impliqués dans l'affaire du Chesapeake lorsqu'ils se retrouvent devant les tribunaux pour répondre de leurs actes.

En 1864, il devient membre du Conseil législatif, puis se joint au Cabinet comme solliciteur général. Il remplace Robert Dickey comme leader de la Chambre haute et veille à l'adoption de la législation relative à l'union. Non seulement J. W. Ritchie se fait plus entendre que R. Dickey au sujet de cette dernière, mais il joue un rôle déterminant dans l'adoption de la législation qui y a trait. C'est cet appui qui convainc Charles Tupper de le nommer à la place de R. Dickey comme délégué à la Conférence de Londres. Son soutien est également récompensé par un siège au Sénat canadien, en 1867.

Il est nommé juge « puîné » à la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse en 1870, puis passe au rang de juge « in equity » en 1873. Il est l'un des fondateurs de la Nova Scotia Historical Society en 1878, et il en est le premier président. Après sa retraite comme juge, il passe son temps à Belmont (sa propriété à Halifax), où il meurt.

Sources

  • MacKinnon, Neil J. « Ritchie, John William ». Dictionary of Canadian biography. Sous la direction de Francess G. Halpenny. Toronto : University of Toronto Press, 1982. Vol. 11, p. 754-755

  • « Ritchie, John William ». Macmillan dictionary of Canadian biography. Sous la direction de W. Stewart Wallace. 4e édition. Toronto : Macmillan of Canada, 1978. P. 706

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