John Robson (14 mars 1824 - 29 juin 1892)

John Robson, journaliste de la presse écrite et politicien, est en faveur de l'entrée de la Colombie-Britannique dans la Confédération. Il sera premier ministre de la province de 1871 à 1873 et de 1882 à 1892.

John Robson naît à Perth, dans le Haut-Canada (maintenant l'Ontario). Il est le fils de John Robson et d'Euphemia Richardson. Il fait des études au lycée avant de devenir marchand. En 1859, il participe à la ruée vers l'or du Fraser, en Colombie-Britannique. Bien qu'il n'aboutisse à rien comme chercheur d'or, il demeure dans la région de New Westminster et devient rédacteur en chef du journal British Columbian, fondé en 1861 (il en sera propriétaire un an plus tard). John Robson épouse Susan Longworth en 1854.

Comme son contemporain et rival sur l'île de Vancouver, Am​or De Cosmos, John Robson se sert du British Columbian pour critiquer la classe supérieure de New Westminster même si, selon lui, cette critique lui fait perdre un contrat d'impression auprès du gouvernement. Il est envoyé en prison par un juge pour avoir imprimé une lettre dans laquelle il laissait entendre que le juge avait accepté un pot-de-vin. Cette déclaration ne fait, semble-t-il, qu'accroître sa popularité dans la colonie. En 1869, il déménage les bureaux du journal à Victoria. À l'été, le Daily British Colonist achète son journal, et John Robson se joint à la nouvelle équipe à titre de rédacteur en chef en matière de vie politique.

John Robson fait également carrière en politique, d'abord comme membre du conseil municipal de New Westminster, de 1863 à 1867, puis comme membre du Conseil législatif de la Colombie-Britannique, de 1866 à 1870. Comme il est partisan de la Confédération, il se joint à Amor De Cosmos dans la Confederation League, en 1868. En septembre de la même année, il est délégué au congrès d'Yale, où se votent des résolutions en faveur du gouvernement responsable et de la Confédération. En 1870, en sa qualité de membre du Conseil législatif, il participe au grand débat sur la Confédération à l'Assemblée provinciale. Il s'oppose à l'article 15, une des conditions de négociation qui stipule que la Colombie-Britannique peut entrer dans la Confédération sans que ses institutions soient régies par le principe du gouvernement responsable.

Le gouverneur Anthony Musgrave invite d'abord John Robson à faire partie de la délégation de la Colombie-Britannique chargée d'aller négocier les conditions de l'union avec le Canada, en 1870. Mais il change d'avis et lui demande de céder sa place à John Sebastian Helmcken. John Robson est amèrement déçu de ne pas être du groupe. Il envoie le lobbyist Henry Seelye à Ottawa pour le tenir au courant des négociations, qu'il rapporte dans son journal, et pour faire des pressions en faveur du gouvernement responsable.

Après la Confédération, John Robson occupe un siège à l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique de 1871 à 1875, et de nouveau de 1882 à 1892. Il sera premier ministre de 1889 à 1892. Il est en avance sur son temps pour ce qui est de donner le droit de vote aux femmes, mais il reste opposé à l'idée d'accorder le droit de vote à certains groupes ethniques. Pendant qu'il est premier ministre, en 1892, il se rend en Angleterre pour discuter d'un emprunt impérial et de questions d'immigration. Le 20 juin, il se coince le petit doigt dans la portière d'un taxi. Il succombera neuf jours plus tard à un empoisonnement de sang causé par cet accident.

Sources

  • British Columbia and Confederation. Sous la direction de George Shelton. Victoria : Morriss Printing Co. Ltd., 1967. 250 p.

  • Roy, Patricia E. « Robson, John ». Canadian encyclopedia : year 2000 edition. Sous la direction de James H. Marsh. 3e édition sur papier. Toronto : McClelland & Stewart, 1999. P. 2030

  • Roy, Patricia E. « Robson, John ». Dictionary of Canadian biography. Sous la direction de Francess G. Halpenny. Toronto : University of Toronto Press, 1990. Vol. 12, p. 914-919

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