John Mercer Johnson (Octobre 1818 - 8 novembre 1868)

Suscitant parfois la controverse dans la politique au Nouveau-Brunswick, John Mercer Johnson marque de sa force persistante les affaires communautaires au cours des années 1850 et 1860, et représente en fin de compte le comté de Northumberland au Parlement du Canada, avant sa mort prématurée en 1868.

John Mercer Johnson est né à Liverpool, en Angleterre, l'année où son père s'établit à Chatham, au Nouveau-Brunswick. Dans cette nouvelle communauté, son père travaille comme marchand. Sa réussite aidant, il fait venir sa famille à Chatham en 1821, tandis que Johnson n'a que quelques années. Johnson, jeune adulte, devient membre actif de plusieurs sociétés, institutions et clubs locaux. Il étudie le droit et est admis au barreau en 1838. Peu après, il fonde d'importants partenariats d'affaires avec des hommes comme Peter Mitchell, un autre Père de la Confédération. Johnson se marie avec Henrietta Shirreff en 1845; six de leurs douze enfants mourront en bas âge.

En 1850, Johnson devient membre de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick. Porte-parole tonitruant de causes telles que l'instauration d'un gouvernement responsable et la réciprocité avec les États-Unis, Johnson obtient le respect de plusieurs en tant qu'orateur et accède avec le temps au poste de chef de l'opposition. Dès le milieu des années 1850, le Nouveau-Brunswick doit composer avec l'instabilité qui caractérise, pendant cette décennie, la politique de l'Amérique du Nord britannique. Johnson est nommé solliciteur général lorsque le gouvernement de Charles Fisher remplace, en 1854, celui d'Edward Barron Chandler. Deux ans après, il perd ce poste pendant les va-et-vient de gouvernements successifs, sous la direction de John Hamilton Gray et Robert Duncan Wilmot.

Nommé ministre des Postes, Johnson retourne au Conseil exécutif en 1857. Mais l'année suivante, la situation change radicalement : un tollé public le conduit à démissionner. La population met en cause l'habileté administrative de Johnson. On apprécie ses discours à l'Assemblée législative, mais on lui reproche son indifférence dans le domaine de la gestion. Cependant, Johnson conserve la confiance de bon nombre de ses pairs influents; avec le temps, il assume de nouveau des postes clés en politique, comme président de la Chambre en 1859 et procureur général en 1862. En 1865, à l'instar d'autres défenseurs de la confédération, il perd son siège lors d'une élection générale.

Johnson a représenté le Nouveau-Brunswick aux conférences sur la confédération de Charlottetown, de Québec et de Londres. Contrairement à certains de ses collègues délégués du Nouveau-Brunswick, Johnson soutient le concept d'une union politique qui prône la concentration du pouvoir législatif dans un gouvernement central. Après la Confédération en 1867, Johnson obtient un siège à la Chambre des communes du Canada. Dès lors toutefois, sa santé se dégrade, et il meurt à peine plus d'un an après être entré en fonction.

Source

  • Fraser, James A. ; Wallace, C. M. « Johnson, John Mercer ». Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

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