John Hamilton Gray (14 juin 1811 - 13 août 1887)

John Hamilton Gray, de l'Île-du-Prince-Édouard, est l'un des deux hommes du même nom à participer aux conférences qui mèneront à la Confédération. Il consacre la majeure partie de sa vie à sa carrière militaire, en Grande-Bretagne et au Canada. Cependant, on le connaît davantage pour le rôle qu'il a joué en politique, surtout comme premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard, à l'époque de la Conférence de Charlottetown.

Le père de John Hamilton Gray, un loyaliste, s'installe en Nouvelle-Écosse, puis déménage à l'Île-du-Prince-Édouard où il se lance dans les affaires publiques. Après avoir fréquenté l'école locale, Gray complète ses études en Angleterre et s'engage dans les 7th Dragoon Guards de l'armée britannique, qu'il sert pendant plus de vingt ans, surtout en Inde et en Afrique du Sud. Il devient père de famille à la suite de ses deux mariages : sa première femme, Susan Pennefather, décède en 1866; plus tard, il épouse Sarah Caroline Cambridge.

En 1852, Gray, de retour à l'Île-du-Prince-Édouard, se mêle rapidement à la vie politique. Nommé au Conseil législatif en 1854, il doit, la même année, remplir son devoir et retourner à la vie militaire, car la guerre de Crimée vient d'éclater. Après la guerre, il poursuit sa carrière politique et défend ardemment la cause protestante. Il remporte les élections de 1858 et de 1859, dont l'enjeu principal, le lien entre la religion et l'éducation, divise les communautés protestante et catholique de l'île.

Gray se joint au gouvernement protestant formé par Edward Palmer en 1859, qui se préoccupe de l'absence des propriétaires terriens sur l'île. Pour régler cette question, une commission est nommée, mais le projet de loi qu'elle propose, qui devrait protéger les droits des locataires, n'obtient pas l'appui du gouvernement britannique.

Lorsque Gray remplace Palmer à la tête du gouvernement en 1863, il envisage de recourir à l'union coloniale pour conférer à l'île les pouvoirs qui l'aideraient à régler le problème de la possession des terres. Lorsque, à la Conférence de Charlottetown, on évalue les options d'une telle union, Gray est choisi pour la présider. Cependant, la plupart des habitants s'opposent à toute forme d'union, et les collègues de Gray délégués de l'île ne partagent pas ses points de vue.

Gray maintient son appui au projet d'union à la Conférence de Québec, mais il se rallie en fin de compte à ses collègues de l'île. Ces derniers estiment que les résolutions de Québec ne favorisent pas une représentation suffisante de l'Île-du-Prince-Édouard dans le système de gouvernement projeté. La population ne soutenant pas la confédération, et sa femme Susan étant malade, Gray démissionne en 1864.

Lorsqu'il tente de revenir en politique en 1867, il est défait par David Laird. Essuyant un nouvel échec aux élections de 1873, il accepte un poste d'adjudant général adjoint du nouveau district militaire. À cette époque, il a déjà servi pendant de nombreuses années comme commandant de la brigade volontaire et adjudant général de la milice. C'est pour cette contribution publique en tant que chef militaire, plutôt qu'à titre de Père de la Confédération, que Gray conserve, des années après sa mort, la notoriété.

Source

  • Weale, David E. « Gray, John Hamilton ». Dictionnaire biographique du Canada en ligne

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