Hector-Louis Langevin (25 août 1826 - 11 juin 1906)

Membre de la Grande Coalition, c'est à ce titre qu'il siège aux trois conférences menant à la Confédération, en 1867, et qu'il participe activement à la rédaction du texte constitutionnel. À la mort de George-Étienne Cartier, en 1873, Hector-Louis Langevin est fait chef de l'aile québécoise du Parti conservateur.

Avocat formé auprès d'Augustin-Norbert Morin et de George-Étienne Cartier, il fait ses premiers pas en politique active sur la scène municipale. En 1856, il est élu au conseil municipal de la Ville de Québec et, de 1858 à 1861, il est maire de cette même ville. C'est en 1857 qu'il fait le saut en politique canadienne; il est alors élu député de la circonscription de Dorchester. Il entre au Cabinet en tant que solliciteur général en 1864 et y restera jusqu'en 1866, puis il sera maître général des Postes.

À partir de 1867, H.-L. Langevin est secrétaire d'État et surintendant général des Affaires indiennes. En 1869, John-A. Macdonald le nomme ministre des Travaux publics. Compromis dans le scandale du Canadien Pacifique, qui oblige le gouvernement de John A. Macdonald à démissionner en 1873, H.-L. Langevin quitte la vie politique jusqu'en 1876. À cette date, John A. Macdonald, réélu premier ministre, le réinstalle au ministère des Postes jusqu'en 1879. À ce moment, il reprend également le ministère des Travaux publics. Tout au long des années 1880, H.-L. Langevin demeure le lieutenant québécois de John A. Macdonald, mais des luttes au sein du Parti conservateur mine son influence. Louis-Rodrigue Masson, nouveau chef du Parti libéral du Québec, et Joseph-Adolphe Chapleau tentent, avec un certain succès, de le discréditer.

À la suite de la pendaison de Louis Riel, H.-L. Langevin est l'un des rares conservateurs à survivre aux élections de 1887 au Québec. Il demeure, malgré l'avis de plusieurs, à la tête du ministère des Travaux publics. Le premier ministre John Joseph Caldwell Abbott revient alors sur sa parole de le nommer lieutenant-gouverneur du Québec. H.-L. Langevin quittera définitivement la vie politique en 1896.

Source

  • Désilets, Andrée. « Langevin, sir Hector-Louis ». Dictionnaire biographique du Canada. Vol. XIII. [Québec] : Presses de l'Université Laval, 1983. P. 617-622

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