Sir Adams George Archibald (3 mai 1814 - 14 décembre 1892)

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Adams George Archibald est l'un des trois principaux délégués de la Nouvelle-Écosse aux trois conférences qui mèneront à la Confédération. Il deviendra plus tard le premier lieutenant-gouverneur du Manitoba et lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse. De plus, il est l'un des membres fondateurs de la Nova Scotia Historical Society et jouera un rôle déterminant dans l'expansion de la Dalhousie University.

Adams George Archibald naît à Truro (Nouvelle-Écosse). Il est le fils de Samuel et d'Elizabeth Archibald. Après avoir d'abord pensé à devenir médecin, il opte pour le droit. Il est reçu au barreau de la Nouvelle-Écosse en 1839. Il ouvre un cabinet à Truro et tente d'obtenir diverses charges publiques pour en faire la promotion. Il épouse Elizabeth Burnyeat à Truro, en 1843.

En 1851, A. G. Archibald est élu député libéral à l'Assemblée de la Nouvelle-Écosse, dans la circonscription de Colchester (ils étaient deux candidats à se présenter). Au cours de son passage à la législature, il contribue à l'établissement d'une école normale à Truro, en 1854, au conseil d'administration de laquelle il siégera. En 1856, il obtient sa première charge publique, celle de solliciteur général. Toutefois, il ne l'exerce pas très longtemps, en raison de l'effondrement du gouvernement libéral. Après le retour au pouvoir des libéraux, en 1859, il est nommé procureur général. En 1862, il siège au comité de négociations du Chemin de fer Intercolonial. En 1862 toujours, après la nomination de Joseph Howe au poste de commissaire impérial des pêches, A. G. Archibald devient chef du gouvernement jusqu'à la victoire des conservateurs aux élections de 1863.

En septembre 1864, Charles Tupper l'invite à se joindre au groupe de délégués à la Conférence de Charlottetown, qui porte sur le projet d'union. Il prend également part aux conférences de Québec et de Londres. En sa qualité d'expert en matière financière au sein de la délégation, A. G. Archibald a pour tâche de présenter les accords financiers contenus dans les Résolutions de Québec aux Néo-Écossais. Il est en fait le seul député libéral à l'Assemblée de la Nouvelle-Écosse à soutenir celles-ci. Pour avoir milité en faveur de la Confédération dans la province, il est nommé secrétaire d'État du nouveau gouvernement fédéral canadien, en 1867. Il démissionne de ce poste le printemps suivant en raison de l'opposition des Néo-Écossais à la Confédération. Il revient toutefois au gouvernement fédéral en 1869, à la suite de sa victoire à une élection partielle dans Colchester.

Après avoir entendu les discours prononcés par Adams George Archibald à la Chambre des communes concernant la population de la rivière Rouge, George-Étienne Cartier lui offre, en 1870, le poste de lieutenant-gouverneur de la nouvelle province du Manitoba et des Territoires du Nord-Ouest. Il accepte, mais à condition que ce ne soit que pour un an et qu'il soit nommé à la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse sitôt son mandat terminé. Pendant son séjour au Manitoba, il jette les bases de plusieurs services essentiels, tels les systèmes scolaire et judiciaire, et il négocie les deux premiers traités avec les Premières nations de l'Ouest. Il est fait chevalier pour son travail dans la nouvelle province.

Comme on tarde à le nommer à la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, A. G. Archibald accepte un poste au Canadien Pacifique. Après s'être rendu à Londres lors d'une mission de collecte de fonds pour la compagnie de chemin fer, il revient en Nouvelle-Écosse, où l'attend son poste à la Cour suprême. En 1873, il est nommé juge in equity. Mais quelques jours seulement après sa nomination, on lui demande d'assumer la fonction de lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse, à la suite de la démission de James William Johnston. Il occupera ce poste jusqu'en 1883. Même si cette tâche est plus facile que celle qu'il a eue au Manitoba, il doit néanmoins relever le défi de travailler avec des politiciens encore opposés à la Confédération.

En octobre 1883, A. G. Archibald prend part à l'inauguration de l'école de droit de la Dalhousie University. L'année suivante, on lui demande de diriger une opération d'expansion et de réorganisation de l'ensemble de l'université, et il est nommé président du conseil d'administration. Il est également l'un des fondateurs de la Nova Scotia Historical Society, en 1878. Il en occupera la présidence de 1886 à sa mort.

En 1888, John A. Macdonald demande à A. G. Archibald de se porter candidat à l'élection partielle fédérale qui doit avoir lieu dans Colchester. Il remporte la victoire haut la main, mais ne prononce aucun discours à la Chambre des communes. Il est par ailleurs trop malade pour se porter de nouveau candidat en 1891. Il meurt à Truro en 1892.

Sources

  • « Archibald, Sir Adams George », Macmillan dictionary of Canadian biography, Sous la direction de W. Stewart Wallace, 4e édition, Toronto : Macmillan of Canada, 1978, P. 21

  • Gordon, Stanley, « Archibald, Sir Adams George », Canadian encyclopedia : year 2000 edition, sous la direction de James H. Marsh, 3e édition sur papier, Toronto : McClelland & Stewart, 1999, P. 102

  • Pryke, K. G., « Archibald, Sir Adams George », Dictionary of Canadian biography, sous la direction de Francess G. Halpenny, Toronto : University of Toronto Press, 1990, vol. 12, p. 30-36

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