Gordon Muriel Flowerdew

Dossier de service
 

Gordon Flowerdew (1885-1918) est né dans le Norfolk, en Angleterre. Au moment où la guerre éclate, il est éleveur en Colombie-Britannique. Il se joint au régiment Lord Strathcona's Horse et devient officier breveté en 1916. En tant qu'officier de cavalerie, il se rend rarement dans les tranchées boueuses du front de l'Ouest. Cependant, les cavaliers reprennent le combat en 1918 en raison de la progression soudaine de l'armée allemande. En France, le 30 mars 1918, Flowerdew mène une charge contre des soldats allemands qui tentent de traverser le bois de Moreuil. Son escadron attaque le flanc de l'armée allemande et subit de lourdes pertes, mais il parvient néanmoins à décourager les Allemands, qui abandonnent l'attaque. Flowerdew reçoit la Croix de Victoria à titre posthume pour avoir mené la charge qui a neutralisé deux lignes d'infanterie allemande, malgré des pertes considérables. Flowerdew et plus de la moitié de ses hommes meurent dans l'assaut. Son héroïsme à la bataille du bois de Moreuil est immortalisé dans le tableau La charge de l'escadron de Flowerdew, peint par l'artiste de guerre Alfred Munnings. Ce tableau fait partie de la Collection d'art militaire Beaverbrook; il est conservé au Musée canadien de la guerre. L'assaut est parfois considéré comme la dernière charge de cavalerie de l'histoire.

Dossier de service

Document d'attestation 1
 

Date de naissance : 2 janvier 1885 (à Billingford, dans le Norfolk, en Angleterre)

Date de l'attestation : 24 septembre 1914 (Valcartier, Québec)

Âge lors de l'enrôlement : 29 ans

Taille : 5 pieds, 7 pouces

Poids : environ 136 livres

Description : teint moyen, cheveux bruns, yeux bruns. Église anglicane. Cicatrice sur le bas de l'index gauche.

Lieu de résidence : L'adresse de sa mère est fournie : aux soins de Stanford Gillot, The Knoll, Yaxley, Eyre, Suffolk, Angleterre.

Métier ou profession : éleveur

Marié : non

Plus proche parent : sa mère, Hannah Flowerdew

Théâtre de guerre : France

Blessures et historique médical

Document d'attestation 2
 
  • 21 mai au 6 juin 1917 – Il est soigné pour une légère blessure subie en service. Il reçoit un congé de dix jours avant de reprendre le travail. (Page 8)
  • 5 avril 1918 – Une note manuscrite ajoutée au formulaire R. 149 précise qu'il est mort des suites d'une blessure par balle à la cuisse. (Page 20)
  • Avril 1918 à mars 1919 – Il succombe à ses blessures et reçoit la Croix de Victoria pour la bravoure qu'il a démontrée au bois de Moreuil, en France, le 30 mars 1918. (Page 13)

Faits intéressants tirés du dossier de service

  • 1915-1916 – Il arrive en France et est promu au grade de sergent deux mois plus tard. Il obtient un congé de huit jours en décembre 1915, puis un autre congé en avril 1916, après avoir été fait lieutenant temporaire. En novembre 1916, il assiste à un cours de trois semaines avant de retourner au combat. Il profite d'un autre congé en janvier 1917. (Page 8)
  • 24 avril 1918 – Il reçoit la Croix de Victoria pour la bravoure manifestée dans une bataille au nord-est du bois de Moreuil, en France, le 30 mars 1918. (LG 31259) (Page 14)
  • Sans date – Une deuxième personne, madame W. Miller Higgs (case postale 734, Victoria, Colombie-Britannique), doit être informée en cas de décès. (Page 24)
  • 1er juin 1918 – Une commission d'officier émanant du bureau du roi George fait de Flowerdew un lieutenant temporaire à titre posthume. (Page 7)
  • 4 juillet 1918 – Dans une copie dactylographiée de son testament, datée du 28 mai 1917, Flowerdew déclare : « Hermann H. Flowerdew, de Vancouver (Colombie-Britannique), est mon exécuteur testamentaire unique. Je lègue 20 £ à chacun de mes trois filleuls nommés ci-après : Richard, fils de George S. Flowerdew, dans le Suffolk; G. M. F., fils d'Hermann H. Flowerdew, à Vancouver, en Colombie-Britannique; et Alex, fils de S. Pelliam Flowerdew, en Inde. À Peter, fils d'Arthur T. E. Loyd, Wallachin, Colombie-Britannique, je lègue 20 £. À Eleanor M. Flowerdew, de l'hôpital St. Thomas, je lègue 50 £. À mon exécuteur, Hermann H. Flowerdew, je lègue 50 £. Je lègue le reste de mes biens à ma mère, Hannah Flowerdew. » [traduction] Un certain G. Gill signe comme témoin. (Page 31)

The London Gazette

  • The London Gazette, 23 avril 1918 – supplément 30648, page 4968 (anglais seulement)
    « Feu lieutenant Gordon Muriel Flowerdew, cavalerie canadienne – Pour sa bravoure et sa fougue exceptionnelles à la tête d'un escadron chargé d'exécuter une mission spéciale très importante. Lorsqu'il parvint au premier objectif, le lieutenant Flowerdew vit devant lui deux lignes ennemies, distantes d'environ 200 verges l'une de l'autre, constituées toutes deux d'une soixantaine d'hommes et équipées de mitrailleuses au centre et sur les flancs. Prenant conscience de l'importance capitale de l'opération ainsi que de l'enjeu, le lieutenant Flowerdew donna l'ordre à une troupe commandée par le lieutenant Harvey (récipiendaire de la Croix de Victoria) de mettre pied à terre et d'effectuer un mouvement particulier pendant qu'il chargerait avec les trois autres troupes. L'escadron (moins une troupe) traversa les deux lignes, passant au fil de l'épée un grand nombre de soldats, puis fit demi-tour et se rua de nouveau sur l'ennemi. Le lieutenant Flowerdew perdit environ 70 % de son effectif, qui fut tué ou blessé par les tirs de fusils et de mitrailleuses provenant de face et de côté, mais l'ennemi céda et se retira. Les survivants de l'escadron s'établirent dans une position où ils furent rejoints, après de vifs combats corps à corps, par la troupe du lieutenant Harvey. Le lieutenant Flowerdew fut gravement blessé aux deux cuisses durant l'opération, mais continua d'encourager ses hommes. Il ne fait aucun doute que le grand courage de cet officier fut le facteur déterminant dans la prise de cette position. » [traduction]

Médailles, honneurs et récompenses militaires

Données du recensement

  • Recensement de 1911
    En 1911, Gordon Muriel Flowerdew vit dans le district Yale-Caribou, en Colombie-Britannique, et travaille comme gardien dans un magasin général. Bon nombre de ses voisins sont des ouvriers chinois. Il est inscrit comme chef de foyer, bien qu'il ne soit pas marié et semble vivre seul. Selon le recensement, il est arrivé au Canada en 1903.

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