Frederick Grant Banting

Frederick Grant Banting
 

Frederick Grant Banting (1891-1941), médecin, chercheur en sciences médicales et lauréat du prix Nobel, est l’un des plus éminents scientifiques du Canada. Banting est étudiant en médecine à l’Université de Toronto lorsqu’il s’enrôle dans le Corps de santé royal canadien (CSRC), le 8 septembre 1915. Ses études sont accélérées en raison de la pénurie de médecins dans l’armée. Il obtient son diplôme en décembre 1916 et se rapporte au CSRC dès le lendemain. Il est d’abord affecté aux hôpitaux militaires en Angleterre. En 1918, il est blessé au bras lors de la bataille de Cambrai, au nord de la France. Malgré sa blessure, il continue de soigner d’autres blessés pendant 16 heures; un acte de bravoure qui lui vaudra la Croix militaire.

Après la guerre, Banting revient à l’Université de Toronto pour compléter sa formation en chirurgie. Ses recherches sur le diabète, avec son collègue J. J. R. Macleod et l’étudiant en médecine Charles H. Best, débouchent sur la découverte de l’insuline pour le traitement des diabétiques. Macleod et lui reçoivent conjointement le prix Nobel de 1923 en physiologie ou médecine pour leurs recherches. Banting a 32 ans à ce moment-là; il demeure à ce jour le plus jeune lauréat du prix Nobel en physiologie ou médecine. Au cours de sa carrière, il fait aussi des recherches sur la silicose, le cancer, les mécanismes de la noyade et les problèmes physiologiques éprouvés en haute altitude. Le roi George V lui confère le titre de chevalier en 1934. Frederick Banting est décédé le 21 février 1941 dans un accident d’avion à Terre-Neuve, alors qu’il se rendait en Angleterre.

Dossier de service

Document d'attestation 1
 

Date de naissance : 14 novembre 1891 (Alliston, Ontario)

Date de l’attestation : 8 septembre 1915 (Camp Niagara), 4 mai 1915 (Toronto), 10 décembre 1916 (Exhibition Camp, Toronto)

Âge lors de l’enrôlement : 25 ans

Service militaire antérieur : deux ans avec le 36th Peel. Huit mois avec la 2e Ambulance de campagne du Corps de santé royal canadien.

Taille : 5 pieds, 11 pouces

Poids : 175 livres

Description : teint clair, yeux bleus, cheveux brun clair. Méthodiste, presbytérien.

Adresse de domicile : Alliston, Ontario

Métier ou profession : étudiant en médecine, puis médecin

Marié : non

Plus proche parent : son père, William Thompson Banting; sa mère, madame William Thompson Banting.

Théâtres de guerre : Canada, Angleterre, France

Blessures et historique médical

Document d'attestation 2
 
  • 28 septembre 1918 : Banting est blessé par balle à l’avant-bras droit durant la bataille de Cambrai (France). Une note à son dossier précise qu’il a reçu un vaccin contre le tétanos à son arrivée à l’hôpital.
  • 1er octobre 1918 : Banting est transféré de Liège (Belgique) à Shorncliffe (Angleterre).
  • Banting est hospitalisé durant 20 jours à cause de sa blessure. Le grand os de l’avant-bras est légèrement atteint, et des fragments de balle sont retirés de son bras par chirurgie. Il conserve une cicatrice et une certaine perte de mobilité du petit doigt de la main droite.

Faits intéressants tirés du dossier de service

  • Banting s’enrôle à titre d’étudiant en médecine, retourne aux études, obtient son diplôme et s’enrôle de nouveau. Il est infirmier sergent-chef lorsqu’il obtient un congé de l’armée pour finir ses études en médecine. Sitôt diplômé, il réintègre l’armée avec le grade de lieutenant. Il commence son service au Canada avant d’être transféré en Angleterre, où il est nommé capitaine, puis il est affecté aux Services ambulanciers de campagne en France.
  • 29 juin 1918 – À son arrivée en France, il est affecté au 3e Hôpital général canadien. Il est transféré à la 13e Ambulance canadienne de campagne le 14 juillet, puis à la 5e Ambulance canadienne de campagne le 18 août.
  • En 1918, on lui accorde une permission pour Noël, et il reçoit la Croix militaire le 31 décembre.
  • Son dossier de service contient une lettre, datée du 2 septembre 1919, d’un de ses commandants, le lieutenant-colonel Richardson. La lettre précise que Banting a servi à l’hôpital militaire fixe de Niagara-on-the-Lake du 4 mai au 14 octobre 1915. On lui a octroyé deux permissions de six mois pour terminer ses études à la faculté de médecine de l’Université de Toronto.

The London Gazette:

Supplément du journal The London Gazette, 30 juillet 1919, page 9789 (anglais seulement)
« Capitaine Frederick Grant Banting, 13e Ambulance de campagne, Corps de santé royal canadien

C'est près de Haynecourt, le 28 septembre 1918, que l’officier médical du 46e Bataillon canadien a été blessé. Il a foncé rejoindre son bataillon sous le feu intense de l’ennemi. Plusieurs de ses hommes étant blessés, il s’est arrêté pour les soigner au péril de sa propre vie. Il finit par être touché lui même et fut évacué, malgré ses demandes répétées pour rester au front, faisant preuve d’un courage et d’une énergie hors du commun. » [traduction]

Médailles, honneurs et récompenses militaires (1812-1969)

Données de recensement

    Données de recensement de 1901
     
  • Recensement de 1901
    À l’âge de neuf ans, Banting vit à Simcoe South, dans le sous-district d’Essa, en Ontario. Son père, William Banting (52 ans), est un fermier d’ascendance irlandaise; sa mère, Margaret (46 ans), est aussi d’ascendance irlandaise. Le recensement précise qu’ils sont de religion méthodiste et qu’ils ont cinq enfants : Nelson A. (19), William T. (18), Alexander (17), Ester (13) et Frederick (9).

  • Recensement de 1911
    Âgé de 19 ans, Frederick Banting demeure toujours chez ses parents, avec sa sœur Ester et son frère Alexander (qui se fait maintenant appeler Kenneth). Les deux garçons aînés ont quitté la maison. Son frère Nelson est marié avec une femme nommée Margaret (24 ans). Son frère William (qui se fait maintenant appeler Thompson) est marié avec une dénommée Lena (22 ans) et ils ont une petite fille de deux mois nommée Helen.

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