John Henry Foster Babcock

SDossier de service
 

John Henry Foster Babcock (1900-2010) est le dernier ancien combattant canadien survivant de la Première Guerre mondiale. Originaire du comté de Frontenac, près de Kingston en Ontario, le jeune Babcock n'a que 15 ans lorsqu'il décide de joindre le Corps expéditionnaire canadien (CEC) après avoir entendu des recruteurs citer des extraits du poème The Charge of the Light Brigade. Il s'enrôle dans le 146e Bataillon le 1er février 1916. Lors de son examen médical à Valcartier, au Québec, les médecins découvrent qu'il est mineur et lui attribuent le statut A-4 : en bonne condition physique, mais d'âge mineur. Il se rend malgré tout à Halifax avec son unité avant qu'un commandant de compagnie ne l'empêche de poursuivre son chemin. Il travaille pendant un certain temps à charger des marchandises sur les véhicules militaires aux casernes Wellington, à Halifax. Puis, prétendant qu'il a 18 ans, il répond à l'appel du Royal Canadian Regiment, qui souhaite recruter 50 volontaires. Les responsables découvrent qu'il n'a que 16 ans et le placent dans une unité réservée aux jeunes soldats, le Boys Battalion, en août 1917. En octobre de la même année, il se rend en Angleterre à bord du California et est cantonné avec le 26e Bataillon de réserve. La guerre prend fin avant que Babcock n'ait pu être envoyé au front; il sera tout de même promu au rang de caporal suppléant avant sa démobilisation, le 11 janvier 1919. Parce qu'il n'a jamais été dans le service actif, Babcock n'a jamais eu le sentiment qu'il était un « vrai soldat » et il a rarement parlé de ses expériences avant d'atteindre un âge avancé. Peu de temps après son retour au Canada à la fin de la guerre, il émigre aux États-Unis et sert dans l'armée américaine durant la Deuxième Guerre mondiale. Il devient pilote à 65 ans et obtient son diplôme d'études secondaires à 95 ans. À l'âge de 100 ans, il écrit son autobiographie Ten Decades of John Foster Babcock, qu'il partage avec sa famille et ses amis. Babcock retrouve sa citoyenneté canadienne en 2008, sa demande ayant été acceptée personnellement par le premier ministre Harper, et les documents officiels, signés par la gouverneure générale Michaëlle Jean. John Henry Foster Babcock était le dernier ancien combattant canadien ayant servi lors de la Première Guerre mondiale lorsqu'il est mort à Spokane, dans l'État de Washington, le 18 février 2010, à l'âge vénérable de 109 ans.

Dossier de service

Document d'Attestation 1
 

Date de naissance : 23 juillet 1900 (canton de Loughborough, comté de Frontenac, Ontario)

Date de l'attestation : 1er février 1916 (Sydenham, Ontario)

Âge lors de l'enrôlement : 15 ans

Taille : 5 pieds, 4½ pouces

Poids : 118 livres

Description : teint clair, yeux bleus et cheveux blonds. Il lui manque une partie d'un orteil du pied gauche. Méthodiste, wesleyen.

Adresse de domicile : Perth Roads, Hollowford, Ontario et Hartington, Ontario

Métier ou profession : fermier, ouvrier

Marié : non

Plus proches parents : un frère, William James Babcock, résidant à Hollowford, en Ontario. Sa mère, Annie Isabel Babcock, veuve, résidant à Regina, en Saskatchewan. Son père est décédé.

Théâtre de guerre : sans objet

Blessures et historique médical

Document d'Attestation 2
 
  • Seulement les renseignements médicaux habituels recueillis lors de l’enrôlement.

Faits intéressants tirés du dossier de service

  • Babcock est réformé pour des raisons médicales, car il est mineur et n’est pas assez grand. Dans une note à l’encre rouge, on recommande qu’il ne soit pas envoyé outre-mer avant l’âge de 19 ans. Il est transféré au Boys Battalion.

The London Gazette

Aucune mention.

Médailles, honneurs et récompenses militaires (1812-1969)

Aucune mention.

Données de recensement

Données de recensement de 1901
 
  • Recensement de 1901
    À l’âge d’un an, Babcock vit avec sa famille à Addington, un sous-district du canton de Loughborough, en Ontario. Ses parents, James J. (38) et Anna E. (28) Babcock, ont huit enfants : Mary (15), William (13), Essie (10), Albert (8), Martha (7), Lara (3), Myrtle (2) et John H. F. (1). Son père, un fermier, est d’origine allemande, et sa mère, d’ascendance irlandaise. La famille est de religion méthodiste.

 
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