Symposium sur l’accès au savoir autochtone

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Type :
Symposium
Langue :
Anglais
Les exposés seront donnés en anglais, mais des questions pourront être posées dans les deux langues officielles. Les présentations PowerPoint utilisées seront disponibles en anglais et en français sur demande.
Date :
Le jeudi 15 novembre 2018
Heure :
L'inscription commencera à 8 h (heure de l'Atlantique). Les présentations débuteront à 8 h 45 jusqu'à 16 h 45.
Entrée :
Libre
Information :

Organisé conjointement par les bibliothèques et la School of Information Management de l'Université Dalhousie et Bibliothèque et Archives Canada, le symposium examinera les tâches et les défis qui doivent être pris en compte au moment de documenter le savoir autochtone et de le rendre plus accessible.

L'événement débutera par un discours principal d'Elder Albert Marshall et de Cheryl Bartlett. Il y aura aussi des présentations par des représentants du Mi'kmawey Debert Cultural Centre et du Beaton Institute, et bien plus encore !

Téléchargez l'affiche de l'événement [PDF 557 Ko]

Endroit :
Université Dalhousie, Collaborative Health Education Building (CHEB), salle 170
L'Université Dalhousie est située dans le Mi'kma'ki, le territoire ancestral et non cédé des Micmacs. Nous sommes tous visés par les traités.
Adresse :
5793, avenue University
Ville :
Halifax (Nouvelle-Écosse)
Obligatoire :
Les places sont limitées. Veuillez vous inscire avant le 12 novembre 2018.

Présentations et biographies

La réconciliation au Canada aujourd'hui : réflexions sur l'Etuaptmumk / Two-Eyed Seeing (la double perspective) et la science intégrative

L'aîné Albert Marshall et Mme Cheryl Bartlett ont joué un rôle de premier plan dans l'élaboration de deux projets décrits dans un rapport intitulé « Investing in Canada's Future – Strengthening the Foundations of Canadian Research », soumis par un groupe d'experts au gouvernement du Canada en 2017. Un des projets, Etuaptmumk / Two-Eyed Seeing, découle d'un principe fondamental permettant de réunir les savoirs autochtones et la science occidentale dominante. L'autre projet, Toqwa'tu'kl Kjijitaqnn / Integrative Science, est un programme de baccalauréat en sciences qui réunit aussi les savoirs autochtones et les connaissances issues de la science occidentale. Les conférenciers feront part de leurs réflexions sur l'évolution de ces deux projets depuis plus de vingt ans.

  • Le conférencier : Albert D. Marshall, aîné, doctorats honorifiques, diplôme honorifique

    L'aîné micmac Albert Marshall appartient au clan de l'orignal de la nation micmaque. Il réside actuellement dans la communauté d'Eskasoni à Unama'ki, Cap-Breton (Nouvelle-Écosse), mais il a passé une bonne partie de sa jeunesse au pensionnat de Shubenacadie. Il est marié à Murdena Marshall; le couple a six enfants et plusieurs petits-enfants et arrière-petits-enfants. M. Marshall est un aîné très respecté et connu à l'échelle internationale; avec son épouse Murdena, il s'emploie depuis longtemps à faire connaître la langue, la culture, les histoires, la spiritualité, les modes d'acquisition des connaissances et les savoirs micmacs. Tous deux parlent couramment la langue micmaque.

    Les aînés Albert et Murdena ont joué un rôle important dans la création du programme d'études novateur Toqwa'tu'kl Kjijitaqnn (PDF 1 Mo, en anglais seulement) / science intégrative de l'Université du Cap-Breton et des cours de MSIT dans les années 1990 et pendant toute la durée du programme jusqu'au milieu des années 2000. M. Marshall défend avec passion l'idée que les humains ont la responsabilité de prendre soin de toutes les créatures vivantes et de notre mère la Terre. C'est aussi un ardent défenseur de la collaboration et de la guérison interculturelles et transculturelles; c'est lui qui, il y a plusieurs années, a proposé le principe directeur d'Eskasoni / Two-Eyed Seeing (la double perspective), qui nous invite à voir « le meilleur » ou « les forces » dans les différents savoirs et paradigmes culturels. M. Marshall a été invité à parler d'Etuaptumumk / Two-Eyed Seeing à des centaines d'occasions au Canada et à l'étranger.

    Il est également le « porte-parole désigné » des aînés micmacs d'Unama'ki(Cap-Breton) en ce qui concerne les questions environnementales. À ce titre, il siège au comité directeur du projet collaboratif de planification environnementale pour le lac Bras d'Or et il a joué un rôle de premier plan dans la désignation par l'UNESCO du lac et de son bassin hydrographique en tant que  « réserve de la biosphère du lac Bras d'Or » en 2011.

    En 2009, les aînés Albert et Murdena ont reçu un doctorat honorifique en lettres de l'Université du Cap-Breton en reconnaissance de leur travail. Dans les dernières années, M. Marshall a poursuivi ce travail alors que son épouse était retenue à la maison pour des raisons de santé. En 2018, la passion et le dévouement de M. Marshall à partager ses connaissances, à promouvoir l'approche « tous ensemble » d'Eskasoni / Two-Eyed Seeing, et à nous rappeler nos responsabilités environnementales ont été reconnus lorsqu'il a reçu un doctorat honorifique en sciences humaines de l'Université Acadia et un diplôme honorifique du Collège communautaire de la Nouvelle-Écosse.

  • La conférenciere : Cheryl Bartlett, Membre de l'Ordre du Canada, PhD

    Mme Cheryl Bartlett appartient à une lignée de nouveaux arrivants (Européens); elle a grandi sur le territoire traditionnel des Pieds-Noirs dans les prairies du sud de l'Alberta. Elle a obtenu un baccalauréat ès sciences en zoologie de l'Université de l'Alberta en 1977, un baccalauréat ès sciences et un doctorat en parasitologie de l'Université de Guelph, respectivement en 1980 et 1984, et une bourse postdoctorale au Laboratoire des vers du Museum national d'histoire naturelle de Paris en 1985. Sa recherche portait sur les nématodes parasites des animaux sauvages; elle a publié de nombreux articles dans ce domaine. Elle a également été rédactrice adjointe de la revue internationale Journal of Wildlife Diseases.

    En 1989, elle a été engagée comme professeur à l'Université du Cap-Breton pour y enseigner la biologie, puis la  Toqwa'tu'kl Kjijitaqnn (PDF 1 Mo, en anglais seulement) / science intégrative, un programme de premier cycle en science, très novateur, qui vive à réunir les modes d'acquisition des connaissances et les savoirs des Autochtones et de la science occidentale. Mme Bartlett a travaillé en étroite collaboration avec des aînés micmacs (en particulier avec Murdena et Albert Marshall), des éducateurs, des organismes communautaires (ex., l'Institut des ressources naturelles Unama'ki) et divers alliés du milieu scientifique pour proposer, puis créer ce remarquable programme. Leur démarche était inspirée par le coapprentissage et les principes de  l'Etuaptmumk / Two-Eyed Seeing ou double perspective (apprendre à voir « le meilleur » dans les deux visions du monde et apprendre à utiliser ces forces ensemble).

    Le programme a reçu une récompense nationale pour l'innovation en matière d'apprentissage autochtone du Conseil canadien sur l'apprentissage en 2008.  Mme Bartlett a aussi élargi la portée du projet éducatif sur la science intégrative pour en faire une recherche en science et santé, des utilisations pratiques et de la sensibilisation auprès des jeunes, grâce au financement obtenu des IRSC, du CRSH, du CRSNG, des CRC et d'autres sources.

    Elle a été nommée membre de l'Ordre du Canada en décembre 2011 pour ses réalisations en lien avec la science intégrative; elle a aussi été titulaire d'une chaire de recherche du Canada de niveau 1 en science intégrative à l'Université du Cap-Breton de 2002 à 2012. La science intégrative et la double perspective (Two-Eyed Seeing) ont été décrites dans le rapport « Investing in Canada's Future – Strengthening the Foundations of Canadian Research », soumis au gouvernement du Canada en 2017; ce rapport présente les conclusions d'un examen scientifique approfondi mené par un groupe d'experts.

    Au fil des ans, Mme Bartlett a été invitée à prendre la parole lors de centaines d'événements au Canada pour parler de la science intégrative et de la double perspective, souvent conjointement avec les aînés Murdena et Albert Marshall.

Créer des cercles de collaboration : explorer des pistes de collaboration efficaces entre les galeries, les bibliothèques, les archives, les musées et les peuples et communautés autochtones

Cette présentation traitera d'un projet de recherche collaborative en cours visant à trouver des moyens efficaces pour établir des collaborations entre les galeries, les bibliothèques, les archives, les musées et les peuples et communautés autochtones. Ce projet de recherche est le fruit d'une collaboration entre Bibliothèque et Archives Canada et l'Université Dalhousie.

  • La conférenciere : Sandra Toze

    Mme Sandra Toze est professeure adjointe et directrice de l'École de gestion de l'information à l'Université Dalhousie. Ses travaux de recherche portent essentiellement sur trois champs interdisciplinaires évolutifs et interreliés :

    1. l'information collaborative et le traitement des données par des groupes;
    2. le passage à la gouvernance numérique; et
    3. les interactions entre l'information spécifique à l'utilisateur, l'information sociale et l'information mobile.

    Avant d'entreprendre sa carrière universitaire, Mme Toze a œuvré comme professionnelle de l'information dans le secteur financier et dans les services d'information.

  • La conférenciere : Cynthia Boyko

    Cynthia Boyko est analyste de recherche à Bibliothèque et Archives Canada à la division Recherche et politiques stratégiques, un poste qu'elle occupe depuis juin 2017. Mme Boyko possède plus de quatorze ans d'expérience dans la fonction publique; elle a auparavant occupé divers postes au ministère du Patrimoine canadien. Avant de se joindre à Patrimoine canadien, elle a travaillé pour Affaires mondiales et le Sénat du Canada. Elle détient une maîtrise en littérature anglaise et un baccalauréat spécialisé en littérature anglaise et en communication de masse. Elle possède également un diplôme en tant que Certified Professional Co-Active Coach.

Reconnaissance et prise en compte les droits des Autochtones du CNVR

Cette allocution examine plusieurs projets visant à retracer le destin des enfants autochtones disparus en s'appuyant sur les dossiers du CNVR.

  • Le conférencier : Raymond Frogner

    Raymond Frogner a œuvré comme archiviste professionnel pendant dix-huit ans. Il possède une maîtrise en archivistique de l'Université de la Colombie-Britannique et une maîtrise en histoire de l'Université de Victoria. Il a rédigé les lignes directrices sur l'acquisition des archives privées pour les Archives de l'Université de l'Alberta et donné des conférences sur la relation entre l'identité autochtone et les documents d'archives. Il a publié plusieurs articles sur des documents de provenance autochtone et la valeur archivistique. 

  • La conférenciere : Morning Star Padilla

    Morning Star Padilla (Diné/Apache) est actuellement bibliothécaire des Services autochtones à l'Université Dalhousie. Elle détient une maîtrise ès arts en développement communautaire de l'Université Clark ainsi que des maîtrises en archivistique et en bibliothéconomie et science de l'information de l'Université de la Colombie-Britannique. Elle possède de l'expérience de la recherche en sciences sociales, de la mobilisation communautaire ainsi que des réclamations liées aux langues et aux propriétés culturelles et intellectuelles autochtones.

  • La conférenciere : Elaine MacInnis

    Elaine MacInnis, bibliothécaire universitaire associée aux services des bibliothèques à l'Université Dalhousie, y est également à la tête de la bibliothèque MacRae. Auparavant, elle a été bibliothécaire universitaire au Collège d'agriculture de la Nouvelle-Écosse, jusqu'à la fusion de ce dernier avec l'Université Dalhousie en 2012. Mme MacInnis a occupé des postes de direction au conseil d'administration de Novanet et au Conseil des bibliothèques universitaires de l'Atlantique. En tant que bibliothécaire universitaire associée aux services des bibliothèques, elle assure la coordination avec le personnel des bibliothèques de l'Université Dalhousie en matière de services de référence avancés, de services d'accès, d'outils de recherche et de référence, de livraison de documents, d'évaluation des bibliothèques, de stages et de droit d'auteur. Dernièrement se sont ajoutés à son portfolio les services liés aux Autochtones, et elle a participé à un groupe de travail axé sur la mise en place du National Centre for Truth and Reconciliation Hub (carrefour du centre national pour la vérité et réconciliation) et sur l'élaboration de son modèle de service pour les bibliothèques de l'Université Dalhousie.

Les légendes de Glooscap, les histoires orales et la chronologie de notre mémoire culturelle

En nous intéressant à l'histoire orale de nos ancêtres micmacs, nous constatons que ces légendes ne sont pas seulement des histoires de mondes imaginaires et fantastiques; elles rappellent des événements qui se sont véritablement passés ici, dans ce qui est aujourd'hui appelé la Nouvelle-Écosse. Nous utilisons les connaissances tirées de ces légendes pour confirmer les découvertes de nombreuses disciplines scientifiques.

  • Le conférencier : Gerald Gloade

    Gerald Gloade est un artiste et un éducateur; il est actuellement responsable de l'élaboration des programmes au Mi'kmawey Debert Cultural Centre. M. Gloade a commencé sa carrière comme graphiste à la Direction des communications et de l'éducation du ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse, il y a plus de 25 ans. Son travail au gouvernement provincial, d'abord centré sur l'enseignement forestier et l'art graphique, a évolué vers le partage de sa culture et de l'histoire des paysages et de l'environnement des Micmacs auprès d'un public de tous âges. En tant qu'artiste, éducateur et conteur micmac, Gerald Gloade guide l'élaboration de programmes destinés aux visiteurs et de programmes éducatifs pour le Centre. Ses histoires et interprétations des légendes de Kluskap, en particulier, ont captivé de nombreux publics. En tant que membre important du groupe de conservateurs, M. Gloade contribue à enrichir notre compréhension des collections, des lieux, des personnes, des coutumes et des événements pour le Centre. Il a grandi et réside toujours dans la communauté de Millbrook avec sa femme Natalie et leurs deux fils, Gerald D. et Kyle.

Projets culturels en cours visant à favoriser l'accès des Autochtones au savoir

Cette présentation décrira le travail réalisé depuis quelques années par l'Institut Beaton dans le but d'accroître la visibilité et l'accessibilité de ses fonds documentaires concernant les Micmacs. Les archives sont une division du département des ressources culturelles de l'Université du Cap-Breton, et à ce titre, elles ont recherché et noué des partenariats afin de soutenir ces efforts, lesquels offrent maintenant une base solide pour les travaux actuels et futurs.

  • La conférenciere : Catherine Arseneau, directrice des ressources culturelles, Université du Cap-Breton

    Catherine Arseneau s'est jointe au personnel de l'Université du Cap-Breton en 2006 à titre de responsable des archives de l'Institut Beaton; depuis 2014, elle est directrice des ressources culturelles, avec le rattachement au département des Presses et de la galerie d'art de l'Université. Avant de travailler à l'Université du Cap-Breton, elle a occupé un poste de gestionnaire du développement des compétences au ministère de l'Éducation de la Nouvelle-Écosse. Mme Arseneau détient une maîtrise ès arts en études sur le Canada atlantique de l'Université Saint Mary's, un baccalauréat en histoire et en musique de l'Université Saint Francis Xavier et un baccalauréat en études communautaires avec concentration en études muséales de l'Université du Cap-Breton. 

Initiatives de préservation et revitalisation des langues et cultures autochtones de BAC

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) s'est engagé à contribuer de manière importante aux efforts de réconciliation entre le gouvernement du Canada et les peuples autochtones. BAC réalise un nombre grandissant d'activités dans le cadre de ses programmes et projets visant à favoriser l'accès au patrimoine des Premières Nations, de la nation métisse et des Inuits, ceci afin de mieux servir ses clients autochtones et tisser des liens avec les communautés. Lors de cette présentation, la conférencière offrira un aperçu des projets en cours à BAC dans la poursuite de ces objectifs, en particulier le projet Écoutez pour entendre nos voix; elle retracera l'évolution du projet, décrira ses objectifs et fera le point sur le travail accompli à ce jour.

  • La conférenciere : Lorna Chisholm

    Lorna Chisholm est l'archiviste principale du projet Écoutez pour entendre nos voix de Bibliothèque et Archives Canada. Elle possède une maîtrise en histoire publique de l'Université Carleton. Elle a travaillé comme spécialiste en recherche historique pendant plusieurs années, incluant deux ans au Musée canadien de la civilisation grâce à une bourse de recherche. Elle a également procédé à l'examen de dossiers pour la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Mme Chisholm s'est jointe au personnel de BAC en 2014, où elle a d'abord été archiviste littéraire (langue anglaise) à la direction des archives privées, avant d'occuper son poste actuel.

  • La conférenciere : Marnie Burnham

    Marnie Burnham est la responsable des services régionaux à Bibliothèque et Archives Canada (BAC). Elle détient un baccalauréat en anthropologie (1992), une maîtrise en archivistique (1996) et un certificat en gestion du secteur public (2014). Mme Burnham a commencé sa carrière à BAC en 1998 en tant qu'archiviste. Elle a ensuite occupé plusieurs postes au sein de l'organisation, notamment celui de gestionnaire du centre de services de la région du Pacifique, de conseillère stratégique au directeur de la direction générale des services au public et de conseillère principale en recherche et politiques stratégiques. Dans ses fonctions actuelles, elle dirige l'équipe d'archivistes et de techniciens qui offrent des services au public dans les bureaux de BAC à Halifax, Winnipeg et Vancouver.

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