Retour sur le redressement à l’égard des Canadiens japonais : conférence sur le 30e anniversaire de l’Entente

Banniere : Conférence sur le 30e anniversaire de l'entente 

Type :
Conférence
Langue :
​En anglais, des services d’interprétation simultanée en français seront offerts
Date :
20 septembre 2018
Heure :
De 19 h à 21 h (ouverture des portes 18 h 30)
Information :

L’Association communautaire japonaise d’Ottawa, en collaboration avec Bibliothèque et Archives Canada, vous invite à une conférence à l’occasion du 30e anniversaire de l’Entente de redressement à l’égard des Canadiens japonais, un jalon historique dans l’évolution des droits de la personne au Canada.

Il y a 30 ans, l’Association nationale des Canadiens japonais et le gouvernement du Canada signaient l’Entente de redressement, qui reconnaissait officiellement les violations importantes et systémiques des droits de la personne subies par les Canadiens d’origine japonaise durant la Deuxième Guerre mondiale : internement forcé, saisie et liquidation des biens, déportations d’après-guerre. L’Entente imputait la responsabilité de ces injustices au gouvernement et offrait aux personnes touchées des indemnités de recours symboliques.  Elle a ouvert la voie à la réconciliation et au redressement pour d’autres communautés. Pour en savoir plus sur l’histoire des Canadiens d’origine japonaise.

La conférence sur le 30e anniversaire de l’Entente vise à rappeler l’expérience vécue en temps de guerre par les Canadiens japonais, ainsi que leur long combat pour obtenir réparation pour les torts subis. Elle examinera le rôle crucial qu’a joué Bibliothèque et Archives Canada en donnant accès aux archives qui ont servi à démontrer les actes répréhensibles commis par le gouvernement canadien. L’événement se tournera aussi vers l’avenir, dans l’espoir de bâtir de nouvelles alliances pour faire progresser le changement et les droits de la personne au Canada. 

Pour en savoir plus, consultez les biographies des conférenciers ci-dessous, ou écrivez à bac.invitation.lac@canada.ca.

Endroit :
Bibliothèque et Archives Canada
Salle Alfred-Pellan, 2e étage
Adresse :
395, rue Wellington
Ville :
Ottawa (Ontario)
Obligatoire :

Biographies des conférenciers

  • Sachiko Okuda, présidente de l’Association communautaire japonaise d’Ottawa, coanimatrice de la conférence

    Sachiko Okuda est une Canadienne japonaise de troisième génération dont les parents, Hiroshi Okuda et Shima Umemoto, ont été respectivement internés aux camps de Tashme et de Bay Farm.

    Mme Okuda a commencé à s’investir activement dans la communauté japonaise d’Ottawa au printemps 1988, lors du rassemblement tenu sur la colline du Parlement pour le redressement à l’égard des Canadiens japonais. Présidente de l’Association communautaire japonaise d’Ottawa dans les années qui ont suivi l’Entente de redressement, elle a réintégré cette fonction en 2014. Elle contribue depuis plus de 15 ans à Contact Japan, l’émission télévisée locale de la communauté japonaise, et œuvre comme bénévole pour la littératie et la numératie auprès d’adolescents et d’adultes nouvellement arrivés au Canada.

  • Henry Shibata, chirurgien oncologue à la retraite et président fondateur de la Société canadienne d’oncologie chirurgicale, coanimateur de la conférence

    Henry Ryusuke Shibata, M.D., M. Sc., FACS, FRCSC, est né à Vancouver en 1930. Avec sa famille, il a été interné à Lemon Creek, puis déporté à Hiroshima à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Là-bas, avec d’autres Canadiens exilés, la famille a vécu les cruelles épreuves de l’après-guerre.

    Diplômé de la faculté de médecine de l’Université d’Hiroshima en 1955, M. Shibata s’est ensuite consacré à l’étude des séquelles des radiations atomiques sur le corps humain. Il a entrepris une formation de quatre ans en chirurgie aux États-Unis avant de rentrer au Canada, en 1961, pour poursuivre ses études de troisième cycle à l’Hôpital Royal Victoria de Montréal. Devenu membre du personnel du bloc opératoire, il s’est spécialisé en chirurgie oncologique. C’est lui qui a lancé le premier programme de formation dans cette spécialité à l’Université McGill, en 1978.

    En 1988, M. Shibata a fondé la Société canadienne d’oncologie chirurgicale. En 1963, il avait également cofondé le Montreal Academy Club pour aider les chercheurs japonais au postdoctorat à s’adapter à la vie au Canada, ce qui lui a valu une médaille du gouvernement du Japon et un prix d’excellence de l’Université McGill pour l’ensemble de ses réalisations en enseignement.

  • Matt Miwa, membre du conseil d’administration de l’Association communautaire japonaise d’Ottawa et cocréateur du projet Tashme: The Living Archives

    Les collaborateurs Matt Miwa et Julie Tamiko Manning, comédiens professionnels, ont commencé à créer The Tashme Project: The Living Archives en 2009. Cette pièce de théâtre de style documentaire présente les témoignages de vingt Nisei (Canadiens japonais de deuxième génération) des quatre coins du pays. Lue pour la première fois au Powell Street Festival de 2010, Tashme a ensuite été présentée en séance de lecture et en petite production à Toronto, Ottawa et Montréal. En novembre prochain, l’œuvre entamera sa première tournée nationale et passera par Montréal, Toronto, Vancouver et Kitchener-Waterloo. C’est avec plaisir que M. Miwa et Mme Tamiko Manning interprètent cette pièce, qu’ils dédient à l’esprit, à la voix et à la mémoire des Nisei.

  • Julie Tamiko Manning, cocréatrice du projet Tashme: The Living Archives

    Les collaborateurs Matt Miwa et Julie Tamiko Manning, comédiens professionnels, ont commencé à créer The Tashme Project: The Living Archives en 2009. Cette pièce de théâtre de style documentaire présente les témoignages de vingt Nisei (Canadiens japonais de deuxième génération) des quatre coins du pays. Lue pour la première fois au Powell Street Festival de 2010, Tashme a ensuite été présentée en séance de lecture et en petite production à Toronto, Ottawa et Montréal. En novembre prochain, l’œuvre entamera sa première tournée nationale et passera par Montréal, Toronto, Vancouver et Kitchener-Waterloo. C’est avec plaisir que M. Miwa et Mme Tamiko Manning interprètent cette pièce, qu’ils dédient à l’esprit, à la voix et à la mémoire des Nisei.

  • Melisa Kamibayashi-Staples, membre du conseil d’administration de l’Association communautaire japonaise d’Ottawa, modératrice de la conférence

    Melisa Kamibayashi-Staples est une Canadienne japonaise de troisième génération dont les parents ont lutté pour le redressement à l’égard des Canadiens japonais dans les années 1980, influençant durablement son sentiment d’identité et d’appartenance à sa communauté. À l’Université Queen’s, elle a consacré sa thèse de spécialisation à l’identité canadienne japonaise. Une fois diplômée, elle a participé au programme d’échange et d’enseignement Japan Exchange and Teaching à Oita, au Japon. Elle a étudié le taiko (tambour japonais), un instrument dont elle a joué pendant plus de dix ans lors de spectacles au Japon et au Canada. Elle a également travaillé au pavillon du Canada à l’Exposition universelle de 2005 à Aichi, au Japon.

    Mme Kamibayashi-Staples a siégé au conseil de l’Association communautaire japonaise d’Ottawa, du Centre culturel japonais d’Ottawa et de la Société du Mois du patrimoine asiatique d’Ottawa, sans compter qu’elle collabore depuis 1997 à Contact Japan, l’émission télévisée locale de la communauté japonaise. Elle travaille maintenant au Conseil des arts du Canada et croit fermement que l’art possède le pouvoir de créer des liens en nous permettant de raconter notre histoire à notre manière.

  • Art Miki, interné à Sainte-Agathe (Manitoba), ancien président de l’Association nationale des Canadiens japonais (NAJC), stratège en chef et négociateur pour le redressement à l’égard des Canadiens japonais

    Arthur K. Miki, C.M., O.M., a mené une brillante carrière d’éducateur et de militant communautaire. Né en Colombie-Britannique en 1932, il était au nombre des 22 000 Canadiens d’origine japonaise déplacés et internés pendant la Deuxième Guerre mondiale. Sa famille, forcée de quitter son exploitation fruitière de six hectares près de Vancouver, a été réinstallée à Sainte-Agathe, au Manitoba, dans un abri sans isolation qu’elle a dû partager avec d’autres familles.

    M. Miki a d’abord enseigné à l’école élémentaire avant d’être directeur d’école pendant 18 ans. Tout au long de sa carrière, il a œuvré en faveur de bonnes relations raciales et sensibilisé les Canadiens aux questions touchant les droits de la personne.

    Président de l’Association nationale des Canadiens japonais de 1984 à 1992, il a mené les négociations qui ont débouché sur la signature de l’Entente de redressement à l’égard des Canadiens japonais le 22 septembre 1988.

  • Anne Scotton, première directrice générale du Secrétariat du redressement pour les Canadiens japonais

    De 1986 à 1988, Anne Scotton a joué un rôle essentiel en tant que représentante du Canada pendant la négociation de l’Entente de redressement à l’égard des Canadiens japonais. Au moment de la mise en œuvre de cette entente, à titre de première directrice générale du Secrétariat du redressement pour les Canadiens japonais, elle était à la tête d’une équipe travaillant en étroite collaboration avec l’Association nationale des Canadiens japonais et les Canadiens japonais des quatre coins du pays, dans le but d’entrer en contact avec toutes les personnes admissibles à des paiements de réparation.

    Plus tard, Mme Scotton est devenue directrice générale du Secrétariat des affaires multiculturelles et a travaillé à la Fondation canadienne des relations raciales. Elle est maintenant directrice générale de Services aux Autochtones Canada pour la région de l’Ontario.

    Mme Scotton a servi sa communauté locale en tant que présidente de la Société de l’aide à l’enfance d’Ottawa-Carleton, membre du conseil d’administration et présidente du comité de direction du Conseil scolaire d’Ottawa et présidente de la Glebe Community Association. Elle est actuellement vice-présidente du conseil d’administration du Glebe Centre, un établissement de soins de longue durée.

  • Gabrielle Nishiguchi, archiviste, Division des archives gouvernementales, Bibliothèque et Archives Canada

    L’archiviste Gabrielle Nishiguchi travaille à la Division des archives gouvernementales de Bibliothèque et Archives Canada. Elle a pris la parole sur le lien entre droits de la personne et utilisation d’archives à la Conférence internationale de Table ronde des archives tenue au Cap, en Afrique du Sud, ainsi qu’au Congrès de l’Association canadienne des archivistes.

    Mme Nishiguchi a été consultante historique pour le documentaire Throwaway Citizens de la CBC sur de la déportation des Canadiens japonais en 1946, un sujet auquel elle s’intéresse toujours. Elle a également participé à l’étude menée par Price Waterhouse sur les pertes financières des Canadiens japonais entre 1941 et 1949 (Economic losses of Japanese Canadians after 1941), dont les informations financières ont été tirées des registres du Bureau du séquestre des biens ennemis conservés par Bibliothèque et Archives Canada. L’estimation de Price Waterhouse, qui chiffrait ces pertes à 443 millions de dollars (en dollars de 1986), a servi à l’Association nationale des Canadiens japonais pour sa campagne de redressement historique. La participation de Mme Nishiguchi à cette étude lui a ouvert les yeux sur l’importance des archives, à la fois comme preuves et comme outils de guérison.

  • Ted Itani, interné à Hastings Park, East Lillooet et Greenwood (Colombie-Britannique), ancien militaire et travailleur humanitaire

    Tetsuo Theodore Itani, C.M., O.M.M., C.D., est un Canadien japonais de troisième génération. En 1942, sa famille et lui ont été expulsés de force de leur maison d’Ucluelet, sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique. Ils ont d’abord été envoyés au bâtiment d’élevage du parc Hastings, à Vancouver, puis à East Lillooet, à l’intérieur des terres.

    Après la guerre, M. Itani s’est engagé dans les cadets avant de devenir officier au sein de l’Armée canadienne. Au cours de ses 37 ans de carrière militaire, il a participé à des missions de paix, d’aide humanitaire et de secours aux réfugiés dans le monde entier. Il a été témoin expert au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie et a participé à l’étude sur les mines terrestres antipersonnel du Comité international de la Croix-Rouge, qui a mené à la Convention d’Ottawa en 1997.

    Après sa retraite de la vie militaire, M. Itani a collaboré à des opérations de relèvement et de secours aux sinistrés à la suite de catastrophes naturelles au Pakistan et au Sri Lanka, tout en enseignant au Centre Pearson pour le maintien de la paix. Il est toujours bénévole pour la Croix-Rouge canadienne, divers ONG et des établissements universitaires.

  • Andrew Cardozo, ancien directeur général du Conseil ethnoculturel du Canada

    Andrew Cardozo est président du Centre Pearson pour des politiques progressistes, un important cercle de réflexion innovateur au Canada. Il est également professeur auxiliaire à l’Université Carleton et chroniqueur au Hill Times d’Ottawa. Directeur général du Conseil ethnoculturel du Canada pendant l’élaboration de l’Entente de redressement à l’égard des Canadiens japonais, il a négocié avec le gouvernement et joué un rôle actif dans le ralliement d’autres groupes ethnoculturels à la campagne. Il a en outre été conseiller au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) et a travaillé au cabinet du ministre du Multiculturalisme et de la Citoyenneté au début des années 1980.

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Cet  événement est financé en partie par le fonds de développement communautaire de la National Association of Japanese Canadian

 

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