Collections et fonds – 5107060

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  • Notice descriptive – Brève
    Titre :
    Fonds Dave Heath [document iconographique, document textuel].
    Niveau hiérarchique :
    Fonds / Collection
    Référence :
    R8312-0-0-F.
    Genre de documents :
    Art, Documents photographiques, Documents textuels
    Trouvé dans :
    Archives / Collections et Fonds
    No d’identification :
    5107060
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  • Fonds / Collection comprend :
    5 description(s) de niveau inférieur
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    Date(s) :
    1974-2016.
    Équivalent bilingue :
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    Lieu de création :
    Ontario
    Étendue :
    225 journaux illustrés de photographies (env. 13,5 m de documents textuels, env. 38 000 photographies) : coul., n&b.
    Langue du document :
    Francais
    Portée et contenu :
    Le fonds se compose de 225 albums, prenant la forme de journaux illustrés de photographies qui documentent les activités et les projets du photographe Dave Heath entre le 1er janvier 1974 et le 23 février 2016. Chaque journal couvre une période variant d¿un mois à plusieurs années. Les dix premiers sont plus grands que les autres; l¿auteur leur a donné un titre alors que le reste de la collection n¿en a pas. Le dernier journal (du 1er décembre 2015 au 23 février 2016) est inachevé. Une boîte contient environ 223 feuilles volantes (8,5 x 11 po), imprimées pour être ajoutées au volume 225. Le volume 224 est un grand livre de 7 x 9 po, qui relate le voyage de Heath à New York en 2000.

    Les journaux sont rangés dans des boîtes individuelles et classés par ordre chronologique, avec des inscriptions de longueurs variables. Ils se composent en moyenne de 71 % d¿¿uvres photographiques de David Heath, de 21 % de reproductions tirées de livres ou de magazines et de 8 % de textes rédigés par Heath.

    Vus de l¿extérieur, les journaux semblent identiques avec leur couverture noire, plus grande que le dos du livre. Ils sont remplis d¿images disposées de manière précise sur divers supports. Certains débutent par un texte, d¿autres par une coupure de journal, de livre ou de magazine, une gravure, une photographie historique ou une photo prise par Heath lui-même.

    Composées à partir de ses inspirations, de ses instincts créatifs et de ses réflexions sur des thématiques qui lui sont chères, les pages de ces journaux abordent par l¿image ou le texte un éventail de sujets. Heath se questionne sur son identité en tant qu¿expatrié américain vivant à Toronto, sur la ville, la vie urbaine et sa condition d¿artiste au Canada. Il s¿inspire aussi de son histoire personnelle : la perte de sa famille, le fait d¿avoir été abandonné et son identité juive. Sa prédisposition à subir des périodes de profonde dépression, son désir de créer des ¿uvres d¿art, de transmettre ses connaissances et d¿inspirer d¿autres personnes grâce à l¿art et à l¿enseignement, son anxiété par rapport à ses relations avec les femmes, tout cela est abondamment traité.

    « Je me suis dit que si je commençais à mettre mes réflexions par écrit, je pourrais, dans à peu près 10 ans, les reprendre et les organiser en un traité théorique sur le langage de la photographie. » (David Heath, traduction d¿un extrait du journal no 1)

    Au début, Heath utilise les journaux pour présenter et organiser ses réflexions sur la photographie. Avec le temps, il se met à écrire, recueillir et classer de manière compulsive les pensées, idées, convictions, peurs, rêves ou désirs qui lui viennent en dormant ou lorsqu¿il est éveillé.

    La présentation finale de chaque journal est technique, planifiée; l¿agencement des images et des textes est aussi rigoureux que pour un film. Heath aime jouer avec la juxtaposition d¿images et les photomontages. Dans l¿ensemble, ses journaux sont, comme il le souhaitait, une voix témoignant de son époque, un portrait culturel, un croquis d¿une époque et d¿un lieu.

    Les journaux fournissent à Heath une trame autoconstructive à sa vie, qui rappelle l¿obsession de Peter Beard pour les documents éphémères et la confection de journaux (décrite par Heath dans le journal no 125). Ils nous offrent un rare aperçu du processus de création vu par l¿artiste. La psyché de Heath nous est révélée, et la difficulté de bâtir et de poursuivre une carrière vouée à la création se manifeste de manière brillante et prophétique.

    Un artiste, un élève de Heath, ou quiconque ¿uvre dans le domaine artistique trouvera dans ces journaux une source inestimable de réflexion sur l¿artiste dans la société, sur la muse créatrice et sur le difficile équilibre que tout artiste doit maintenir entre le désir de créer et la nécessité de gagner sa vie. Les journaux nous font entrer dans la vie de David Heath, le photographe, à une époque où il ne produisait et n¿exposait plus beaucoup de photographies.

    Au cours des 40 années que couvrent les journaux, Heath devient un créateur de journal compulsif, et son obsession pour les journaux et la photographie Polaroid devient son art et sa passion. Incapable de s¿en tenir à une seule photographie, Heath se consacre à l¿exploration du potentiel expressif des regroupements d¿images interreliées, utilisant plusieurs médias et formes visuelles.

    Sa première maquette, intitulée 3, est constituée de trois photographies distinctes, vaguement reliées conceptuellement et visuellement. Heath la décrit comme « une tentative pour ressentir quelque chose à propos des formes de relation entre les images » (Dave¿s Story, par William S. Johnson). La disposition des images sur les pages et la manière complexe de relier entre elles les pages successives font partie du concept de style utilisé par Heath. Si son intérêt pour le collage l¿amène à façonner de grandes images à partir de plusieurs images individuelles entremêlées, son principal objectif est de juxtaposer des images placées dans un certain ordre.

    Même si les journaux sont beaucoup tournés vers leur auteur, ils offrent un bon aperçu de l¿histoire culturelle sur une période de quarante ans. Heath commence souvent par décrire les événements faisant l¿actualité à Ryerson et dans la ville de Toronto ou ailleurs au Canada, ainsi qu¿aux États-Unis, surtout à New York. Il s¿intéresse en particulier au monde de l¿art, aux vernissages dans les musées, aux politiques d¿exposition et à l¿enseignement de l¿art photographique en milieu universitaire. Il éprouve à l¿évidence des difficultés avec la vie qu¿il a choisie et les décisions qu¿il a prises et qui le guident, mais qui le hantent aussi, comme celle de résider et de travailler au Canada.

    La collection de livres d¿artistes créés par Heath témoigne de sa perpétuelle quête d¿identité, grâce à un procédé photographique normalement associé à un photographe amateur. Heath immortalise les événements de la vie quotidienne à l¿aide de son Polaroid SX-70 et, par des montages, il juxtapose des images et des textes en une suite de réflexions, d¿explorations et d¿interrogations sur le monde qui l¿entoure et sur ses visions intérieures.

    Malgré son apparente naïveté, Heath est loin d¿être un photographe amateur; il se sert du média pour dégager les moments ordinaires et troublants de la vie à travers le regard d¿un photographe. Heath documente inlassablement tout ce qu¿il voit, puis il combine les images Polaroid avec des documents éphémères, des images provenant de sources secondaires, des réflexions et des dialogues intérieurs, des souvenirs d¿activités ou le retour à un thème récurrent. Tous ces éléments forment une narration visuelle, un portrait culturel et un legs de réflexions et de questionnements.

    Les journaux ne sont pas conçus comme des documents individuels; ils forment plutôt un ensemble qui se déploie dans une unité de présentation, de composition et d¿allure générale. Ils ouvrent une fenêtre sur la psyché de l¿artiste, mais sont d¿abord conçus comme des ¿uvres d¿art.
    Créateur / Provenance :
    Biographie/Histoire administrative :
    David Heath est né à Philadelphie, en Pennsylvanie, le 27 juin 1931. Il devient résident permanent au Canada en 1970 et obtient la citoyenneté canadienne en 2014. Heath s¿adonne à la photo à partir de la fin des années 1940; en 1959, il étudie la photographie et exerce le métier de photographe à New York.

    À l¿instar de Walker Evans, un des artistes qu¿il admire le plus, David Heath documente inlassablement la vie quotidienne dans l¿intention de produire une étude graphique et contemplative de la condition humaine et de sa propre condition. Heath est particulièrement influencé par W. Eugene Smith, qui lui a enseigné à New York, ainsi que par Edward Steichen et Robert Frank, qui l¿ont encouragé à poser sa candidature à la bourse Guggenheim. Il reçoit deux bourses Guggenheim en 1963 et en 1964 pour réaliser des études photographiques de la condition humaine aux États-Unis.

    David Heath est un photographe de renommée internationale, surtout connu pour son ouvrage photographique A Dialogue With Solitude, publié une première fois en 1961 et réédité par Lumiere Press en 2000 et en 2002, dans une édition en héliogravure préfacée par Robert Frank. Hugh Edwards, conservateur de la photographie à l¿Art Institute de Chicago, qualifie A Dialogue With Solitude « d¿autoportrait dans lequel l¿artiste lui-même n¿apparaît jamais vraiment ».

    Cet ouvrage est le fruit de plus de dix ans d¿exploration personnelle et de recherche créative menées par Heath pour énoncer sa vision sous forme de poème photographique séquentiel; il témoigne de la capacité des êtres humains à transformer, grâce à l¿art, la misère en beauté, l¿isolement en solitude (Janine Smiter, Musée des beaux-arts du Canada, 16 novembre 1981).

    Après avoir déménagé à Toronto pour enseigner la photographie à l¿Institut polytechnique Ryerson au début des années 1970, Heath expérimente la technologie Polaroid. Il crée une série d¿¿uvres narratives sous le titre Songs of Innocence et commence à utiliser des photographies historiques dans Le Grand album ordinaire (1973) et Ars Moriendi (1980). En 1981, le Musée des beaux-arts du Canada présente une exposition rétrospective de son ¿uvre. Heath prend sa retraite de l¿enseignement en 1997, mais il reste à Toronto.

    En 2001, Heath délaisse le Polaroid pour adopter la photographie numérique et revient à son sujet de prédilection, la photographie de rue, sur les trottoirs de Toronto et de New York. Il publie à compte d¿auteur une sélection d¿¿uvres numériques en couleur dans un livre dédié à Robert Frank, Dave Heath¿s Art Show (2007), où il revisite ses thèmes habituels. C¿est la « déconstruction » et la « réécriture » de l¿¿uvre A Dialogue with Solitude. Edmond Jabès, dans les journaux de Heath, parle de déconstruire le livre pour l¿écrire à nouveau.

    David Heath est mort à Toronto le 27 juin 2016, le jour de son 85e anniversaire. De grands musées d¿Amérique du Nord présentent ses ¿uvres, notamment le Musée des beaux-arts du Canada; le Musée canadien de la photographie contemporaine; le Museum of Modern Art de New York; l¿Art Institute de Chicago; l¿International Museum of Photography de New York; le George Eastman House de New York; le Getty de Los Angeles; le Nelson-Atkins Museum de Kansas City et le Philadelphia Museum of Art. Il a participé à de nombreuses expositions individuelles et collectives, et influencé des générations de jeunes artistes durant ses quelque 20 années d¿enseignement à l¿Université Ryerson de Toronto.
    Instrument de recherche :
    Supports multiples (Électronique) répertoire électronique des journaux par date de production. (90:Ouvert)
    http://data2.archives.ca/pdf/pdf001/p000002343.pdf
    Information additionnelle :
    Historique de la conservation :
    David Heath a fait don des 192 premiers journaux en 2001 (BAN 2001-00994-1). Les 33 autres ont été acquis en 2018 (BAN 2018-00434-4); ils appartenaient à Michael Schreier.
    Source :
    Privé
    No de contrôle reliés :
    1. 2001-00994-1
    2. 2018-00434-4
    3. R8312-0-0-E
  • Conditions d'accès :
    Volume
    R8312
    Volume
    R8312
    Volume
    R8312
    Modalités d'utilisation :
    Droit d¿auteur : succession Dave Heath. Toute consultation ou utilisation des documents doit être autorisée au préalable par la succession.
    Mention : Dave Heath / Bibliothèque et Archives Canada

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