Un visage, un nom - Derrière chaque photo se cache une histoire

Transcription

Un visage, un nom : Derrière chaque photo se cache une histoire

Transcription : Un visage, un nom : Derrière chaque photo se cache une histoire

Durée de la vidéo : 5:00 minutes

(Texte à l'écran : Un visage, un nom : Derrière chaque photo se cache une histoire)

(Texte à l'écran : Imaginez si une communauté entière avait été photographiée, mais jamais identifiée?)

(Texte à l'écran : Comment les nouvelles générations d'Autochtones pourraient-elles en connaître plus sur leur passé…)

Curtis Kuunuaq Konek :
Je m'appelle Curtis Konek. Je vis à Arviat, au Nunavut, et j'ai 28 ans. Arviat est un endroit où les gens parlent l'inuktitut : c'est leur langue. Quand j'ai commencé à participer au projet Un visage, un nom avec Beth Greenhorn, elle m'a demandé de rapporter quelques photos chez moi, pour que je puisse les montrer à mes grands-parents et, possiblement, y identifier d'autres personnes.  

L'aînée Helen Konek, grand-mère de Curtis :
Quand je regarde cette photo, je suis heureuse. Si ces photos n'avaient pas été prises, je ne pourrais pas me souvenir des membres de ma famille. Et ça me rend heureuse de les reconnaître.

(Texte à l'écran : Helen a reçu une photo de la collection de Bibliothèque et Archives Canada, et elle y a reconnu son père. )

Helen :
C'est pour moi?

Curtis :
Oui!

Helen :
Hourras!

Curtis :
Le projet Un visage, un nom rassemble les gens. Il les aide à participer davantage aux activités de la communauté. Nous avons regardé les photos avec Martha pour tenter d'y identifier certains des aînés.

L'aînée Martha Otokala Okutak :
C'est très utile, ce projet. Au début, le gouvernement prenait des photos d'Inuits, et nous ne savions pas à quoi serviraient ces photos de nous. Le projet Un visage, un nom a été créé pour identifier les personnes sur ces photos, et je veux connaître cette information moi aussi.

Beth Greenhorn, gestionnaire de projet à Bibliothèque et Archives Canada :
Bibliothèque et Archives Canada est le dépôt national où sont conservées les collections d'archives présentant de l'importance ou un intérêt particulier pour le pays.

À partir du milieu des années 1800, après l'invention des appareils photo, des employés du gouvernement ont voyagé et vécu au Nunavut, qu'on appelait à l'époque les Territoires du Nord-Ouest. Ils ont photographié les gens qu'ils voyaient, leurs activités quotidiennes, les endroits où ils vivaient. Mais malheureusement, la plupart des Inuits sur ces photos n'ont jamais été identifiés.

(Texte à l'écran : Un visage, un nom a commencé en 2002, dans le cadre d'une collaboration entre le collège Nunavut Sivuniksavut, le gouvernement du Nunavut et Bibliothèque et Archives Canada.)

L'aîné Piita Irniq, ancien commissaire du Nunavut :
Mon nom est Piita; c'est la façon de prononcer Peter chez les Inuits – Peter Irniq. Je suis né sur nos terres, dans un igloo. Et j'ai vécu dans un igloo pendant les 11 premières années de ma vie, jusqu'à ce que je sois placé dans un pensionnat par l'église et le gouvernement canadien, en 1958.

Au début des années 2000, j'ai écrit une lettre à Jack Anawak, qui était alors ministre de la Culture, de la Langue, des Aînés et de la Jeunesse. J'ai dit : je n'en peux plus des écrivains et des photographes du Sud qui désignent seulement les Inuits par des expressions comme « Jack le loucheux » ou « Esquimau non identifié ». Nous devrions commencer à nommer les personnes sur les photos, parce que nous, les Inuits, nous avons aussi des noms!

Beth :
Collaborer avec les citoyens, c'était, et ça reste, la seule façon d'assurer le succès du projet Un visage, un nom.

(Texte à l'écran : Le projet a démarré avec 500 photos d'Inuits prises au Nunavut. )

(Texte à l'écran : Les aînés ont pu identifier 75 % des gens sur ces photos, ce qui a dépassé toutes les attentes.)

Beth :
En mai 2015, le projet Un visage, un nom est devenu un projet national, pour inclure tous les peuples autochtones. Alors vraiment, aujourd'hui, c'est un projet qui continue de générer des conversations entre générations chez les peuples autochtones. Mais il aide aussi le gouvernement du Canada à jouer un rôle dans la réconciliation.

(Texte à l'écran : Le but du gouvernement ouvert est de relier les citoyens avec leur gouvernement et de partager l'information..)

Beth :
L'autre élément important de ce projet, c'était de faire connaître ces photographies entreposées dans des chambres fortes depuis des décennies, et de les rendre accessibles aux communautés pour qu'elles puissent avoir cette information sur leur histoire, grâce à leurs aînés. Et de pouvoir mieux connaître les peuples autochtones…je pense que cela fera de nous un pays plus riche et encore meilleur.

(Texte à l'écran : À ce jour, le projet Un visage, un nom a permis d'identifier plus de 3 000 personnes provenant des Premières Nations, des Inuits et de la Nation métisse, des lieux et des événements partout au Canada.)

Piita :
Nous devons considérer ce projet comme l'un des plus importants de l'histoire du Canada. Il a un passé, il a un présent, et il a aussi un avenir.

(Texte à l'écran : Pour en savoir plus sur Un visage, un nom : www.bac-lac.gc.ca)
(Texte à l'écran : Facebook : @visage.nom Twitter : @visage_nom)
(Texte à l'écran : Pour en savoir plus sur le gouvernement ouvert : ouvert.canada.ca)

Le mot-symbole « Canada » s'affiche sur un fond noir.

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