Les OVNIs à BAC : l’Incident de Falcon Lake – Partie 1

Dessin en noir et blanc d’un engin qui ressemble à une soucoupe volante. De nombreuses notes, mesures et dimensions sont également indiqués. 053 : Les OVNIs à BAC : l’Incident de Falcon Lake – Partie 1
Le 15 mai 2019

Écoutez maintenant [58 Mo, durée : 1:02:13]

Après une matinée de travail en forêt et un dîner léger, Stefan se remet au travail : réduire en éclats la veine de quartz qu’il vient de trouver. Le cacardement de quelques oies à proximité, manifestement effrayées par quelque chose, prend Stefan par surprise. Il lève alors les yeux vers le ciel et voit deux objets lumineux descendre vers lui.

Dans la première partie de cet épisode en deux volets, nous allons vous dévoiler le cas le plus notoire d’apparition d’ovnis au Canada avec l’aide du fils de Stefan Michalak, Stan, et de l’auteur et expert canadien des ovnis, Chris Rutkowski. En outre, Palmiro Campagna, auteur accompli et « habitué » des salles de recherche de BAC, nous fera connaître quelques-uns des nombreux dossiers entourant ce cas.

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Les OVNIs à BAC : l’Incident de Falcon Lake – Partie 1

[Narration]

Josée Arnold (JA) : Bienvenue à « Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire ». Ici Josée Arnold, votre animatrice. Joignez-vous à nous pour découvrir les trésors que recèlent nos collections, pour en savoir plus sur nos nombreux services et pour rencontrer les gens qui acquièrent, protègent et font connaître le patrimoine documentaire du Canada.

Falcon Lake, au Manitoba. Petit village du parc provincial Whiteshell, situé à 150 kilomètres à l’est de Winnipeg. Nous sommes le 20 mai 1967, et le mécanicien et géologue amateur Stefan Michalak se lève tôt pour s’adonner à la prospection de quartz et d’argent, un de ses passe-temps favoris. Après une matinée de travail en forêt et un dîner léger, Stefan se remet au travail : réduire en éclats la veine de quartz qu’il vient de trouver. Le cacardement de quelques oies à proximité, manifestement effrayées par quelque chose, prend Stefan par surprise. Il lève alors les yeux vers le ciel et voit deux objets lumineux descendre vers lui.

Qu’a vu Stefan Michalak et qu’a-t-il fini par toucher? Était-ce un véritable ovni? Un aéronef militaire? Ou s’agissait-il simplement d’un canular bien monté? Dans la première partie de cet épisode en deux volets, nous allons vous dévoiler le cas le plus notoire d’apparition d’ovnis au Canada avec l’aide du fils de Stefan Michalak, Stan, et de l’auteur et expert canadien des ovnis, Chris Rutkowski. En outre, Palmiro Campagna, auteur accompli et « habitué » des salles de recherche de BAC, nous fera connaître quelques-uns des nombreux dossiers entourant ce cas.

[Entrevue]

Chris Rutkowski (CR) : Eh bien, je pense qu’il y a un intérêt durable à l’égard de l’affaire Falcon Lake parce que cela s’est produit dans notre arrière-cour, littéralement dans notre propre arrière-cour. Le fait qu’on n’ait toujours pas trouvé d’explication définitive au fil des ans… Et il est encore possible de retourner à Falcon Lake pour se procurer des souvenirs. Cet endroit est notre propre Roswell. Vous pouvez acheter des tasses ornées de l’ovni de Falcon Lake. Maintenant, un livre a été écrit à ce sujet. L’incident a même fait l’objet d’un reportage à l’émission « Dossier mystère » et à plusieurs autres émissions de télévision. En fait, il figure parmi les principaux cas d’apparition d’ovnis de tous les temps.

Et cet incident s’est produit ici, au Canada. Il a été vécu par une personne ordinaire qui souhaitait tout simplement profiter de la longue fin de semaine de mai. Pourtant, il y a toute cette histoire de débris radioactifs et des efforts déployés par le gouvernement pour nous le cacher. Nous savons que le gouvernement a mené une enquête. Nous savons également que l’armée est intervenue et que les documents concernant cet événement sont accessibles. Nous avons donc tous les éléments d’un bon mystère, sauf que les renseignements le concernant sont accessibles. Ils sont en fait si faciles d’accès que cela explique à mon avis pourquoi il s’agit d’un événement auquel nous pouvons tous participer concrètement. Il est possible de revenir sur les lieux. Nous pouvons même visiter le secteur. Il y a Stan Michalak qui s’exprime ces jours-ci sur ce qui est arrivé à sa famille et sur ce qu’il a vécu lui-même… C’est quelque chose qui est arrivé à des Canadiens ordinaires.

[Narration]

JA : C’était Chris Rutkowski. Chris est un rédacteur et un éducateur scientifique canadien, réputé pour ses recherches et ses enquêtes sur les ovnis. Chris nous parle un peu de l’époque où il étudiait l’astronomie à l’université.

[Entrevue]

CR : Au département d’astronomie, certains professeurs n’étaient pas du tout enchantés par l’idée des ovnis. En fait, ils étaient d’avis que le sujet était tout à fait ridicule et que les gens qui affirmaient avoir vu des ovnis étaient stupides ou se trompaient de quelque manière. Ils n’en étaient pas enchantés et, pourtant, le département recevait constamment des appels téléphoniques de personnes demandant des renseignements sur les ovnis. En fait, certaines personnes signalaient des cas d’apparition d’ovnis au département d’astronomie. Cela ne plaisait pas aux professeurs. En fait, j’étais dans le bureau de mon professeur lorsqu’il a reçu un appel, et j’ai vu qu’il était irrité. Plus tard, j’ai offert de prendre le prochain appel, puisque l’isoloir où j’étudiais se trouvait tout près. De cette façon, il n’aurait pas à s’en occuper.

C’était, d’une certaine façon, un moyen d’être dans les bonnes grâces de mes chargés de cours. Lorsque j’ai commencé à répondre aux appels téléphoniques, j’ai été stupéfait de constater que les interlocuteurs étaient loin d’être atteints de folie. En fait, ils semblaient être tout à fait normaux. Je ne sais pas si cela signifie quelque chose, mais cela indique qu’ils n’inventaient pas ces histoires. Ils ne faisaient que rendre compte honnêtement de choses qu’ils avaient vues ou vécues, et ils étaient curieux de savoir de quoi il s’agissait.

Je me souviens d’être allé dans les régions rurales pour parler à des personnes qui avaient vu des choses étranges dans leur ferme et dans d’autres régions du Manitoba. C’était fascinant pour moi, parce que ces gens avaient vu des choses qui, m’avait-on dit très explicitement, ne pouvaient pas exister, qu’ils se trompaient, et ainsi de suite. Il n’y a aucun doute que je pourrais trouver une explication pour un grand nombre de cas, voire la grande majorité des cas. Toutefois, dans certains cas, j’étais simplement curieux et intrigué par ce qu’ils avaient vécu, parce qu’ils ne semblaient pas avoir vu d’avions, d’étoiles, de boules de feu ou de choses du même genre, c’est-à-dire des choses assez faciles à expliquer dans la grande majorité des cas.

Certains cas étaient déroutants et, en tant que scientifique, je me disais : « Eh bien, voici une énigme scientifique. On me signale des choses qui pourtant ne devraient pas exister. Que faire alors? » Eh bien, je suppose que c’est pour cette raison que, au fil des ans, je suis devenu la personne-ressource de choix pour signaler des ovnis.

[Narration]

JA : Chris, auteur de nombreux livres, dont The Big Book of UFOs, est considéré comme l’expert canadien des ovnis, et il a même déjà été surnommé le Fox Mulder canadien, par allusion au personnage fictif de l’émission Aux frontières du réel. Nous avons demandé à Chris si cette description le représente bien. En fait, quel est son titre officiel?

[Entrevue]

CR : Je présume que mon titre officiel est celui de rédacteur scientifique. Bien que ma spécialité, je suppose, englobe tout ce que l’on croise hors des sentiers battus...

[Narration]

JA : Chris avoue qu’il se spécialise dans tout ce que l’on croise hors des sentiers battus, qu’il est un rédacteur de l’étrange. On vient à lui pour lui raconter non seulement des histoires d’ovnis, mais aussi des témoignages d’observation de Bigfoot, de monstres des lacs et même de fantômes. Croyez-le ou non, la plupart de ces signalements – du moins ceux concernant l’apparition d’un ovni – finissent par aboutir à Bibliothèque et Archives Canada. Ils sont recueillis et archivés en vue d’une utilisation éventuelle.

Nous avons demandé à Chris si, dans le cas de ces observations d’ovnis, nous pouvions être en présence d’un phénomène sociologique ou psychologique.

[CR en arrière-plan, sous la narration] … un rédacteur de l’étrange, je suppose. Les gens viennent sans cesse me voir. Pas seulement avec des histoires d’ovnis, mais au début ils venaient me voir avec des histoires de Sasquatch, de monstres des lacs, de fantômes, et ainsi de suite. Je m’intéressais aussi à ces phénomènes, mais, comme je ne pouvais les accepter en raison de l’absence de fondement scientifique, je ne savais pas quoi en faire. Pourtant, on continuait de me les signaler. En fait, ce qui est curieux, c’est que, dans certains cas, en un jour ou deux, les gens se mettaient à signaler à la fois des Sasquatch, des ovnis et des monstres des lacs [rires] dans un petit secteur.

Je pensais qu’ils étaient curieux. Je me suis demandé s’il s’agissait d’un phénomène sociologique ou psychologique. En fait...

[Entrevue]

CR : Voilà en gros ce que je pense des ovnis. S’il ne s’agit pas d’un phénomène physique, il s’agit à tout le moins d’un phénomène sociologique ou psychologique. Dans une certaine mesure, je pense que la science devrait se pencher sur la question, parce qu’elle cache un phénomène réel.

Dans le contexte où les ovnis sont considérés comme un phénomène physique – où nous supposons que les extraterrestres visitent la Terre pour une raison quelconque –, si ce phénomène n’est pas réel, nous pourrions certainement être en présence d’un phénomène culturel où les gens croient que des étrangers viennent sur Terre pour une raison ou une autre. Notre monde est en si piètre état; peut-être les extraterrestres sont-ils ceux qui peuvent résoudre nos problèmes? Dans les années 1950 et 1960, c’était le message transmis par les personnes contactées : les extraterrestres lançaient de sérieux avertissements aux habitants de la Terre parce que nous polluions notre atmosphère, nous étions en guerre les uns contre les autres, et [certains] mouraient de faim dans le monde, alors que les autres avaient de la nourriture en abondance, et ainsi de suite.

C’est encore le message que transmettent les personnes contactées. En fait, il y a une recrudescence du nombre de personnes enlevées et de personnes contactées. Aux conférences sur les ovnis, ces phénomènes ont tendance à éclipser toute recherche scientifique sérieuse, et, ces jours-ci, ils attirent certainement une grande partie de l’attention des médias. Il est donc question d’un phénomène sociologique. Il y a ensuite le phénomène psychologique : certaines personnes éprouvent parfois un sentiment d’insatisfaction et sentent que leur vie ne les mène nulle part. Elles peuvent éprouver le besoin de croire que des êtres lointains les ont choisies, ce qui leur donne l’impression d’avoir une valeur particulière. Qu’elles ont peut-être été choisies pour voir quelque chose… Quelque chose de spécial que personne d’autre ne peut voir. C’est une façon d’accroître notre ego et notre conscience de soi, de croire que nous sommes en présence d’un phénomène psychologique.

Il y a certainement des aspects physiologiques au phénomène psychologique, en ce sens qu’il existe de curieux objets dans le ciel, par exemple des avions utilisés pour faire de la publicité, des drones ou des ballons. Il existe aussi un phénomène appelé autocinésie, qui fait en sorte que la lumière ordinaire semble bouger ou rester immobile, selon notre perspective. N’oublions pas non plus les effets physiologiques qui se produisent dans notre cerveau lorsqu’il y a stimulation des lobes temporaux; nous pouvons alors imaginer que nous voyons des créatures extraterrestres et des objets se déplaçant dans le ciel. De nombreux effets éventuels peuvent laisser croire à des phénomènes d’apparition d’ovnis. Nous ne faisons qu’effleurer le sujet.

JA : Selon votre expérience, quelles sont certaines des idées fausses les plus courantes au sujet de l’ovnilogie?

CR : Eh bien, l’une des idées fausses les plus répandues est que tout cela n’existe pas. À cet égard, nous savons que les ovnis existent, en ce sens que le terme OVNI signifie « objet volant non identifié ». Des objets de ce genre sont périodiquement signalés. Il y a énormément de documentation sur le sujet. Il est certain que les Archives nationales consignent les apparitions d’ovnis de façon très détaillée : le public signale officiellement les apparitions depuis de nombreuses années. Il ne fait aucun doute que les ovnis existent. Mais est-ce qu’il s’agit de la visite de créatures d’un autre monde, d’hallucinations ou d’autre chose? Il s’agit là d’une tout autre question.

Lorsqu’il est question d’ovnis, je pense qu’on songe automatiquement à des extraterrestres. Ce n’est pas nécessairement le cas. Il pourrait s’agir de différentes choses, de phénomènes naturels et ainsi de suite. C’est certainement une conclusion à laquelle nous avons tendance à sauter automatiquement. Le public présume aussi que le nombre de signalements d’apparitions d’ovnis a baissé. On n’en entend plus autant parler que dans les années 1960 et 1970, par exemple.

Ce qui est curieux, c’est que, à la fin des années 1980, alors que je continuais à m’intéresser aux ovnis, j’ai entrepris une étude nationale sur l’apparition d’ovnis au Canada, intitulée Canadian UFO Survey. Dans le cadre de cette enquête, j’ai demandé l’aide de collègues et d’institutions de partout au Canada pour trouver des rapports de signalement d’ovnis qui auraient été déposés officiellement, dans le but de mieux cerner le nombre de cas réellement survenus au Canada. Les soucoupes volantes sont-elles plus fréquentes au Québec qu’en Saskatchewan, ou vice versa? Pourquoi une province plutôt qu’une autre?

J’ai mené l’enquête et j’ai recueilli les données. En 1989, nous avons produit notre premier rapport d’étude, qui a révélé que de 140 à 150 cas avaient été signalés au Canada. Ces cas avaient été signalés non seulement au Conseil national de recherches, mais aussi à des institutions privées, à la police, et ainsi de suite. Curieusement, ce nombre augmente de façon assez soutenue depuis...

[Narration]

JA : Chris poursuit en disant que, chaque année au Canada, plus de 1 000 personnes signalent l’apparition d’ovnis, ce qui correspond à environ trois apparitions par jour.

[CR en arrière-plan, sous la narration] au point où il y a probablement environ 1 000 signalements d’ovnis au Canada chaque année, soit plus de trois par jour, ce qui n’est pas mal du tout. Ces résultats laissent croire que le public est encore témoin d’un phénomène qui se produit régulièrement.

[Entrevue]

CR : La plupart des cas peuvent être expliqués. Et, pourtant, il y a ce pourcentage résiduel chaque année, de l’ordre de 0,2, 0,3, 0,4 ou 0,5 pour cent ou quelque chose du genre, qui ne peut pas être expliqué. Cela signifie qu’il ne s’agit pas nécessairement d’avions, d’étoiles, de boules de feu et ainsi de suite, mais nous ne savons pas exactement ce qu’ils représentent. Nous ne disons pas qu’il s’agit de visites d’extraterrestres. Tout ce que nous pouvons dire, c’est que ce sont des cas fascinants qui ne semblent pas avoir d’explications simples et ordinaires.

[Narration]

JA : L’incident de Falcon Lake fait partie de ces cas fascinants qu’il est impossible d’expliquer. Mais, avant d’entrer dans le vif du sujet, nous voulions demander à Chris si les attitudes de la population à l’égard des ovnis avaient changé depuis les années 1960 et 1970.

[Entrevue]

CR : Je pense que la population est plus ouverte à l’idée de parler de ce phénomène. L’astronome Josef Allen Hynek – que l’on a décrit comme le grand-père de l’ovnilogie – a parlé du « rideau du ridicule » qui se levait lentement et du fait que ce phénomène est pris au sérieux tant que l’on parle de la nature factuelle des ovnis de manière scientifique. Mais dès que l’on s’aventure dans des notions fantaisistes, les regards commencent à prendre un air absent. C’est certainement le point de vue de la communauté scientifique : il n’y a vraiment rien d’intéressant dans les ovnis, et tout cela est insensé et absurde.

Du même coup, bon nombre des critiques virulentes au sujet des ovnis sont formulées par des scientifiques qui n’ont pas vraiment examiné beaucoup de cas d’apparitions. En fait, Carl Sagan a rarement examiné des cas d’apparition d’ovnis. Mais il a été le premier à dire que l’examen de ces cas ne pouvait révéler aucun lien avec la science. Je suis généralement en désaccord avec ce point de vue. Je pense que – même si l’ovnilogie elle-même n’est pas une science – la méthodologie scientifique peut y être appliquée afin d’essayer de comprendre en quoi consistent vraiment les apparitions. Nous pourrons ainsi expliquer de nombreux cas. En outre, nous pourrons en apprendre énormément sur la nature humaine. Encore une fois, pour revenir aux aspects psychologiques et sociologiques, s’il n’y a rien de physique que nous puissions trouver, pourquoi continuons-nous de signaler des ovnis après toutes ces années, alors qu’on nous dit que tout cela n’existe pas? Je pense qu’à l’heure actuelle il y a une nouvelle vague d’intérêt pour les ovnis parce que certains organismes prétendent qu’ils détiennent finalement des renseignements concrets. Il existe des rapports et des entrevues avec des pilotes ayant affirmé avoir vu des ovnis. Ces pilotes ont eu des rencontres avec des ovnis qui ne se comportaient comme aucun des aéronefs militaires qu’ils avaient vus. Que faire de ces cas, mis à part les étudier en utilisant une méthodologie scientifique rigoureuse pour essayer de comprendre ce qui se passe vraiment?

Palmiro Campagna (PC) : Nous allons examiner ces cas. Voici un extrait du Winnipeg Free Press de l’année suivant l’incident…

[Narration]

JA : Le chercheur et auteur Palmiro Campagna étudie lui aussi les ovnis et utilise très souvent les ressources de BAC. Ingénieur à la retraite, M. Campagna a travaillé pour le ministère de la Défense nationale et a représenté le Canada à l’OTAN dans le domaine de l’électromagnétisme dans les aéronefs militaires.

[PC en arrière-plan, sous la narration]… Et même ici, on dit que M. Michalak a eu peur quand il a vu l’objet. Le journaliste conclut : « Une réaction naturelle dans les circonstances, n’est-ce pas? » Pourtant, lorsqu’on consulte les documents et qu’on examine la transcription de l’entrevue avec la GRC et ainsi de suite, on constate exactement le contraire, c’est-à-dire qu’il déclare ne pas avoir eu peur du tout. Il a été étonné, oui, surpris, mais il n’a pas eu peur. Je ne vois rien d’irrégulier à cet égard.

Ce sont peut-être les médias qui ont, en quelque sorte, embelli l’histoire et l’ont rendue plus fabuleuse qu’elle ne l’est vraiment. Je ne sais pas, mais c’est l’une des nombreuses incohérences entre ce qui est inscrit dans le compte rendu et ce qui a été signalé.

[Narration]

JA : Nous avons posé la question suivante à M. Campagna : Quelles sont la taille et la portée des fichiers sur les ovnis à BAC?

[Entrevue]

PC : Les dossiers sur les ovnis de BAC sont très volumineux. La plupart sont maintenant en ligne. Vous pouvez ouvrir une session à BAC, et un site précis vous donne accès à certains de ces fichiers. Ils couvrent la période allant d’avant 1950 jusqu’à aujourd’hui, près des années 2000, et ils contiennent tous des dossiers de la GRC, du Conseil national de recherches, du ministère de la Défense nationale, du ministère des Transports, etc.

[Narration]

JA : Le site dont parle M. Campagna est la base de données sur les ovnis du site Web de BAC. Pour le consulter, utilisez l’outil de recherche de notre page d’accueil et saisissez le mot-clé « ovnis ». Vous trouverez le lien vers la base de données en ligne, qui donne accès à plus de 9 000 documents numérisés provenant de notre collection de documents gouvernementaux. Ces documents comprennent des rapports et des enquêtes sur les observations d’ovnis au Canada.

[PC en arrière-plan, sous la narration]… Jetons-y un coup d’œil. Voici mon livre sur le sujet, qui s’appuyait principalement sur ces dossiers. Il y a des reproductions, pas ces deux pages par exemple, mais toutes ces pages, oui. Les dossiers sont interminables et datent de 1950-1951 jusqu’en 1957. Ils décrivent exactement comment les autorités menaient leur enquête sur les ovnis.

[Entrevue]

PC : Donc, oui, les archives regorgent de ce genre de dossiers, et elles sont très, très intéressantes. Bon nombre de dossiers font état de personnes affirmant « avoir vu une lumière dans le ciel », mais les cas comme celui-ci s’y trouvent également et ce sont ceux qui suscitent l’intérêt le plus vif. Oui, les archives sont un excellent endroit pour trouver ce genre de dossiers, à condition que les documents soient remis par les autorités. Autrement, il n’y aurait aucun moyen de connaître l’existence de ces documents ou de savoir quel en est le contenu.

[Narration]

JA : Le fils de Stefan Michalak, Stan, a collaboré avec Chris Rutkowski à la rédaction de leur livre intitulé When They Appeared — Falcon Lake 1967 : The Inside Story of a Close Encounter. L’ouvrage a été publié en 2017, ce qui coïncide avec le 50e anniversaire de l’observation. Nous avons demandé à Stan pourquoi il était important pour lui de raconter l’histoire de son père après toutes ces années.

[Entrevue]

Stan Michalak (SM) : C’est une excellente question. Chris Rutkowski et moi-même avons réalisé que l’année 2017 marquait le 50e anniversaire de l’incident. Le temps passait et nous n’y avions pas accordé tellement d’attention. C’est une histoire dont l’importance est variable et qui connaît des hauts et des bas. Elle est passagère, puis elle disparaît jusqu’à ce qu’un événement en mousse de nouveau la popularité. Il en est ainsi depuis de nombreuses années. L’anniversaire approchait, et Chris a finalement conclu : « Nous devons faire quelque chose. »

À Shag Harbour, dans les Maritimes, il est survenu un important incident en 1967. En 2017, les résidents ont organisé toute une célébration pour en souligner le 50e anniversaire. Toutes sortes d’activités étaient organisées. Chris a dit : « Nous devons faire quelque chose. » Lorsque nous en avons parlé, nous avons réalisé que, peu importe les sources, les renseignements étaient incomplets. Que vous recueilliez vos renseignements sur Internet, dans des fichiers ou dans des archives, il semble toujours manquer des éléments de l’histoire ou, pire encore, certains renseignements sont erronés.

Si vous allez sur Internet, par exemple, vous trouverez toutes sortes d’endroits où l’on dit que mon père était soudeur. Non, il ne l’était pas. Qu’il était ingénieur. Non, il ne l’était pas. Et ainsi de suite. Nous nous sommes finalement dit : « Réunissons tous les renseignements dont nous disposons. Réunissons-les en un seul endroit, une fois pour toutes. Restons-en là et nous aurons enfin un livre qui racontera toute l’histoire. » Lorsque je dis « toute l’histoire », je ne parle pas seulement des événements du jour de l’apparition, mais aussi de l’histoire de la famille. C’était ma partie du livre.

Chris a dépoussiéré tous ses documents, et il en a des tonnes. Il s’agit sans doute du cas d’apparition d’ovnis le plus documenté et le plus étudié en Amérique du Nord. Il bat même l’incident de Roswell. Il l’emporte sur tous les incidents célèbres, en raison du nombre imposant d’enquêtes et de documents qui en ont découlé. Chris a passé tous ces documents au peigne fin. C’est devenu sa partie de l’histoire. Au début [de notre livre], nous avons décidé d’inclure le contenu du petit carnet dans lequel mon père avait décrit les événements. Nous y avons ajouté quelques réflexions personnelles. Et nous avons pensé qu’il était temps de clore le dossier après l’avoir rendu le plus complet possible.

[Narration]

JA : Nous avons demandé à Stan comment Chris et lui se sont connus et ont fini par collaborer à la rédaction de leur livre.

[Entrevue]

SM : Chris et moi avons fréquenté la même école primaire. Il était plus âgé que moi d’un an ou deux. Nous n’étions que des garçons en 1967 lorsque cet événement s’est produit. Pour une raison ou une autre, nous avons commencé à nous tenir ensemble au cours des années qui ont suivi…

[Narration]

JA : Stan poursuit en nous expliquant comment, à la suite de l’incident, Chris et lui sont devenus des amis d’enfance à Winnipeg vers la fin des années 1960. Chris était fasciné par cette histoire. Le temps a passé. Stan a fini par s’enrôler dans l’armée, et Chris est entré à l’université.

[SM en arrière-plan, sous la narration]… C’est très difficile. Nous avons essayé de fixer une date, mais sans succès. Je pense que les années 68, 69 et 70 auraient probablement été celles où nous avons commencé à passer du temps ensemble. Nous faisions de la bicyclette et partions à l’aventure.

Pendant ce temps, évidemment, il a été mis au courant de l'histoire parce qu’on en parlait partout dans les journaux. Il était fasciné par cette histoire. Je suppose que le temps a passé. Nous sommes allés à l’école secondaire, puis au collège, à l’université, et ainsi de suite. Je me suis enrôlé dans l’armée.

[Entrevue]

SM :Nous nous sommes retrouvés de nombreuses années plus tard lorsque Chris a terminé ses études à l’Université du Manitoba. Il s’intéressait alors plus que jamais à cette affaire, non pas par curiosité, mais d’un point de vue scientifique et professionnel.

Il avait entrepris beaucoup de travail d’enquête sur les ovnis. Il avait commencé à trouver le sujet fascinant. Comme il est d’abord et avant tout un scientifique, il a vraiment abordé les témoignages en adoptant une méthode différente. Il a davantage eu recours à la méthode scientifique pour examiner les récits d’observation et les étudier. Je pense que c’est ce qui a retenu l’attention de notre famille, parce que, lorsqu’il s’est adressé à nous pour nous parler de cet événement, nous l’avons trouvé très terre à terre, très pragmatique, et tout de lui nous disait : « Donnez-moi des éléments de preuve, montrez-moi, nous avons besoin de preuves, il faut que nous puissions l’expliquer », et ainsi de suite.

Nous l’avons trouvé très sincère dans son approche. Nous avons dit : « Écoutez, si vous voulez mener une enquête, allez-y. Nous ferons ce que vous voulez. Nous vous donnerons ce que vous voulez. Nous ne sommes pas certains de ce que vous allez découvrir et nous ne connaissons pas les raisons pour lesquelles vous allez mener cette enquête, mais donnez-vous-en à cœur joie. » Je crois que ses antécédents polonais ajoutaient une touche agréable, mais il a vraiment poursuivi avec beaucoup de vigueur et d’intensité. En fait, il a présenté et mis en évidence des documents, des discussions et des témoignages qui n’avaient pas été produits au cours de l’enquête initiale.

Cela a vraiment permis de terminer de nombreuses phrases laissées inachevées en 1967 par les enquêteurs. Au fil des années, Chris nous a donné de nombreuses réponses. Il est devenu le dépositaire de tous les documents concernant l’histoire de mon père. Je peux vous dire que ces documents remplissent de nombreuses cuves en plastique de très grande taille. Il a une tonne de documents. Nous, la famille, en avons très peu et c’est très bien ainsi.

[Narration]

JA : Encore une fois, Chris Rutkowski.

[Entrevue]

CR : Eh bien, on m’a demandé à plusieurs reprises d’écrire un livre sur l’affaire de Falcon Lake. John Robert Colombo, l’un des rédacteurs les plus connus du Canada, m’avait demandé de participer à la rédaction d’un ouvrage sur ce sujet. En fait, il a rédigé l’introduction et l’avant-propos de quelques-uns de mes livres. Mais j’avais l’impression qu’il manquait quelque chose. Lorsque je me suis renseigné auprès de certains éditeurs, ils étaient un peu réticents parce qu’il s’agissait d’un livre d’intérêt régional au sujet d’une affaire qui s’était produite au Manitoba.

Je me suis rendu compte qu’il manquait notamment « l’autre voix ». Je connaissais Stan Michalak depuis de nombreuses années. En fait, nous avons grandi ensemble dans la même rue, à Winnipeg. Nous passions du temps ensemble lorsque nous étions jeunes. Nous nous connaissions bien, et j’étais au courant de ce qui était arrivé à son père, du moins d’après les histoires que j’avais entendues lors de mes brèves rencontres avec lui alors que j’étais plus jeune. Je me suis rendu compte que l’une des choses qui manquaient, c’était, en fait, la voix de M. Michalak.

Au fil des ans, j’ai communiqué à plusieurs reprises avec les Michalak et j’ai passé de nombreuses heures chez eux. Lorsque les concepteurs de l’émission « Dossier mystère » ont décidé de présenter le cas dans la série originale, ils m’ont fait venir par avion avec les Michalak, y compris Stan, et ont recréé le décor de la maison des Michalak dans les studios de la NBC. Ils l’ont fait s’asseoir devant la caméra pour raconter son histoire, puis ils m’ont interrogé sur mes réflexions. J’étais fasciné par cette affaire. À l’époque, je savais que c’était un très bon cas. Comme je connaissais personnellement les Michalak, j’ai été ému par cette histoire, bien plus que toute personne qui l’examinait avec impartialité.

Je pouvais mettre mon esprit analytique et ma méthodologie scientifique à contribution pour étudier un cas aussi extraordinaire et remarquable. Comment traiter un cas comme celui-ci? Lorsque Stan est venu me voir pour discuter de la possibilité de publier ce livre à l’occasion du 50e anniversaire de l’expérience vécue par son père, j’ai pensé que ce serait peut-être le meilleur moment de le faire. Et, avec la voix de Stan, il semblait logique de produire un livre qui traitait vraiment de la question et de rétablir certains faits qui avaient été dénaturés avec le temps. La population ne semblait pas connaître toute l’histoire.

Depuis le début, l’un de mes objectifs était de raconter l’histoire de la manière la plus fidèle possible. En fait, c’est l’objectif de tous les livres que j’ai rédigés au fil des ans : essayer d’établir les faits, ce qui se passe réellement, ce qui s’est produit et ce qui est vraiment arrivé au témoin. Je veux savoir quels sont les faits réels afin de pouvoir m’en servir comme point de départ. Ce cas m’offrait tout cela. Lorsque Stan et moi nous sommes réunis pour discuter de la conception de ce livre, nous avons rapidement rassemblé nos idées et découvert en quelques mois que nous avions entre les mains quelque chose qui fascinerait les lecteurs.

[Narration]

JA : Falcon Lake (Manitoba). Le 20 mai 1967.

[Reconstitution]

Stefan Michalak

Il était 5 h 30 du matin quand j’ai quitté le motel et entrepris mon excursion géologique. J’ai pris avec moi un marteau, une carte, une boussole, du papier, un crayon et un peu de nourriture pour passer la journée, et je portais une veste légère pour me protéger contre le froid du matin.

La journée était lumineuse et ensoleillée, et il n’y avait pas un seul nuage dans le ciel. Cette journée s’annonçait ordinaire, mais les événements des six heures suivantes allaient changer ma vie tout entière de manière inimaginable. Je n’oublierai jamais le 20 mai 1967.

[Narration]

JA : Cet extrait ainsi que les autres qui suivront sont tirés du manuscrit de 40 pages de Stefan Michalak intitulé « My Encounter with the UFO », publié en 1967. Ces extraits seront lus par Michel Guenette, employé de BAC.

[Entrevue]

CR : Stefan Michalak aimait collectionner des roches, et il revenait régulièrement dans la région du parc Whiteshell pour trouver des roches intéressantes. Il avait jalonné une concession ou deux et avait découvert des veines de quartz à d’autres occasions. Lors de la longue fin de semaine de mai 1967, il était allé dans la région de Falcon Lake pour poursuivre son travail de prospection dans l’espoir de trouver quelque chose d’intéressant.

SM : Il se rendait à Falcon Lake, un centre de villégiature du parc provincial Whiteshell situé dans le Bouclier canadien. Il y allait souvent. Il savait qu’il y avait de vastes gisements de quartz au nord de la Transcanadienne. Là où vous trouvez du quartz et du granit, vous pouvez trouver de l’or et du nickel. Il a donc entrepris son excursion.

La longue fin de semaine de la fête de la Reine était un prétexte parfait, et il en a profité. Il a fait cette excursion géologique en 1966, lorsque nous sommes arrivés ici, puis encore en 1967, évidemment. Il s’est rendu en forêt. Il a suivi son intuition. Il transportait une carte et une boussole, mais il n’en avait pas besoin parce qu’il savait à peu près où il allait, généralement en direction nord. Il a simplement suivi les rochers. Il s’arrêtait de temps à autre pour observer des formations rocheuses. Il donnait des coups de marteau sur les roches ici et là pour en tirer des éclats. Il ne trouvait rien, mais il poursuivait son chemin. Il est allé de plus en plus loin jusqu’à ce qu’il arrive à un site qu’il aimait, et il y est resté quelque temps.

[Reconstitution]

Stefan Michalak

Pendant que je fragmentais une veine de quartz, j’ai été surpris par le cacardement troublant de plusieurs oies qui se trouvaient encore dans les parages. De toute évidence, quelque chose les avait effrayées bien plus que ma présence au début de la matinée, lorsque j’avais eu droit à de faibles cris de protestation de leur part.

Puis je les ai vus : deux objets en forme de cigare dotés de bosses se trouvaient à peu près à mi-chemin du ciel. Ils semblaient descendre et briller d’une lueur vive de couleur écarlate. Ces « objets » devenaient ovales à mesure qu’ils se rapprochaient du sol.

… Soudain, le plus éloigné des deux objets – de mon point de vue – s’est immobilisé dans les airs, tandis que son compagnon glissait de plus en plus près du sol et a atterri carrément sur le sommet plat d’un rocher situé à environ 50 mètres de moi.

L’« objet » qui s’était immobilisé dans les airs a plané à environ 5 mètres au-dessus de moi pendant environ trois minutes, puis il s’est élevé de nouveau vers le ciel...

… Puis j’ai reporté mon attention sur l’appareil qui avait atterri sur le rocher. Il changeait aussi de couleur, passant du rouge au gris rougeâtre au gris pâle, puis à la couleur de l’acier inoxydable chaud et brillant d’une lueur dorée…

… Après avoir repris mon sang-froid et retrouvé mes sens dans une certaine mesure, j’ai commencé à observer intensément l’appareil. J’étais prêt à enregistrer tout ce qui s’était passé dans mon esprit.

[Entrevue]

SM : Ces deux appareils sont sortis de nulle part. Il les a aperçus dans les airs. Ils planaient. L’un des appareils est descendu un peu et a fini par atterrir sur un affleurement qui se trouvait près de l’endroit où mon père enlevait des éclats des rochers. L’autre est parti comme il est venu. Le premier appareil s’est posé au sol de 40 à 45 minutes, environ. Mon père a donc eu le temps de l’examiner, d’en faire un croquis, de prendre des notes et de rassembler le courage nécessaire pour s’en approcher. Il a d’abord pensé qu’il s’agissait d’une sorte de véhicule d’essai d’origine canadienne ou américaine.

Il a présumé que l’appareil avait des problèmes mécaniques et avait été obligé de se poser à cet endroit. Il s’en est approché. Il a demandé s’il y avait quelqu’un. Il a crié pour savoir s’il y avait quelqu’un à l’intérieur qui avait besoin d’aide. Il l’a examiné, regardé, touché; il était très curieux de savoir ce que c’était.

[Reconstitution]

Stefan Michalak

Je me suis de nouveau approché de l’appareil et je l’ai touché sur le côté. Il était chaud. Il semblait être fait d’un matériau semblable à l’acier. On ne pouvait voir aucun signe de soudure ou de joints. La surface extérieure était hautement polie et ressemblait à du verre coloré où se réfléchissait de la lumière. La lumière du soleil frappait les côtés de l’appareil et dessinait un spectre de couleur sur un fond argenté.

J’ai remarqué que j’avais brûlé le gant que je portais quand j’ai touché le côté de l’appareil.

[Entrevue]

SM : D’un naturel curieux, mon père s’est immédiatement demandé : « Qu’est-ce que ça peut bien être? Qu’est-ce que cet objet fait ici? À quoi ressemble-t-il? Quelle sensation aurais-je à le toucher? » Il était curieux. Sa curiosité a eu raison de lui parce qu’il s’en est approché un peu trop. L’appareil était chaud. Il le voyait. Il a touché l’appareil. Cela a fait fondre les extrémités des gants en caoutchouc qu’il portait. Alors qu’il s’en s’approchait, l’appareil a commencé à pivoter sur place et a décollé, en émettant un jet de gaz qui a atteint mon père à la poitrine, a mis le feu à sa chemise et l’a forcé à reculer.

Tandis que l’appareil poursuivait son décollage, mon père déchirait sa chemise parce qu’elle était en feu. Il l’a piétinée sur le sol. Il a aussi déchiré sa camisole parce qu’elle commençait déjà à être chaude et roussie. Lorsqu’il a levé les yeux, l’appareil avait déjà commencé sa remontée et a disparu en quelques secondes. Il a regardé autour de lui et a piétiné ce qu’il restait du feu dans sa chemise et sa camisole. Quelques minutes voire quelques secondes après avoir vu l’appareil partir et après avoir réussi à éteindre les flammes, il a commencé à se sentir malade.

[Reconstitution]

Stefan Michalak

Pour une raison quelconque, mon désir de prospection s’était réprimé. J’ai décidé de me rendre au lieu d’atterrissage et de faire un examen approfondi de l’endroit où l’appareil s’était posé.

En m’approchant, j’ai eu des nausées et j’ai commencé à avoir mal à la tête. L’endroit où l’appareil avait atterri semblait avoir été nettoyé au balai. Il n’y avait absolument aucun débris sur le rocher. Il n’y avait ni brindilles ni éclats de pierre – rien. Tout avait été empilé en un monticule circulaire d’environ 5 mètres de diamètre et 15 centimètres d’épaisseur.

Pendant que j’examinais l’endroit, mon mal de tête s’aggravait. Les vagues de nausées se sont accentuées et j’ai commencé à avoir des sueurs froides.

Je savais que j’avais vécu un événement tout à fait contre nature, et, apparemment, celui-ci influait négativement sur mon organisme.

[Narration]

JA : Stefan Michalak s’est rendu compte qu’il était blessé et qu’il devait quitter les lieux le plus rapidement possible.

[Entrevue]

SM : Il a pris tout ce qu’il a pu. Il a laissé beaucoup de choses derrière lui, mais il a pris une veste. Il l’a mise sur sa poitrine, parce que, évidemment, il n’avait plus de chemise. Il s’est protégé avec sa veste et, essentiellement, il a tenté de suivre la même direction qu’il avait empruntée plus tôt sans utiliser sa boussole ni sa carte. Il s’est tout simplement orienté à l’estimé.

Il se trouve qu’il est sorti sur l’autoroute à une distance considérable à l’ouest de l’endroit où il était entré. Il avait mal évalué le retour. Manifestement, il était malade. Il s’est arrêté plusieurs fois pour vomir et s’asperger le visage d’eau et essayer d’atténuer la sensation de chaleur, les nausées et les étourdissements. Il est sorti sur l’autoroute à une bonne distance des barrières principales de Falcon Lake et du parc, et il s’est rendu compte qu’il était loin de sa destination et qu’il devait revenir à pied. C’est ce qu’il a fait. Il a hélé une voiture de patrouille de la GRC qui se trouvait sur l’autoroute. L’agent et lui ont eu une conversation très intéressante. Il ne voulait pas que l’agent l’approche de trop près. Il se sentait malade, et qui sait de quelle maladie il s’agissait? L’agent de la GRC pourrait-il la contracter? Avait-il été irradié?

Il n’avait aucun moyen de le savoir. L’agent était très sceptique, et c’est ce qui se dégage de son rapport. Mon père est retourné au motel de Falcon Lake, où il séjournait. Il a rassemblé ses affaires, a appelé la maison et a attendu l’autobus parce qu’il s’était rendu à Falcon Lake en autobus Greyhound.

CR : Eh bien, il a fini par retrouver son chemin vers la civilisation. Il est retourné à son hôtel, a appelé ses proches et a pris des dispositions pour qu’ils le rencontrent à Winnipeg. Il a pris l’autobus pour revenir à Winnipeg, où il a été traité à l’hôpital Misericordia pour des brûlures au premier degré avant d’obtenir son congé. [Il] n’a pas parlé de la soucoupe volante au personnel médical de l’hôpital. Plus tard, lors d’une conversation avec sa famille, il s’est rendu compte qu’il fallait la mettre au courant de l’incident parce qu’il pourrait représenter un risque intrinsèque – et si cela arrivait à d’autres?

Il a rendu cette histoire publique, ce qui a déclenché une série d’enquêtes auxquelles ont participé des enquêteurs civils, l’Aviation royale canadienne, les Forces armées canadiennes, la GRC et même la United States Air Force, qui avait envoyé un groupe de la University of Colorado pour étudier l’affaire dans le cadre d’une enquête scientifique menée sur les ovnis.

[Narration]

JA : M. Michalak a effectivement rendu son histoire publique. Il a communiqué avec le Winnipeg Tribune, et la journaliste Heather Chisuin ainsi qu’un photographe se sont présentés à la maison des Michalak. L’article intitulé « I was burned by UFO » a paru dans le journal quelques jours plus tard. Par la suite, l’histoire a été reprise à l’échelle internationale par de grands réseaux.

[Reconstitution]

Stefan Michalak

La nouvelle de ce que j’avais vu s’est rapidement répandue dans le monde entier. Des articles ont paru dans des journaux et d’autres publications. Certains auteurs validaient mon histoire, tandis que d’autres se montraient plus sceptiques.

Je crois que je craignais le ridicule plus que toute autre chose. Les journalistes de la presse qui menaient une enquête ne se sont pas contentés de venir chez moi. Ils sont allés voir mes amis et voisins pour leur demander s’ils croyaient que j’étais une personne stable, si je buvais beaucoup et si j’étais le type de personne qui avait tendance à se vanter.

Ensuite, il y a eu les enquêtes officielles. Celles de la GRC et de l’ARC. Des hommes que je ne connaissais pas et que je ne m’attendais pas à rencontrer se sont présentés à ma porte. Ils avaient eux aussi beaucoup de questions à poser. Comment était ma vie familiale? Pourquoi étais-je dans les bois à ce moment? D’une façon ou d’une autre, les gens semblaient vraiment intéressés par mon expérience, et j’ai eu du plaisir à parler avec eux…

… Le soir suivant l’incident, j’étais complètement épuisé. Je ne pouvais plus parler aux gens. J’ai refusé de répondre au téléphone. J’ai essayé de couper les contacts avec le monde extérieur.

[Narration]

JA :Revenons à Palmiro Campagna, qui examine les dossiers de BAC au sujet de l’incident.

[Entrevue]

PC : Revenons aux dossiers portant sur cette histoire. Une autre chose qui est mentionnée dans les témoignages publiés dans les journaux et qui a été mentionnée au fil des ans, c’est que, une fois qu’il vu cet objet ou ces objets et qu’il est sorti sur l’autoroute, des voitures sont passées à côté de lui, mais personne ne s’est arrêté pour l’aider. Je ne sais pas si je peux trouver ce renseignement. De toute façon, c’est écrit dans l’article. Au départ, personne ne s’est arrêté. Des années plus tard, de nouveaux témoignages ont établi qu’une voiture de patrouille s’était  arrêtée, que l’agent en était descendu et que, croyant avoir affaire à un homme ivre, il avait formulé un commentaire du genre « Je n’ai pas le temps pour ce genre de chose ». Il est retourné dans la voiture de patrouille et a démarré, laissant M. Michalak dans l’obligation de retourner seul à l’hôtel.

D’accord. Eh bien, ce que nous trouvons dans le dossier écrit, c’est la transcription de la rencontre dans laquelle le policier, l’agent Solotki, donne une description détaillée des événements dont il a été témoin. Selon ce témoignage, il a été hélé par M. Michalak, il s’est arrêté, est sorti de sa voiture de patrouille et s’est dirigé vers M. Michalak. Il affirme que Michalak semblait avoir bu. Mais il n’affirme pas qu’il était ivre…

[Narration]

JA : Le policier de la GRC, l’agent G. A. Solotki, ajoute dans son rapport que M. Michalak agissait de façon irrationnelle et semblait ivre, mais il n’indique pas qu’il était ivre. L’agent Solotki affirme également que M. Michalak ne sentait pas l’alcool.

[PC en arrière-plan, sous la narration] … L’agent affirme que M. Michalak semble avoir bu. Ses yeux sont injectés de sang. Il se comporte de façon confuse et frénétique, et l’agent lui demande : « Qu’est-ce qui ne va pas? »

M. Michalak lui explique qu’il a vu ces deux objets quelque part en forêt, que ces objets l’ont brûlé, et ainsi de suite. Chaque fois que l’agent s’approche de M. Michalak, ce dernier recule et refuse que l’agent s’approche de lui. Ce qui est intéressant, c’est qu’il affirme : « Je ne pouvais pas sentir l’odeur d’alcool se dégager de M. Michalak. » C’est un argument en sa faveur. Il semblait peut-être ivre, mais rien n’indiquait qu’il avait consommé de l’alcool.

[Entrevue]

PC : Il explique ensuite que, après un certain temps, il a offert à M. Michalak de le reconduire. « J’ai offert de le conduire à Falcon Lake et de trouver quelqu’un pour le soigner, mais il a refusé en disant que tout allait bien. » Eh bien, cela contredit directement bon nombre de témoignages selon lesquels personne ne s’est arrêté pour aider ce monsieur. L’agent Solotki dit-il la vérité dans son rapport? Je n’ai aucune raison de croire qu’il aurait menti. Pourquoi vouloir inventer une telle chose? Cela n’a aucun sens. Il y a incohérence entre le témoignage de M. Michalak et ce qui a été rapporté dans les journaux.

[Narration]

JA : Pour tenter de résoudre ces incohérences, nous nous reportons au manuscrit de Stefan Michalak pour voir ce qu’il y avait écrit en 1967. Encore une fois, cet extrait est lu par Michel Guenette.

[Reconstitution]

Stefan Michalak

Je suis sorti sur la route et j’ai découvert que j’étais à environ un mille à l’ouest du point où j’étais entré dans les bois ce matin-là. Je me dirigeais vers l’est, à peine capable de bouger les pieds. J’ai fait de petits progrès, mais je faiblissais à chaque pas...

… La seule chose à faire était de continuer de marcher. J’avançais très lentement; j’avais encore l’estomac à l’envers et je ressentais des martèlements dans ma tête. Ma seule idée était de me rendre à Falcon Lake le plus rapidement possible…

… Tout en titubant le long de la route, j’ai entendu une voix m’appeler. En me retournant, j’ai vu un agent de la GRC. Je lui ai brièvement raconté ce qui s’était passé, l’avertissant de ne pas s’approcher de moi parce que je craignais d’émettre des radiations. J’ai demandé de l’aide médicale. « Je suis désolé, mais j’ai des tâches à accomplir ici », a-t-il répondu. Je le regardais, incapable de croire ce que je venais d’entendre. Apparemment, il n’a pas cru un mot de ce que je lui ai dit. Sinon, il aurait agi différemment.

L’agent m’a laissé là, malade et déçu.

[Narration]

JA : Avant le lancement de leur livre, Stan et Chris se sont rendus sur les lieux de l’incident. Au cours des 50 années qui ont suivi l’apparition, Stan n’était jamais allé à cet endroit. Il nous a dit qu’il était à la fois très émouvant et extrêmement instructif de finalement s’y trouver.

[Entrevue]

SM : Je n’étais jamais allé à cet endroit. Les membres de notre famille n’y étaient jamais allés. C’était difficile pour nous. Je ne sais pas si j’ai délibérément refusé d’y aller, si j’ai négligé de le faire ou si je ne voulais tout simplement pas y aller, mais, quand nous nous y sommes finalement rendus, nous avons quitté les écuries à cheval et avons atteint les lieux en 45 minutes. Je ne sais pas si vous êtes déjà allé dans le Bouclier canadien, mais c’est un lieu couvert de rochers, d’eau et d’arbres. Rien d’autre. Il y a des marécages, des zones inondées, de grands affleurements de granit, des forêts infranchissables. C’est tout un exploit que de pouvoir y entrer. Et si nous allions marcher de l’endroit où se trouvait alors le motel de Falcon Lake sur la Transcanadienne, si nous allions là où mon père avait marché, comme il l’avait fait ce matin-là, il nous faudrait probablement quelques heures pour nous y rendre. Nous sommes montés à cheval pendant 45 minutes pour nous rendre sur les lieux. Lorsque nous y sommes arrivés, c’était surréaliste.

En 1967, quelques jours après l’incident, la GRC voulait que mon père accompagne des policiers jusqu’au lieu de l’incident, mais le médecin a refusé, car mon père n’était pas apte à s’y rendre. Ils lui ont dit : « Écoutez, dessinez-nous au moins une carte. Donnez-nous des renseignements quelconques. » Mon père a pris un morceau de papier et a dessiné un plan des lieux. Il l’a dessiné en empruntant deux points de vue. Il a dessiné une vue en plan, comme une vue en plongée, puis il a dessiné une vue en coupe pour montrer les dénivelés, ce qui était typique de mon père parce que c’était son genre, et c’était le type de compétences qu’il avait.

Comment dessiner le plan des lieux de mémoire quelques jours après avoir vécu un événement traumatisant? Il a tout de même réussi à le faire. Mon père a même mis les coordonnées de sa boussole montrant le nord d’une boussole, le nord magnétique, sur un bout de papier et il leur a remis le dessin. Il a dit : « C’est tout ce dont je me souviens. » Les agents de la GRC se sont mis en route avec le bout de papier, une carte ordinaire et une carte topographique en mains. Au départ, ils n’arrivaient pas à repérer l’endroit. Mais, une fois qu’ils l’ont trouvé, tout correspondait.

Je me suis rendu sur les lieux avec Chris Rutkowski et un journaliste de la presse. J’avais en mains sa carte, le plan qu’il avait dessiné, et j’étais là, debout sur les lieux de l’incident. Chaque détail correspondait parfaitement, y compris les coordonnées de sa boussole. Le moindre détail correspondait, qu’il s’agisse des dénivelés par rapport à l’endroit où il était assis lorsqu’il donnait des coups de marteau sur les rochers ou par rapport au lieu d’atterrissage de l’ovni. Toutes ses données étaient parfaitement exactes. Comment fait-on pour être aussi exact? J’étais renversé. Je peux vous dire que ma présence sur les lieux de l’incident est probablement l’expérience la plus révélatrice de toute ma vie, en ce qui concerne mon père, son histoire et tout ce qui l’entourait.

[Narration]

JA : Stan ajoute que, à proximité du lieu d’atterrissage, il y avait une tour de guet. Nous lui avons demandé si des rapports ou des témoins oculaires corroboraient ses dires.

[Entrevue]

SM : Oui, il y en avait, mais les témoignages et les rapports étaient incomplets. Encore une fois, les enquêteurs n’ont pas vraiment fait un bon travail lorsqu’est venu le temps de les trouver. Par exemple, qu’en est-il du type posté dans la tour? Était-il endormi? Il y a de bonnes chances que oui. Il y a tellement de pistes qui auraient pu avoir fait l’objet d’un suivi et qui ne l’ont pas été. Par exemple, il y avait cette petite fille qui avait vu un appareil presque identique à celui que mon père avait vu. Le jour même, le lendemain, ou la veille de l’incident, elle avait dessiné l’appareil. Je ne me souviens plus du moment. Je crois que c’est le lendemain. De toute façon, son dessin correspondait à ce que mon père avait vu et elle n’était pas loin du lieu de l’incident. Sa famille était propriétaire d’un chalet près de Falcon Lake.

Ce n’est pas comme s’il ne se passait rien d’autre dans le secteur; c’est que personne n’a fait de suivi. Par exemple, les contrôleurs de la circulation aérienne ont-ils détecté quelque chose? Est-ce que quelque chose est apparu sur le radar? Est-ce que quelqu’un sur l’autoroute a vu quelque chose? Ils se sont appuyés sur les indices à leur disposition, mais ils n’ont pas vraiment pris beaucoup de temps pour en trouver d’autres. Ce n’est que des années plus tard que Chris a découvert bon nombre de ces indices, par exemple le croquis de la petite fille.

[Narration]

JA : Encore une fois, Chris Rutkowski.

[Entrevue]

CR : Bien qu’il y ait eu des observations et des signalements d’ovnis avant et après la longue fin de semaine de mai 1967, il n’y avait pas vraiment d’affaire corroborant ce que M. Michalak avait vu, à l’exception d’affirmations non fondées selon lesquelles certaines personnes avaient vu des objets et des appareils similaires à peu près au même moment. Mais aucun rapport officiel n’a été déposé.

En fait, si nous avons accepté de parler à l’émission « Dossier mystère », c’était notamment dans l’espoir de trouver d’autres témoins qui avaient vu quelque chose au cours de la même fin de semaine et qui auraient pu corroborer le témoignage de M. Michalak. Malheureusement, personne ne s’est manifesté; alors, en réalité, nous n’avons pas de rapport bien étoffé, mais, comme je l’ai mentionné, des décennies après l’incident, des gens se sont manifestés pour dire qu’ils croyaient avoir vu quelque chose environ au même moment.

C’est malheureux parce qu’on aurait tendance à croire que d’autres personnes de la région auraient pu voir quelque chose. Il devait bien y avoir quelqu’un sur la Transcanadienne ou dans le village de Falcon Lake qui, en théorie, aurait dû se trouver sur le terrain de golf et voir quelque chose. Il n’y a eu aucun signalement. C’est comme une énigme. Encore une fois, tout cela s’est peut-être produit très rapidement et il est possible que personne n’ait vu un objet voler vers le soleil et s’en éloigner. C’est difficile à dire. C’est là l’une des énigmes qui cultive le mystère entourant l’affaire de Falcon Lake.

[Narration]

JA : Nous avons demandé à Chris ce qu’il pensait de tous les éléments de preuve matériels en cause dans l’affaire.

[Entrevue]

CR : Eh bien, il ne fait aucun doute que quelque chose est arrivé à M. Michalak. Le fait que ses cheveux et le haut de sa poitrine aient été brûlés et roussis l’illustre bien, tout comme le motif en damier des brûlures chimiques ou des brûlures thermiques sur son abdomen. De plus, il y avait la terre et les débris radioactifs trouvés sur les lieux mêmes. Il s’agit d’une affaire très intéressante à bien des égards.

En fait, je dirais que l’incident de Falcon Lake est plus intéressant que la fameuse affaire de Roswell, lieu de l’écrasement allégué d’une soucoupe volante dont l’armée américaine s’était dépêchée de récupérer et d’emporter les pièces. À Falcon Lake, nous sommes en présence d’un incident au cours duquel un témoin a été blessé physiquement; ses blessures ont été examinées par des médecins et, lors de l’enquête, le lieu de l’incident et des éléments de preuve physiques sous la forme d’échantillons de terre ont été découverts; des radiations ont été trouvées sur les lieux et ont fait l’objet d’une vérification, puis, après les faits, des pièces argentées inhabituelles également radioactives ont également été découvertes. Nous avons des éléments de preuve physiques sous forme de métaux et d’échantillons de terre. Nous avons aussi des éléments de preuve physiologiques, soit les effets observés sur M. Michalak.

Il s’agit d’une affaire très étrange, parce que nous avons tellement d’éléments de preuve consignés. En fait, il y a les très nombreuses pages concernant cette affaire qui sont consignées dans les archives nationales de la GRC et de l’ARC, mais il y a également les dossiers d’enquête de la United States Air Force du Colorado. Outre les dossiers de recherche civile et la correspondance entre médecins des États-Unis et du Canada au sujet de M. Michalak, nous avons les dossiers de la clinique Mayo, parce que M. Michalak y est allé pour y subir des tests visant à faire la lumière sur ce qui lui était arrivé.

C’est sans compter les nombreux autres documents accessoires. Dans l’ensemble, nous disposons de très nombreux documents, ce qui n’est certainement pas le cas de l’affaire de Roswell. En fait, le gouvernement des États-Unis a affirmé qu’il ne s’était rien passé, mais le gouvernement canadien a déterminé que quelque chose d’inhabituel était arrivé à M. Michalak. En fait, les conclusions finales de la GRC et de l’ARC indiquaient clairement qu’elles n’avaient aucune explication définitive de ce qui était arrivé à M. Michalak en 1967.

[Narration]

JA : À ce jour, le Ministère de Defense National considère toujours le cas de Falcon Lake comme non-résolu.

Ne manquez pas la deuxième partie de cet épisode, où nous examinons certains éléments de preuve matériels que Chris a mentionnés, comme les pièces argentées et les échantillons de terre radioactifs. Nous nous pencherons également sur l’enquête menée par la GRC et l’ARC, ainsi que sur les documents connexes conservés à Bibliothèque et Archives Canada.

Si vous souhaitez obtenir de plus amples renseignements sur les ovnis et sur l’incident de Falcon Lake auprès de Bibliothèque et Archives Canada, consultez notre site Web à bac-lac.gc.ca.

Merci de vous être joints à nous. Ici Josée Arnold, votre hôtesse. Vous écoutiez Découvrez Bibliothèque et Archives Canada, votre fenêtre sur l’histoire, la littérature et la culture canadiennes. Je tiens à remercier tout particulièrement nos invités d’aujourd’hui, Stan Michalak, Chris Rutkowski et Palmiro Campagna. Ils seront tous de retour pour la deuxième partie; alors, restez à l’écoute!

Je remercie tout particulièrement Carolyn Cook et Ellen Bond pour leur participation à cette émission.

Cet épisode a été produit et conçu par David Knox et Tom Thompson.

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