Entre les feuilles

Couverture illustrée de la musique en feuilles de SONGS OF CANADA de J.S. Hiller012: Entre les feuilles
Le 9 juillet 2014

Écoutez maintenant [26,7 Mo, durée: 23:21]

La collection Canadiana de musique en feuilles de Bibliothèque et Archives Canada s'est fortement enrichie. Aujourd'hui, elle est la plus vaste du pays; elle compte plus de 20 000 chansons patriotiques et d'ambiance, morceaux pour piano, pièces sacrées et nouveautés, dont certaines remontent aux années 1700.

Dans cet épisode, Gilles Leclerc, archiviste adjoint, se joint à nous pour parler de la collection de musique en feuilles de BAC. Nous explorons ce qu’est la musique en feuilles, ce que comprend la collection de BAC et comment celle-ci a été créée. Nous discutons aussi de la valeur historique de la musique en feuilles et pourquoi elle est encore pertinente aujourd’hui.

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Entres les feuilles

Jessica Ouvrard : Bienvenue à « Découvrez Bibliothèque et Archives Canada : votre histoire, votre patrimoine documentaire ». Ici Jessica Ouvrard, votre animatrice. Joignez-vous à nous pour découvrir les trésors dont recèlent nos collections, pour en savoir plus sur nos nombreux services et pour rencontrer les gens qui acquièrent, protègent et font connaître le patrimoine documentaire du Canada.

Dans cet épisode, nous nous intéresserons à la collection de musique en feuilles de BAC. Nous examinerons d’abord ce qu’est la musique en feuilles, pour explorer ensuite le contenu de cette collection; nous verrons enfin comment la collection s’est constituée. Nous parlerons aussi de la valeur historique de la musique en feuilles et des raisons de sa pertinence encore aujourd’hui. Pour en discuter, nous recevons Gilles Leclerc, archiviste adjoint à Bibliothèque et Archives Canada.

JO : Bonjour Gilles, merci d’avoir accepté notre invitation.

Gilles Leclerc : C’est moi qui vous remercie.

JO : Pour commencer, pourriez-vous nous expliquer ce qu’est la musique en feuilles?

GL : La musique en feuilles est le format de publication des chansons – des chansons individuelles; elle est imprimée sur du papier carton assez rigide, et contient habituellement entre trois et six pages. La plupart du temps, ce sont des chansons populaires, mais il y a aussi des airs classiques. En fait, toute pièce de musique publiée individuellement peut être considérée comme de la musique en feuilles, mais en général, quand on pense à « musique en feuilles », on pense automatiquement à la musique populaire.

JO : Et que contient la collection de musique en feuilles de BAC?

GL : Nous avons une formidable collection; apparemment, ce serait la plus grande collection de musique en feuilles canadienne au monde, ce qui me semble logique… puisque nous sommes Bibliothèque et Archives Canada. Nous possédons environ 21 700 pièces de musique en feuilles datant d’avant 1951; c’est considérable et très représentatif d’à peu près tout ce qui s’est publié dans le domaine. Nous avons des chansons populaires, ainsi que des musiques de salon : danses, quadrilles, scottishs, valses et marches. Nous avons aussi un certain nombre d’airs classiques. En fait, la collection couvre à peu près tout ce qui a été produit au Canada. On y trouve la première pièce connue publiée à Québec en 1840, « Le Dépit amoureux » par Napoléon Aubin; elle est considérée comme une des plus anciennes pièces au pays. La collection reflète aussi l’énorme quantité de musique en feuilles publiée autour des années 1850. En 1867 – année de la Confédération –, il y avait environ 600 titres sur le marché. Mais à partir des années 1890 jusqu’aux années 1920, il s’est publié entre 100 et 300 titres par année.

C’était vraiment l’âge d’or pour les éditeurs canadiens. Naturellement, le rythme a fini par s’essouffler, mais on peut dire que la collection couvre bien cette longue période de forte production de chansons par les grandes maisons d’édition comme Nordheimer, ou Whaley, Royce et cie. Je dois ajouter qu’à l’origine, une bonne partie de la musique en feuilles était aussi publiée dans les journaux. Certains journaux se faisaient même un devoir de publier une ou deux chansons chaque semaine ou chaque mois – selon leur rythme de parution. Ce n’était pas nécessairement tous des quotidiens, c’est pas comme le Ottawa Citizen a longtemps publié une chanson par jour. Il est intéressant de constater qu’au début, c’était un des moyens de diffuser les chansons.

JO : C’est vrai.

GL : C’est seulement plus tard que la musique en feuilles a été vendue séparément.

JO : Oui. Et comment la collection de musique en feuilles a-t-elle été acquise?

GL : Grâce à ces journaux. Si nous avons le journal, nous avons la chanson. Nous avons pu en recueillir beaucoup de cette manière. Puis avec le temps, certains éditeurs sont apparus ou se sont développés; nous avons pu les retracer et ainsi obtenir d’autres œuvres. Les pièces sont acquises habituellement sous forme de don, même si de temps à autre nous en achetons, soit parce qu’elles sont rares ou parce que nous voulons obtenir un original. À l’occasion, on trouve aussi de la musique en feuilles dans les fonds ou collections de personnes ou d’organisations que BAC reçoit.

J’aimerais rappeler ici l’extraordinaire travail accompli par Helmut Kallmann, qui a été le premier chef de la division « Musique », créée en 1970 à la Bibliothèque nationale du Canada; c’est lui qui a rassemblé la majeure partie de la collection. Monsieur Kallmann collectionnait depuis longtemps de la musique en feuilles et collaborait avec ce qui était à l’époque l’Association canadienne des bibliothèques de musique. Ils avaient réalisé ensemble une sorte de « projet du centenaire », pour dresser un catalogue aussi complet que possible de tout ce qui existait alors. Naturellement, quand M. Kallmann a accepté le poste à la division Musique, il a apporté avec lui tout le travail qu’il avait fait. C’est donc grâce à Helmut Kallmann que nous avons une excellente connaissance de la production canadienne de musique en feuilles.

JO : Est-ce que la musique en feuilles favorise un genre ou un style en particulier?

GL : Lorsque vous parcourez la collection comme je l’ai fait récemment… Je viens de terminer le catalogage de la collection Suddon qui contient environ 1 000 pièces. À partir de cette sorte d’échantillon, je dirais que beaucoup de chansons sont des chansons d’amour ou des romances. Il y a aussi beaucoup de musique d’ambiance, beaucoup d’arrangements, et aussi des danses pour piano. Naturellement, des événements marquants comme les deux guerres mondiales ont inspiré la composition et la publication de nombreuses chansons de recrutement, des chansons patriotiques ou nationalistes. Je pense à des titres comme « For Canada and Empire », « When Britain Calls », « Heroes for Canada », « Young Johnny Canada » (je ne suis pas certain qu’il s’agit d’une vraie personne). De toute façon, ce sont toutes des chansons qui voulaient vraiment encourager… qui cherchaient à remonter le moral des gens durant ces années de guerre très difficiles.

JO : Bien sûr. Est-ce que BAC possède des outils de recherche pour le repérage de la musique en feuilles?

GL : Oui, certainement. Nous avons le catalogue général AMICUS, grâce auquel un usager peut effectuer une recherche par titre ou par genre de chanson. Dans bien des cas, nous avons réussi à joindre une image en PDF à la notice AMICUS, de sorte que maintenant, vous pouvez non seulement savoir si nous possédons la partition musicale, mais vous pouvez aussi la voir. Nous avons également le site Musique en feuilles canadienne d’antan, grâce auquel on peut consulter les chansons classées par sujet. N’importe quel sujet… vous pouvez demander par exemple, navigation, enfants, collèges, danse, fleurs, vacances, etc. Il s’agit simplement de taper un mot-clé pour accéder à de l’information pertinente. Ce site Web couvre à peu près la période pré-1900 jusqu’à environ 1920. Ce sont des fichiers PDF qui sont fournis dans la plupart des cas avec ces notices… pas toutes, mais plusieurs d’entre elles.

JO : Pourriez-vous nous parler un peu des compositeurs de ces musiques, de ces pièces?

GL : Il y a une grande variété de compositeurs. Il peut s’agir d’un soldat qui est aussi musicien ou compositeur et qui écrit des chansons pour ses frères d’armes. Ou alors d’un professeur de musique ou d’un organiste d’église qui sont aussi compositeurs. Certaines de ces pièces ont pu être composées pour une fanfare militaire, et donc il y a peut-être une version instrumentale, plus une version avec paroles. En somme, c’est très diversifié.

JO : Est-ce qu’il arrive parfois qu’il y ait une chanson populaire, avec plusieurs interprétations et arrangements différents?

GL : Oui, c’est possible, parce que bien des gens peuvent chanter la même chose, mais en modifiant les arrangements. Je n’ai pas de bon exemple sous la main… il faudra que nos auditeurs cherchent eux-mêmes la réponse.

JO : D’accord. Quelles sont les pièces les plus remarquables de la collection? Est-ce qu’il y a des pièces vraiment uniques?

GL : La collection est très diversifiée. Je crois que ce qui est intéressant, c’est qu’elle reflète justement une telle diversité d’époques et de sujets. Je mentionnerais tout de même certaines des plus anciennes chansons de guerre. Quand on pense à la guerre, on pense immédiatement aux deux guerres mondiales, mais bien sûr il y a eu d’autres conflits avant, comme celui qui a mené à la prise de Québec. Apparemment, le général James Wolfe était compositeur à ses heures, et ce serait ainsi que la chanson relative à la prise de Québec, qu’on peut consulter en ligne, ferait partie de notre collection. Nous avons ces chansons anciennes qui parlent du Canada.

Les premiers livres de cantiques canadiens sont aussi très intéressants. Je pense aux plus anciens, par exemple Union Harmony publié à Saint Jean (N.-B.) en 1816; il y a aussi A Selection from the Psalms of David du rév. George Jenkins, publié à Montréal en 1821, ou encore Colonial Harmonist, un recueil de musique sacrée publié à Fort Hope en 1832 par Marc Burhnam. Il ne faut pas oublier non plus Le graduel romain à l’usage du diocèse de Québec, publié à Québec en 1800. Tout ceci remonte à pas mal loin…

JO : En effet...

GL : C’est absolument fascinant. Bien sûr, depuis ce temps, les techniques de publication se sont grandement améliorées et nous avons pu diffuser la musique beaucoup plus facilement. D’autres pièces méritent d’être mentionnées, notamment « Le dépit amoureux » de Napoléon Aubin, publiée en 1840. On considère généralement cette chanson comme une des toutes premières à avoir été publiée au Canada; les autres chansons anciennes dont j’ai parlé auraient été publiées en Europe ou en Grande-Bretagne. « Le dépit amoureux » serait donc une des premières chansons connues à avoir été publiée ici au Canada.

JO : C’est vrai. Alors la collection remonterait aux origines de l’imprimerie au Canada?

GL : Oui, exactement. La collection couvre vraiment toute la période. Il y a une des chansons qui s’intitule Ode on Prince Arthur’s Nineteenth Birthday. Qui est ce prince Arthur? C’est le fils de la reine Victoria, qui deviendra gouverneur général du Canada de 1911 à 1916; il y a donc une chanson qui lui est dédiée. Nous avons aussi un manuscrit de deux pages, les paroles anglaises du « Ô Canada » composées par Robert Stanley Weir. C’est essentiellement la même version que nous chantons encore aujourd’hui, à part quelques changements intervenus au cours du siècle dernier. Mais nous avons le manuscrit original dans notre collection et c’est plutôt intéressant à voir.

JO : Est-ce qu’il y a plus dans ces feuilles que simplement des notes de musique et des notations?

GL : Bien sûr. On peut les étudier selon plusieurs perspectives différentes. On peut s’intéresser à la musique elle-même, au style musical, mais dès qu’on commence à examiner les paroles, on découvre qu’il y a toute une série de valeurs sociales véhiculées à chaque époque. On peut aussi analyser les mots eux-mêmes, l’utilisation de certains mots qui pourraient ne plus avoir la même signification aujourd’hui parce que la langue est une réalité vivante; elle ne s’est jamais figée à aucune époque en particulier. On peut examiner la musique en feuilles d’un point de vue social ou observer leur composante artistique. On pourrait aussi tout simplement considérer la feuille de musique elle-même, en tant que document physique, et observer l’évolution de l’industrie canadienne de l’édition de la musique en ce qui concerne la mise en page de ces feuilles, par exemple. On pourrait même aller plus loin, étudier l’art commercial et s’intéresser aux dessins qui ornent les couvertures, à leurs techniques d’exécution. Il y a donc divers points de vue potentiels, inhérents à chacun de ces documents. Cette collection nous raconte toute l’histoire de cette industrie, des tendances et des valeurs sociales. Elle est très riche.

JO : Oui, certaines illustrations sont assez extraordinaires.

GL : En effet. Elles sont parfois identifiées, certains lithographes signent leurs œuvres au bas de la feuille, mais la plupart du temps elles sont anonymes, en particulier quand il s’agit de publications internes d’une entreprise. Mais peu importe, le style de ces œuvres demeure intéressant. Évidemment, ces dessins et ces couvertures ont pour but de renforcer l’aspect émotionnel de l’œuvre. Par exemple, pour une chanson de guerre où une mère espère le retour de son fils à la maison, on utilisera la photo d’une femme âgée se berçant au coin du feu. Elles servent à créer une ambiance.

JO : Elles reflètent vraiment les thématiques sociales…

GL : Oui.

JO : … de chacune des époques.

GL : Effectivement. C’est assez fascinant.

JO : Est-ce que vous percevez une différence entre la musique en feuilles en français et celle en anglais?

GL : Bonne question. Je suppose… peut-être dans les sujets traités. C’est un fait qu’il y a eu moins de chansons de guerre en français durant la Première Guerre mondiale. Mais si on se rappelle l’histoire canadienne, le Canada français ne souhaitait pas aller en guerre autant que le Canada anglais. On peut donc comprendre que les chants de conscription…

JO : Oui, de conscription...

GL : … n’étaient pas très populaires. C’est intéressant de constater que ça transparaît dans la collection. Cette réalité de l’histoire canadienne est reflétée par l’absence même de documents…

JO : …par leur l’absence…

GL : Oui, exactement. C’est très intéressant de ce point de vue. Pour ce qui est des styles musicaux, on sait que plusieurs compositeurs et professeurs canadiens-français ont fait des études en Europe. Le style français par exemple, si particulier de la deuxième moitié du 19e siècle est nettement perceptible. C’est le cas aussi chez Alexis Contant; même s’il n’a jamais étudié en Europe, sa musique a une petite touche française.

JO : Oui.

GL : C’est une très riche collection.

JO : En effet. D’après vous, pourquoi cette collection de musique en feuilles est-elle importante?

GL : Parce qu’elle documente l’époque où les feuilles ont été publiées. C’est un véritable témoignage — musical, social, commercial, artistique, linguistique, historique — il y a tellement de facettes à considérer, vous savez. On pourrait penser qu’il s’agit uniquement de musique, mais c’est beaucoup plus que cela, et puis la musique a toujours une signification plus profonde. Je pourrais citer plusieurs cas intéressants : l’incendie d’Ottawa par exemple. La ville d’Ottawa a été ravagée par un incendie majeur en 1900 et quelqu’un a décidé d’écrire une chanson à ce sujet. Je dois dire que c’est une chansonnette plutôt légère considérant la gravité du sinistre, mais au moins le grand incendie d’Ottawa a été immortalisé dans une chanson. C’est juste un exemple, bien que ce soit une interprétation plutôt légère de ce qui s’est passé; si vous lisez la partition, vous voyez qu’elle est plutôt légère, musicalement parlant, mais elle documente tout de même l’événement. Plusieurs chansons ont été inspirées par la visite du roi George VI et de la reine Elizabeth en 1939, pas mal de chansons ont été écrites pour l’occasion. Elles évoquent des foules enthousiastes, saisissent une émotion, un moment… c’est ça, on peut dire qu’elles captent les émotions.

JO : Qui pourrait s’intéresser à la musique en feuilles?

GL : Un très large éventail de personnes. Encore une fois, à cause des multiples façons de l’aborder. Il y a les interprètes, certainement, qui voudront découvrir ce qui a été chanté. Par exemple, n’importe quel artiste préparant un documentaire sur la société du début du 20e siècle voudra savoir quel genre de musique on composait à l’époque. Je suis convaincu que ceux qui ont réalisé le film Titanic ont fait exactement cela. Ils ont pu retrouver des succès des années 1911-1912 et ils ont été capables de les inclure dans le film; toute cette recherche apporte une documentation qui enrichit le portrait de l’époque. Les cinéastes, tout comme les chercheurs, pourraient même vouloir étudier les interprétations qui ont été faites de ces compositions; les partitions en soi, bien qu’elles n’indiquent pas directement comment interpréter les pièces, dans quel style, transmettent quand même une certaine technique par la manière dont elles sont présentées et comment elles sont interprétées. La musique en feuilles, comprend la partition de piano, et la portée au-dessus pour le chanteur; vous voyez si certaines mélodies sont plus dans le style Broadway ou pour le théâtre. Elles contiennent parfois quelques petites barres à l’intention de l’accompagnateur pour lui indiquer de continuer à jouer encore et encore jusqu’à ce que le chanteur entre en scène. C’est très bien marqué dans la partition. C’est un des aspects plutôt intéressants de la partition.

Je crois que la collection documente aussi la société à cause de la très grande popularité qu’a eue la musique en feuilles; elle documente le fait que les gens faisaient leur propre musique. Plusieurs avaient un piano à la maison et le jouaient, c’était tout à fait normal de se rassembler autour d’un piano et de commencer à chanter ensemble. Ça ne se fait plus beaucoup aujourd’hui; c’est une dimension sociale très intéressante de la musique qui s’est perdue. À l’époque, il y avait souvent des chansons dans les collèges ou les universités, des chansons qui servaient à rallier les étudiants, l’ensemble des étudiants.

JO : Dans le genre barbershop?

GL : Oui, ça pouvait être un barbershop. Possiblement. Je ne suis pas certain que les universités ont encore des chansons qui pourraient rallier jusqu’à 25 000 étudiants. C’était une façon de forger une identité, de créer un sentiment d’appartenance au groupe. Tout cela, ce sont des outils qui nous aident à nous souvenir du passé, grâce à la musique et à la musique en feuilles.

JO : Bien d’accord. Est-ce que la musique en feuilles est accessible au public ?

GL : Oui. Les documents peuvent être consultés sur place, dans nos locaux. Bien entendu, plusieurs documents sont fragiles et certains ne peuvent pas être consultés pour cette raison. Il y a aussi le site Web Musique en feuilles canadienne d’antan où on peut voir des partitions musicales, et le catalogue AMICUS. Certaines notices du catalogue sont reliées à des images de partitions en format PDF.

JO : C’est formidable de voir à quel point cette collection est accessible. Merci d’avoir accepté de nous parler de la collection de musique en feuilles; c’était extrêmement intéressant!

GL : Merci à vous.

JO : Afin d’en apprendre davantage sur la collection de musique en feuilles de BAC, visitez notre site Musique en feuilles canadienne d’antan à collectionscanada.gc.ca/musique-en-feuilles pour mieux comprendre comment utiliser notre siteWeb, consultez le blogue intitulé Musique en feuilles canadienne d’antan sur le site ledecoublogue.com. Et pour consulter la collection musicale de Bibliothèque et Archives Canada, rendez-nous visite en ligne à bac-lac.gc.ca. Sur notre page d’accueil, choisissez « Découvrez la collection », puis cliquez sur « Musique et arts de la scène ». Vous trouverez sur cette page des liens menant à nos bases de données et à des expositions musicales virtuelles.

Merci d’avoir été des nôtres. Ici Jessica Ouvrard, votre animatrice. Vous écoutiez « Découvrez Bibliothèque et Archives Canada — votre fenêtre sur l’histoire, la littérature et la culture canadienne ». Je remercie notre invité d’aujourd’hui, Gilles Leclerc.

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