Activités pour la classe

Exercices d'entraînement au hockey (De la 4e à la 6e année)

Intégration au programme de cours

Tout programme de cours (orthographe, mathématiques, histoire, géographie, etc.).

Exercices d'entraînement au hockey

Cette activité fait de tout exercice normal d'apprentissage un vrai plaisir! Que ce soit pour mieux maîtriser les tables de multiplication, les divisions, l'information historique, les faits géographiques ou l'épellation de mots, ce jeu, axé sur le hockey, vous permet d'inciter vos élèves à se mesurer dans une atmosphère amicale. Avec cet exercice, la salle de classe devient un aréna et l'enseignant, un animateur-arbitre.

Voici comment cela fonctionne :

Divisez la classe en deux équipes. Désignez un membre de chaque équipe pour garder les filets. Les autres élèves de chaque équipe -- les joueurs -- se placent sur une même ligne et le gardien de but de l'équipe prend place à la fin de la ligne.

Posez une question au premier joueur de chaque équipe. Comme dans tout exercice, l'enjeu consiste à être le premier à répondre. Si le premier joueur qui répond donne une mauvaise réponse, le joueur de l'autre équipe a la possibilité de répondre à la question. (Si aucun élève ne donne la bonne réponse à la question, posez une autre question aux deux mêmes élèves.) Le joueur qui donne la première bonne réponse choisit alors un joueur parmi les deux joueurs suivants de l'autre équipe et se mesure à lui pour répondre à la question suivante. Habituellement, le joueur choisira un ou une élève qu'il croit moins habile que lui. Cette tactique offre plus de chances aux élèves plus faibles de s'entraîner.

Chaque fois que les joueurs donnent une bonne réponse, ils continuent de choisir leur prochain rival dans l'équipe adverse. Le gardien de but est la dernière personne à la fin de la ligne de chaque équipe. Si le gardien de but d'une équipe répond bien, cette équipe gagne la partie. Si un joueur de l'autre équipe se mesure au gardien de but et donne la bonne réponse, son équipe gagne. Ensuite, le processus recommence; on peut jouer autant de parties que le temps le permet. Par exemple, si on joue trois parties, l'équipe qui a gagné deux parties remporte le tournoi.

Le grand jeu-questionnaire méli-mélo (De la 7e à la 9e année)

Intégration au programme de cours

7e année
Cultures et sociétés (Manitoba)

8e année
Liens entre le passé et le présent (Manitoba)
Droits de la personne et multiculturalisme (Saskatchewan)

9e année
Influence des médias (Alberta)

Culture
- diversité culturelle (Alberta)
- présence et influence francophones (Alberta)
- identité nationale (Alberta, Ontario)
- identité et multiculturalisme (Manitoba)
- tradition, définir la culture (N.-B.)

Le grand jeu-questionnaire méli-mélo

Il est temps de faire un peu de recherches! Demandez à tous les élèves de la classe de lire sur le hockey. Après avoir étudié un fait sur le hockey, chaque élève composera une question de faits divers à l'aide de l'information qu'il ou elle aura trouvée. Les cartes seront groupées pour créer un jeu pour la classe. Une fois toutes les cartes finies, la classe organisera un jeu-questionnaire méli-mélo.

Les élèves se feront la lutte pour remporter un trophée créé par la classe : la Coupe du Défi des faits divers. Cette coupe sera leur version de la Coupe Stanley; elle pourra avoir l'apparence d'un vrai trophée ou être un trophée plus fantaisiste.

Divisez la classe en deux équipes. Les membres de chaque équipe peuvent donner un nom à leur équipe. Les équipes se disputeront la Coupe du Défi des faits divers en répondant aux questions. Les élèves ne sont pas autorisés à répondre à la question qu'ils ont créée. Chaque bonne réponse vaut un point. À la fin du temps prévu, l'équipe gagnante est celle qui compte le plus de points.

Il est possible de créer des jeux-questionnaires sur une foule de sujets durant l'année et de décerner chaque fois la Coupe du Défi des faits divers. Peut-être même voudrez-vous lancer un défi à une autre classe!

La manipulation par les organes d'information (De la 10e à la 12e année)

Intégration au programme de cours

10e année
Société canadienne
- rôle des femmes, 1815-1914 (C.-B.)

Culture
- identité nationale (Alberta)

Histoire
- événements et forces du XXe siècle

11e année
Histoire du XXe siècle
- enjeux socio-culturels (C.-B.)

Culture
- droits de la personne (Sask., N.-É.)
- identité canadienne (N.-B.)

12e année
Culture (Saskatchewan)
- définition de ce que veut dire être Canadien (Ontario)
- paysages culturels du Canada (N.-B.)
- enjeux culturels (Î.-P.-É.)

Médias
- rôle des médias (Manitoba)
Droits de la personne (T.-N.-et-Labr.)

La manipulation par les organes d'information

Demandez aux élèves de lire les deux articles dont la référence est fournie ci-dessous et d'observer comment les comptes rendus varient, même si les articles traitent du même événement.

Dans une discussion de classe, examinez les similarités et les différences entre les articles. La rédaction révèle-t-elle quelque chose sur l'auteur? de la partialité? Demandez aux élèves de choisir leur propre histoire et de rédiger deux comptes rendus différents des mêmes faits.

  • « Le Canadien redoublera d'efforts pour remporter le championnat. La sévérité de la décision du président Campbell stimulerait les joueurs locaux », La Presse, le 17 mars 1955

    Le président n'aurait pas dû aller au Forum

    Le maire de Montréal et d'autres habitués du Forum le déclarent à la suite des incidents d'hier. -- Manifestations partout jugées regrettables. Un appel du maire

    Me Drapeau prie M. Campbell de ne pas assister à la joute de demain soir. -- Actes de violence non imputables aux spectateurs habituels.

    S.H. le maire Jean Drapeau a déploré, aujourd'hui, les manifestations de violence qui se sont produites hier soir, à la suite de la décision rendue par le président Clarence Campbell dans l'affaire Richard.

    Le premier magistrat de la métropole a exprimé l'avis toutefois, que, tout inexcusable qu'il est, le fracas a été provoqué par la présence de M. Campbell au Forum. M. Campbell, a dit le maire, aurait agi sagement, en s'abstenant d'assister à la joute Canadiens-Détroit, tout au moins en n'annonçant point sa visite à l'avance comme il l'a fait. « Sa présence, en effet, pouvait être interprétée comme un véritable défi. »

    Le maire n'a d'ailleurs pas été le seul à attribuer les actes de violence d'hier à la provocation du président de la Ligue de hockey nationale. Plusieurs habitués du Forum l'ont clairement souligné.

    M. Drapeau a profité de l'occasion pour prier M. Campbell d'éviter de se montrer à la prochaine joute de demain soir au Forum. Il a, d'autre part, prié des avocats de voir aux mesures à prendre pour remédier d'une façon générale à la situation, et supprimer les causes qui l'ont amenée. »

    Plusieurs habitués du Forum ont tenu à souligner, par ailleurs, que les actes de violence d'hier ne sont sûrement pas imputables aux amateurs réguliers.

    Ils ont plutôt été causés, croient-ils, par des gens qui s'y sont rendus dans le seul but de donner libre cours à la colère qu'avait suscitée chez eux la suspension de Maurice Richard par le président de la Ligue de hockey nationale.

    Voici le texte complet de la déclaration du maire Drapeau :

    Déclaration du maire

    « Les événements d'hier soir sont regrettables. Nul plus que moi ne les déplore pour la bonne renommée de la métropole. Il est malheureux que certaines circonstances se soient conjuguées pour donner à la manifestation la tournure déplorable qu'elle n'aurait jamais dû prendre.

    « Il était évident, bien avant la partie de hockey d'hier soir, que la décision de M. Campbell était d'une extrême impopularité, et l'on pouvait facilement prévoir une démonstration quelconque de la part de ceux qui allaient y assister.

    « J'avais raison d'avoir confiance que la population manifesterait dans l'ordre, puisque ce n'est que sur la provocation causée par la présence de M. Clarence Campbell que les protestations ont pris une autre tournure.

    Les incidents ont suivi l'arrivée de Campbell

    « Il eût donc été sage de la part de M. Campbell de s'abstenir de se rendre au Forum, surtout de ne pas annoncer publiquement à l'avance, sa visite. Sa présence, en effet, pouvait être interprétée comme un véritable défi. C'est un fait que durant les dix premières minutes de la partie, les choses se sont bien passées, et ce n'est que lorsque M. Campbell s'est rendu à son siège, accompagné de sa secrétaire, qu'elles ont pris une tournure déplorable. En conséquence, je lui demanderais donc de ne pas assister à la partie de demain soir au Forum.

    « Que penser de plus de la décision de M. Campbell à l'endroit de Maurice Richard en présence de l'erreur manifeste de jugement dont il a fait preuve en assistant hier soir, à la partie, en dépit d'avertissements répétés de gens sérieux?

    « Cependant, la provocation n'est jamais une excuse aux actes excessifs, et je demande donc à la population d'être calme et de respecter la loi. J'ai chargé des avocats de voir aux mesures à prendre pour remédier d'une façon générale à la situation, et supprimer les causes qui l'ont amenée ».

    M. DesMarais

    « La manifestation d'hier soir prouve, au dire de M. Pierre DesMarais, président du comité exécutif, l'enthousiasme des Montréalais.Cet enthousiasme a peut-être été toutefois plus grand qu'il aurait dû l'être. »

    Le président s'est rendu au Forum dès qu'il eut appris, par la radio, que des manifestations avaient éclaté.

    « Une fois sur les lieux, j'ai pu constater, de dire M. DesMarais, que le directeur du service des incendies, M. Raymond Paré, a pris la décision qu'il fallait prendre, et au moment opportun.

    M. DesMarais a également félicité les policiers, sous les ordres du directeur intérimaire de la police, M. T.O. Leggett, d'avoir rétabli l'ordre sans avoir recours aux moyens extrêmes.

    M. Adéodat Crompt

    « J'endosse 100 p. 100 la déclaration de S.H. le maire Drapeau, de déclarer un conseiller municipal, M. Adéodat Crompt.

    M. Crompt fut le premier conseiller municipal rendu au bureau du maire ce matin pour protester contre la provocation que M. Campbell a faite à la population de Montréal en assistant à la joute de hockey d'hier soir.

    Le conseiller Crompt a conféré ce matin, avec des secrétaires du maire, qui se sont mis en contact avec Me Drapeau à Ottawa. Le maire avait participé hier soir, à Rideau Hall, à une réception en l'honneur du secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères des Etats-Unis, M. John Foster Dulles, et il était encore dans la capitale ce matin.

    M. Crompt a appris que le maire avait chargé des avocats de voir si des mesures pouvaient être prises pour empêcher que des événements comme ceux d'hier ne se reproduisent.

    Pour sa part, M. Crompt consulte lui aussi des avocats aujourd'hui pour voir si légalement des mesures pouvaient être prises pour empêcher M. Campbell d'assister aux joutes futures de hockey, au Forum.

    « Je me demande si M. Campbell ne serait pas responsable des dommages causés aux autos de la police, au cours de la mêlée d'hier soir, de dire M. Crompt.

    « J'en profite pour féliciter notre directeur du service des Incendies, M. Raymond-E. Paré, de son attitude énergique qui a évité sûrement une panique, même une émeute.

    « Il a pris une sage décision en temps opportun.

    « Je félicite également chacun des policiers qui ont coopéré à rétablir l'ordre, sous la haute direction du directeur intérimaire T.O. Leggett ».

    Un défi trop fort

    M. Antoine Desmarais, gérant d'assurance, a également souligné qu'il considérait, pour sa part, que la présence de M. Campbell à cette joute de hockey, au lendemain de sa décision dans l'affaire Richard, constituait véritablement « un défi trop fort ».

    Par ailleurs M. Desmarais qui est un habitué des joutes de hockey du Canadien au Forum, a clairement déclaré qu'il n'a pas reconnu de visages familiers parmi ceux qui ont violemment manifesté. Les quatre ou cinq jeunes gens en blazers de couleur qui ont paru déclencher la manifestation à l'intérieur, durant l'intermission, a-t-il dit, avaient pris place au haut des estrades, derrière le président. Ou ils n'avaient pas de billets, ou ils avaient payé pour des places debout. Ils avaient dû venir là dans le seul but de manifester contre la décision de M. Campbell.

    La preuve, a ajouté M. Desmarais, que les incidents ont été provoqués par la présence du président, c'est que la joute s'était déroulée de façon normale jusqu'à son arrivée.

    Erreur monumentale

    Un avocat montréalais, me Marcel Piché, lui aussi un habitué du Forum, est du même avis que M. DesMarais. La présence de M. Campbell à la joute, a-t-il dit, constituait « une erreur monumentale ». Le président a peut-être voulu se montrer courageux, mais on ne montre pas du courage en défiant une foule dont certains éléments ne peuvent pas toujours se contrôler. Il est évident que la manifestation a dépassé les bornes, mais rien ne se serait produit si M. Campbell ne s'était point montré.

    Pour M. Piché également, il n'y avait point d'habitués du Forum mêlés aux actes de violence. « Tous les gens près de moi, a-t-il dit, étaient parfaitement calmes. Je n'ai vu personne de mes connaissances parmi les manifestants. Et comme je vais au Forum régulièrement je connais, au moins de figure, ceux qui s'y rendent habituellement. »

    Geste orgueilleux

    Un vendeur d'autos de la métropole qui ne manque jamais une joute de hockey; qui nous a demandé de ne point révéler son nom, nous a déclaré de même que ses voisins réguliers du Forum étaient à leurs sièges et qu'ils n'ont aucunement pris part à la manifestation. Celle-ci, a-t-il ajouté, a pris naissance dans un coin opposé.

    Un autre habitué du Forum, M. Albert Nault, n'était pas à la joute hier soir, ayant donné ses billets à des amis. Mais, ayant appris les incidents qui s'y étaient déroulés, il n'hésitait pas à les attribuer à la présence de M. Campbell. Sa présence constituait un acte provocateur, un geste orgueilleux qui ne pouvait manquer d'en irriter plusieurs.

    Une seule chose à faire : démissionner

    Me Jacques Vadboncoeur, C.R., n'est pas d'un autre avis. Les incidents d'hier, dit-il, sont extrêmement malheureux. Mais le président Campbell admettra qu'il n'a pas fait preuve d'un jugement extraordinaire en se rendant au Forum.

    Après ces incidents, déclare me Vadboncoeur, M. Campbell n'a qu'une chose à faire: démissionner.

    Comme les autres déjà cités, me Vadboncoeur est convaincu que les incidents regrettables d'hier ne sont pas attribuables aux habitués du Forum, mais à un groupe de fiers-à-bras qui ont probablement pénétré sans billets dans l'enceinte du Forum.

    Décision à rajuster

    Citons, enfin, le témoignage de M. Maurice Custeau. Les incidents d'hier soir, dit M. Custeau, sont infiniment regrettables pour la renommée de la métropole et des partisans du club Canadien, en particulier, mais ils ont été provoqués par M. Campbell.

    Sa présence, faisant suite à une décision injuste prise prématurément, constituait comme un défi. Les conséquences ont évidemment dépassé les plus sombres prévisions.

    Les auteurs du fracas ne sont cependant pas des amateurs réguliers, mais apparemment un groupe de jeunes écervelés qui n'étaient venus à la joute que pour faire regretter au président la décision qu'il avait rendue dans le cas de Richard.

    M. Custeau exprime finalement l'opinion que les autorités concernées devraient prendre leurs responsabilités en main. Que l'on rajuste la décision qui a provoqué ces réactions ou que M. Campbell donne sa démission.

  • « Texte de la décision du président Campbell », La Presse, le 17 mars 1955

    Texte de la décision du président Campbell

    Voici le texte de la déclaration émise hier par le président Clarence Campbell, de la Ligue Nationale, à l'occasion de la suspension de Maurice Richard, des Canadiens de Montréal, pour le reste de la saison. M. Campbell a remis ce texte aux journalistes présents.

    "L'enquête officielle sur les incidents de dimanche soir dernier, à Boston, alors que Maurice Richard, des Canadiens, s'est vu imposer une punition de match pour avoir délibérément blessé Hal Laycoe, des Bruins, avec son bâton, avant de frapper le juge de lignes Cliff Thompson à la figure, alors que ce dernier tentait d'empêcher le joueur des Canadiens de se battre, a été conduite, hier matin, au quartier général de la Ligue Nationale.

    L'enquête a été conduite par le président, Clarence S. Campbell. Y assistaient également : Carl Voss, arbitre en chef de la Ligue Nationale, l'arbitre Frank Udvari, les juges de lignes Sammy Badcock et Cliff Thompson, Maurice Richard, Dick Irvin et Ken Reardon, des Canadiens de Montréal, Hal Laycoe et Lynn Patrick, des Bruins de Boston.

    Richard atteint

    Les faits, tels que les ont exposés les officiels et les témoins, dans leur rapport, indiquent que vers la 14e minute de jeu de la troisième période, alors que les Bruins étaient à court d'un homme, et que les Canadiens avaient retiré leur gardien de buts pour le remplacer par un sixième avant, Richard franchissait la ligne bleue, dans le territoire des Bruins. On ne sait pas exactement qui avait le disque, mais on est assuré que c'était Richard ou Laycoe. Alors que Richard dépassait Laycoe, ce dernier leva son bâton et atteignit Richard à la tête. L'arbitre, promptement et visiblement, indiqua qu'il y aurait punition contre Laycoe. Il permit cependant de poursuivre le jeu, étant donné que les Canadiens étaient encore en possession du disque.

    Richard continua, contourna les buts des Bruins et revint sur ses pas, presque jusqu'à la ligne bleue, avant que le jeu ne fût arrêté par un coup de sifflet. Richard porta la main à la tête pour indiquer à l'arbitre qu'il avait été blessé.

    Début de la bagarre

    Il se mit soudainement à patiner en direction de Laycoe, qui se trouvait tout près, et brandissant son bâton au-dessus de sa tête, avec ses deux mains, en assena un coup à l'épaule et à la tête de Laycoe. Au moment où Laycoe était frappé, il avait déjà laissé tomber son bâton et enlevé ses gants.

    Les juges de lignes empoignèrent les deux joueurs, et on enleva à Richard son bâton. Ce dernier réussit cependant à se dégager de l'étreinte de Thompson et s'empara d'un bâton qui traînait sur la glace. D'une seule main, il en administra deux coups dans le dos de Laycoe, brisant ainsi le bâton.

    Le juge de lignes Thompson empoigna de nouveau Richard, mais ce dernier réussit de nouveau à se dégager. Il saisit un autre bâton et s'élança pour frapper Laycoe une troisième fois. Laycoe s'écarta pour éviter de recevoir le coup dans le dos.

    Juge de lignes frappé

    Le juge de lignes réussit de nouveau à saisir Richard et, cette fois, le fit tomber sur la glace. Il le tint là jusqu'à ce qu'un joueur des Canadiens vienne le repousser. Richard se releva et administra deux solides coups de poing à la figure de Thompson.

    Thompson réussit finalement à maîtriser Richard, et fit signe à l'entraîneur des Canadiens de venir le chercher pour le conduire à la clinique, où on lui fit quatre ou cinq points de suture pour refermer la blessure, du côté gauche de la tête.

    L'arbitre fit rapport des punitions au chronométreur, imposant une punition de match à Richard pour avoir délibérément blessé Laycoe. Il imposa également une punition de cinq minutes à Laycoe, pour avoir tenu son bâton élevé, et avoir causé une blessure à la tête de Richard. Alors qu'il se trouvait devant le banc des punitions, l'arbitre ordonna à Laycoe de prendre sa place sur le banc. Celui-ci refusa d'obéir et l'arbitre lui imposa une autre punition de dix minutes, pour mauvaise conduite. En entrant dans la boîte aux punitions, Laycoe lança une serviette dont il s'était servi pour s'essuyer, en direction de l'arbitre Udvari, qu'il attrapa à la jambe.

    Laycoe témoigne

    Laycoe a témoigné que lors du premier contact entre lui et Richard, à la ligne bleue, alors que le jeu était en cours, il reçut, du joueur des Canadiens, un violent coup de bâton sur ses verres, et qu'immédiatement et instinctivement, il remit le coup.

    Les arbitres ne mentionnèrent nullement cet incident, et Richard ne sait pas si oui ou non il a alors frappé Laycoe.

    On n'a pas nié que tous les coups aient été portés par Richard, tel qu'il a été rapporté par les officiels, mais on a soutenu qu'il ne savait pas ce qu'il faisait à cause de ce coup qu'il avait reçu à la tête.

    On a également soutenu que lorsqu'il frappa le juge de lignes à la figure avec ses poings, il le prit pour un des joueurs des Bruins, qui patinaient près de l'endroit de la bataille. Cette erreur a été attribuée au coup qu'il avait reçu, et au sang qui s'échappait abondamment de sa blessure.

    Geste inconcevable

    En tenant compte des effets que ce coup à la tête de Richard aurait pu provoquer et admettant que ce coup ait pu l'inciter à frapper, instinctivement, la personne qui l'avait blessé, il est concevable que ce geste de Richard ait été une réaction vive et instinctive. Il n'est cependant pas concevable qu'il ait persisté à se dégager des prises de Thompson, qu'il ait persisté à ramasser d'autres bâtons, et qu'il ait recommencé deux fois les hostilités.

    Il est possible, dans certains cas, dans une mêlée, qu'un joueur prenne accidentellement un officiel pour un joueur adversaire, ou qu'il frappe accidentellement un officiel qui se trouverait dans la mêlée, mais la seule personne qui se trouvait près de Richard, dans ses tentatives pour rejoindre Laycoe, était le juge de lignes Thompson. Il n'éprouva aucune difficulté à repérer Lacoe dans ses attaques. De plus, la principale couleur des uniformes des Bruins de Boston est le blanc, tandis que les gilets des officiels sont orange foncé.

    Aucune hésitation

    Je n'ai aucune hésitation à en venir à la conclusion, en me fondant sur les preuves soumises, que l'attaque contre Laycoe a non seulement été délibérée, mais persistante et à l'encontre de toute autorité. J'en conclus également que l'arbitre a fait preuve de bon jugement et a appliqué les règlements en imposant une punition de match.

    Je suis également convaincu que Richard n'a pas frappé le juge de lignes Thompson par accident, ou par erreur, comme certains l'ont affirmé.

    La détermination d'une punition apropriée, dans un cas semblable, est toujours difficile. Dans le cas qui nous intéresse, il est cependant à remarquer qu'il y a singulièrement peu de contradiction dans la preuve présentée quant aux principaux incidents.

    Incident antérieur

    Notre décision peut également s'appuyer sur un incident qui s'est produit, il y a moins de trois mois, lorsque Richard s'est comporté de façon à peu près identique. Là encore, Richard a ersisté à frapper son adversaire avec un bâton, et a défié l'autorité des officiels.

    Lors de ce premier incident, il est heureux que les officiels et ses coéquipiers aient empêché Richard de causer des blessures graves à qui que ce soit, et conséquemment la punition a été moins sévère. Il avait alors été solennellement averti de ne pas recommencer et il avait donné l'assurance solennelle qu'il ne recommencerait pas.

    Il est très regrettable que dans le cas présent, les officiels et ses coéquipiers n'aient pas réussi à le mater, et il est encore plus regrettable que ses coéquipiers n'aient pas coopéré avec les juges en le retenant.

    Conséquemment le temps de la tolérance et de la clémence est révolu. Il importe peu que ces agissements soient le produit d'une instabilité de caractère ou un défi délibéré à l'autorité. Ce genre de conduite ne peut être toléré de la part de personne, que le joueur soit une étoile ou non.

    Comme résultat, Richard sera donc suspendu pour toutes les parties régulières tout aussi bien que pour toutes les joutes des éliminatoires, c'est-à-dire pour le reste de la saison en cours".

Suggestions d'autres activités

Demandez aux élèves d'interroger leurs grands-parents ou leurs voisins plus âgés sur leurs souvenirs de hockey et sur la signification de ce sport pour eux quand ils étaient jeunes et de rédiger un rapport sur leurs découvertes.

Demandez aux élèves de retracer l'histoire d'une pièce d'équipement de hockey et de raconter ses diverses transformations et améliorations au cours des ans.

Demandez aux élèves de regarder une partie de hockey et d'écrire un article sur la partie.

La Coupe Stanley a une histoire intéressante. Elle a été volée, perdue et empruntée. Elle a été cabossée, est tombée à l'eau et a même grandi avec les années. Demandez aux élèves de trouver une histoire intéressante concernant la Coupe Stanley, de rédiger un compte rendu et de le présenter à la classe.

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