Martin Brian Mulroney - 18e premier ministre du Canada

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Tout au long de notre histoire, le commerce a joué un rôle crucial pour la subsistance du Canada. Aujourd’hui, près du tiers de notre production est exporté. Peu de pays dépendent autant du commerce. Cette tendance menace l’emploi de nombreux Canadiens et la qualité de vie de tout le pays. Nous devons réagir à cette menace et renverser cette tendance. Pour ce faire, il nous faut établir avec les États-Unis de meilleures relations commerciales, plus justes et plus prévisibles. Il y va de plus de deux millions d’emplois directement liés à l’accès du Canada au marché américain.

-Brian Mulroney, 1985

Biographie

Brian Mulroney considère comme essentielle la capacité du Canada de soutenir la concurrence internationale et la juge affaiblie par des années de dépenses sociales libérales. Pour assurer l’accès aux marchés internationaux, indispensable à la prospérité, il signe l’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis en 1988 et l’Accord de libre-échange nord-américain en 1992.

Martin Brian Mulroney naît à Baie-Comeau (Québec) en 1939. Il entre à quatorze ans à l’école secondaire catholique St. Thomas de Chatham (Nouveau-Brunswick). En 1955, il s’inscrit à l’Université St. Francis Xavier à Antigonish (Nouvelle-Écosse), où il étudie les arts et le commerce, et se spécialise en sciences politiques. Diplômé avec distinction en 1959, il entreprend des études de droit à l’Université Dalhousie, à Halifax, qu’il quitte l’année suivante pour l’Université Laval à Québec. En 1964, il accepte une offre du prestigieux cabinet d’avocats Howard, Cate, Ogilvy et al., et s’installe à Montréal.

En 1966, il participe à titre de juriste à la Commission d’enquête sur les conditions de travail dans les ports du Saint-Laurent, menée par Laurent Picard, ce qui lui permettra d’acquérir une solide expérience comme négociateur en relations de travail. En 1974-1975, il se fait remarquer par son travail au sein de la Commission d’enquête Cliche sur l’industrie de la construction au Québec, mise sur pied par le premier ministre Robert Bourassa. La Commission dévoile une corruption et une violence sans précédent dans l’industrie de la construction. L’important rapport Cliche vaudra à Mulroney l’estime de la population québécoise.

Dès l’université, Mulroney est actif sur la scène politique. Il adhère au Parti progressiste-conservateur et fait campagne pour les Tories de la Nouvelle-Écosse en 1956. Il participe aussi à la vie politique étudiante; il se fait élire premier ministre du parlement modèle de l’Université St. Francis Xavier. À Laval, il est élu vice-président de la Fédération des étudiants progressistes-conservateurs et, en 1961, devient conseiller étudiant de Diefenbaker. Juriste à Montréal, il continue à travailler en coulisse pour les progressistes-conservateurs; il collabore à la production de publications, à des campagnes de financement et à la recherche de candidats.

En 1976, Mulroney se présente à la direction du Parti progressiste-conservateur fédéral, mais il est éliminé par Joe Clark au troisième tour de scrutin. S’il est réputé au Québec grâce à la Commission Cliche, il est moins bien connu du parti hors de la province, et plusieurs considèrent comme un handicap le fait qu’il n’a jamais été élu au Parlement. Après le congrès à la chefferie, Mulroney accepte un poste de vice-président à la société minière Iron Ore et en devient président l’année suivante.

En 1983, il se présente de nouveau à la direction du parti. Le fait d’être le seul candidat bilingue du Québec constitue pour lui un précieux atout auprès des progressistes-conservateurs à l’échelle nationale. Il gagne la course à la chefferie et obtient son premier siège en Chambre en remportant une élection partielle dans la circonscription de Central Nova (Nouvelle-Écosse). Aux élections de 1984, il est élu premier ministre avec la seconde plus forte majorité parlementaire de l’histoire canadienne; le Parti progressiste-conservateur a remporté 211 sièges. Réélu quatre ans plus tard, le Parti forme de nouveau un gouvernement majoritaire.

Au cours de ses neuf années au pouvoir, Mulroney fait adopter la taxe sur les produits et services. Il fait enchâsser les droits linguistiques du Nouveau-Brunswick dans la Constitution et signe l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut, une réalisation majeure au chapitre des revendications territoriales autochtones, qui mènera à la création d’un troisième territoire.

Deux initiatives importantes sont prises sous le gouvernement de Brian Mulroney dans le but de réformer le régime constitutionnel : l’Accord du lac Meech qui n’a pas reçu la sanction de toutes les provinces et n’a donc pas pu être mis en oeuvre, et l’Accord de Charlottetown qui aurait réformé le Sénat et apporté des changements majeurs à la Constitution; il a été rejeté lors d’un référendum pancanadien tenu en octobre 1992.

Le gouvernement Mulroney a aussi négocié un traité sur les pluies acides avec les États-Unis, et joué un rôle de premier plan dans la campagne contre l’apartheid en Afrique du Sud et dans la création du Sommet de la Francophonie.

En 1993, Mulroney renonce à la politique et retourne à la pratique du droit.

Relations Internationales

Dès le début de son mandat, Brian Mulroney promet d’améliorer les relations canado-américaines. Il rencontre le président Ronald Reagan en mars 1985 afin de discuter de la défense antimissiles et du libre-échange. La réunion, tenue le jour de la Saint-Patrick, a pris le nom de Sommet irlandais; elle ouvre la voie à l’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis signé en1988. Un autre traité commercial, cette fois entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, appelé Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), est signé en 1992.

En 1986, les Nations Unies honorent le peuple canadien en lui offrant la médaille Nansen, distinction qui souligne son engagement envers les réfugiés. En 1989 est créée la Commission de l’immigration et du statut de réfugié.

Pendant la guerre du golfe Persique en 1991, le Canada appuie les forces des Nations Unies; il envoie des troupes terrestres, des navires et des avions, et offre les services d’un hôpital de campagne.

En 1994 est créé le Centre Pearson pour le maintien de la paix, nommé ainsi en l’honneur de Lester B. Pearson, ancien premier ministre canadien et lauréat en 1957 du prix Nobel de la paix. Le Centre fait la promotion de la paix et de la sécurité; il offre de la formation à des civils, à des militaires et à des membres des forces policières du Canada et d’ailleurs, qui servent dans des régions en conflit.

Autres faits

Études

  • Université St. Francis Xavier, à Antigonish, en Nouvelle-Écosse (B.A., 1959)
  • Université Laval, à Québec (LL.L., 1964)

Emplois

  • Avocat (reçu au Barreau du Québec en 1965)
  • 1974-1975, membre de la Commission Cliche
  • 1976-1977, vice-président, compagnie Iron Ore
  • 1977-1983, président, compagnie Iron Ore
  • Auteur

Circonscriptions

  • 1983-1984, Central Nova (Nouvelle-Écosse)
  • 1984-1988, Manicouagan (Québec)
  • 1988-1993, Charlevoix (Québec)

Vie Politique

  • Chef de l’opposition, 1983-1984
  • Accord du lac Meech, 1987
  • Loi sur le multiculturalisme canadien, 1988
  • Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis, 1988
  • Création de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada, 1989
  • Plan vert du Canada pour un environnement sain, 1990
  • Participation du Canada à la guerre du Golfe, 1991
  • Taxe sur les produits et services, 1991
  • Accord de libre-échange nord-américain, 1992
  • Accord de Charlottetown, 1992
  • Accord sur les revendications territoriales du Nunavut, 1993

Aides à la recherche

Photographe de Martin Brian Mulroney - Canada's 18th Prime Minister

Droits/Sources

Faits en bref

Mandats

  • 17 septembre 1984 - 25 juin 1993

Parti politique

  • Progressiste-conservateur
  • 1983-1993, chef du parti

Naissance

  • 20 mars 1939
  • Baie-Comeau (Québec)

Vie Privée

  • Marié en 1973 à Mila Pivnicki (née en 1953)
  • Une fille et trois fils
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