Sir John Alexander Macdonald - 1er premier ministre du Canada

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Quand dame Fortune vous verse son pot de chambre sur la tête, souriez et dites « nous aurons une averse d’été ».

-Sir John A. Macdonald, vers 1875

Biographie

Sir John A. Macdonald affronte l’adversité plus d’une fois au cours de sa vie, mais son sens de l’humour le soutient toujours lors de difficultés. En tant que premier ministre du Canada, il a probablement rencontré plus d’obstacles que tous ses successeurs.
 
Né à Glasgow, en Écosse, John A. Macdonald immigre au Canada avec ses parents à l’âge de cinq ans. À quinze ans, il est stagiaire chez un avocat de Kingston et à dix-neuf ans, il ouvre son propre cabinet. Ses premières incursions en politique remontent à 1843, lorsqu’il devient conseiller municipal. L’année suivante, il est élu député conservateur de Kingston à l’Assemblée législative de la Province du Canada, constituée par les actuelles provinces de l’Ontario et du Québec. De 1856 à 1862, il est copremier ministre de la Province du Canada, d’abord avec Étienne-Paschal Taché, puis avec George-Étienne Cartier.
 
Tout au long des années 1860, Macdonald appuie le mouvement pour la Confédération. Depuis plusieurs années s’est implanté le mouvement pour l’union des provinces maritimes. Lorsque la Province du Canada s’intéresse à la Confédération, on organise une conférence à Charlottetown le 1er septembre 1864. Chaque province fait valoir ses propres arguments « anti-Confédération », et Terre-Neuve prend carrément position contre l’union. Dans les Maritimes plus prospères, on a l’impression que la Confédération va nuire à l’autonomie. Dans le Canada-Est (Québec), on craint que la Confédération n’entraîne l’affaiblissement des intérêts canadiens-français.
 
Finalement, plusieurs événements extérieurs accélèrent le processus d’acceptation de la Confédération. La guerre de Sécession (1861-1865), les raids des fenians en 1866 et la politique étrangère généralement belliqueuse des États-Unis inquiètent les provinces qui souhaitent protéger les colonies britanniques en Amérique du Nord.
 
Macdonald joue un rôle de premier plan dans la promotion de la Confédération, au point de conclure une alliance avec son féroce adversaire politique et chef de l’opposition, George Brown. Mettant à contribution sa large vision personnelle et ses compétences constitutionnelles, Macdonald rédige l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, qui établit le système fédéral dans le cadre duquel les trois provinces, soit le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et la Province du Canada (aujourd’hui le Québec et l’Ontario), s’unissent le 1er juillet 1867.
 
Macdonald est nommé premier ministre du Canada et remporte les élections fédérales tenues le mois suivant. Ériger une nation, voilà qui résume bien l’objectif principal de son premier gouvernement. Les communications entre les provinces étant essentielles, il entreprend la construction du chemin de fer transcontinental qui doit relier Halifax à la côte du Pacifique en passant par les deux nouvelles provinces du Canada, le Manitoba et la Colombie-Britannique, et par les Territoires du Nord-Ouest.

Sous la direction de Macdonald, le Canada obtient graduellement une certaine autonomie par rapport à la Grande-Bretagne en ce qui a trait à la gestion de ses affaires étrangères. Macdonald instaure également un système de tarifs douaniers destiné à protéger les produits canadiens contre les importations étrangères, américaines surtout, et à favoriser la croissance économique.
 
Le gouvernement Macdonald a réalisé plusieurs grands projets, mais il a également affronté de nombreuses difficultés. Les révélations concernant des ententes douteuses entre les conservateurs et le consortium des chemins de fer font éclater en 1873 le scandale du Pacifique. Le gouvernement Macdonald doit démissionner, et les conservateurs perdent les élections de 1874. Macdonald revient au pouvoir en 1878, mais les difficultés politiques continuent. Les Canadiens français sont outrés par la façon dont il traite la rébellion du Nord-Ouest, en 1885, et par l’exécution de Louis Riel. Il en résulte un antagonisme entre Canadiens français et anglais qui existera longtemps. Les démêlés devant les tribunaux entre le gouvernement fédéral et les provinces affaiblissent le pouvoir central imaginé par Macdonald.
 
Dans sa vie privée, Macdonald a sa part de malheurs. En périodes de grande tension, il lui arrive souvent d’abuser de l’alcool. Sa première épouse, Isabella, est invalide, et décède en 1856. Un seul de leurs deux fils survit jusqu’à l’âge adulte. Macdonald se remarie en 1867 avec Susan Agnes Bernard.

La joie procurée par la naissance de leur fille, en 1869, est ternie par l’hydrocéphalie dont celle-ci est affectée, une maladie qui cause des troubles mentaux et physiques.
 
Aux élections de mars 1891, Macdonald remporte une quatrième victoire consécutive. Il meurt trois mois plus tard, laissant une nation couvrant un vaste territoire géographique, composée de deux peuples fondateurs d’origine européenne aux cultures et vues politiques diverses. À son décès, des milliers de Canadiens lui rendent un dernier hommage au Parlement où sa dépouille est exposée; de nombreux autres s’entassent le long des voies ferrées pour voir passer le train qui ramène son corps à Kingston.

Relations Internationales

Après la Confédération, le Canada administre ses affaires nationales de façon autonome, et accède lentement au droit et à la capacité d’agir, à l’échelon international, comme un pays indépendant.

En 1871, Macdonald participe à la Conférence de Washington, au cours de laquelle sont abordées plusieurs questions opposant les États-Unis à la Grande-Bretagne. Certaines de ces questions concernent le Canada, telles que la pêche, l’invasion des fenians et les revendications relatives à la guerre civile américaine.

Le gouvernement de John A. Macdonald crée en 1880 le poste de haut-commissaire du Canada en Grande-Bretagne et, en 1882, un commissaire général représente le Canada en France.

De 1880 à 1885, la Canadian Pacific Railway Company cherche de la main-d’oeuvre à bon marché pour travailler à la construction du chemin de fer; ainsi fait-elle venir des ouvriers chinois au pays. Une fois la construction achevée, le gouvernement fédéral impose à tout nouvel immigrant chinois une taxe d’entrée de 50 dollars, afin de dissuader les familles de ces ouvriers d’immigrer au Canada.

Au cours de la campagne électorale de 1891, les libéraux souhaitent établir une union commerciale avec les États-Unis en signant un autre traité de réciprocité. Macdonald s’y oppose, convaincu que la réciprocité ouvrirait la porte à l’annexion. Il fait alors une déclaration qui deviendra célèbre : « Je suis né sujet britannique, et sujet britannique je mourrai. » Les conservateurs gagnent les élections.

Autres faits

Études

  • Midland District Grammar School et John Cruickshank School, à Kingston (Ontario)

Emplois

  • Avocat (reçu au Barreau du Haut-Canada en 1836)
  • 1837, membre de la milice de la Commercial Bank
  • 1843-1846, conseiller municipal à Kingston (Ontario)

Circonscriptions

  • 1867-1878, 1887-1891, Kingston (Ontario)
  • 1878-1882, Victoria (Colombie-Britannique)
  • 1882-1887, Carleton (Ontario)

Autres Charges

  • 1847-1848, receveur général, Province du Canada
  • 1854-1858, 1858-1862, 1864-1867, procureur général, Canada-Ouest
  • 1861-1862, 1865-1867, Affaires de la milice
  • 1867-1873, ministre de la Justice et procureur général
  • 1878-1883, ministre de l’Intérieur
  • 1878-1887, surintendant général des Affaires indiennes
  • 1889-1891, ministre des Chemins de fer et Canaux

Vie Politique

  • Copremier ministre, Province du Canada, avec Étienne-Paschal Taché
  • 1856-1857, et George-Étienne Cartier, 1857-1858, 1858-1862
  • Codirigeant de la Grande Coalition avec George-Étienne Cartier et George Brown, 1864-1865, et George-Étienne Cartier, 1865-1867
  • Père de la Confédération, 1867
  • Création des provinces du Manitoba, 1870, de la Colombie-Britannique,    1871, et de l’Île-du-Prince-Édouard, 1873
  • Rébellion de la rivière Rouge, 1870
  • Construction du chemin de fer du Canadien Pacifique, 1871-1885
  • Création de la Police montée du Nord-Ouest, 1873
  • Scandale du Pacifique, 1873
  • Chef de l’opposition, 1873-1878
  • Politique nationale, 1879
  • Rébellion du Nord-Ouest, 1885
  • Création du premier parc national à Banff (Alberta), 1885

Aides à la recherche

Photographe de Sir John Alexander Macdonald - Canada's 1st Prime Minister

Droits/Sources

Faits en bref

Mandats

  • 1er juillet 1867-5 novembre 1873
  • 17 octobre 1878-6 juin 1891

Parti politique

  • Libéral-conservateur (précurseur du Parti progressiste-conservateur)
  • 1867-1891, chef du parti

Naissance

  • 11 janvier 1815
  • Glasgow, en Écosse
  • Immigre à Kingston, dans le Haut-Canada (auj. l’Ontario), en 1820

Décès

  • 6 juin 1891
  • Ottawa (Ontario) pendant qu’il est encore au pouvoir
  • Inhumé au cimetière de Cataraqui, près de Kingston (Ontario)

Vie Privée

  • Marié en 1843 à Isabella Clark (1811-1856)
  • Deux fils, dont un meurt en bas âge
  • Remarié en 1867 à Susan Agnes Bernard (1836-1920)
  • Une fille
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