George Coles (20 septembre 1810 - 21 août 1875)

Photo : George Coles

George Coles
© Public Archives and Records Office of Prince Edward Island/ No d'acquisition 2755/120

George Coles sera premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard à trois reprises entre 1851 et 1868. Bien qu'il soit en faveur de l'union au début, il change d'avis à l'examen des Résolutions de Québec, qui l'amènent à croire que l'entente ne répond pas aux besoins de l'Île.

 

George Coles naît à l'Île-du-Prince-Édouard. Il est le fils de James Coles et de Sarah Tally. Il fait peu d'études et se rend en Angleterre à 19 ans, où il s'initie à l'industrie brassicole. Pendant qu'il est en Angleterre, il épouse Mercy Haine le 14 août 1833. La même année, sa femme et lui reviennent à l'Île-du-Prince-Édouard, où il sera marchand, brasseur, opérateur de machinerie à vapeur, exploitant agricole, propriétaire terrien et politicien. G. Coles est un personnage haut en couleur. On dit qu'il s'est battu en duel avec Edward Palmer et a provoqué James C. Pope en duel. Il est reconnu coupable de voie de fait dans les années 1850. Alors qu'il est membre du gouvernement provincial, en 1846, il passe 31 jours sous la garde du sergent d'armes parce qu'il a refusé de retirer une affirmation faite devant l'Assemblée.

En 1842, G. Coles est élu à la Chambre d'assemblée de l'Île-du-Prince-Édouard. Au début, il est pour le Parti conservateur, mais il se trouve souvent en conflit avec la direction du Parti. Il rompt avec les conservateurs (« Tories ») en 1847 et se joint aux réformistes. Il est l'une des figures dominantes de la promotion du gouvernement responsable dans les années 1840. En 1851, il devient le premier premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard sous le nouveau système de gouvernement. Il occupera le poste, à part une brève interruption, jusqu'en 1859, lorsque son gouvernement perd le pouvoir. Il passera alors chef de l'opposition. Comme bien des politiciens de l'Île, à l'époque, G. Coles est aux prises avec la question des propriétaires terriens non résidents, qui affligera la politique de l'Île pendant près d'un siècle. Il n'est pas un allié des propriétaires terriens et ne soutient pas non plus les groupes radicaux comme la Tenant League (ligue des fermiers à bail), mouvement de masse qui recommande le non-paiement des redevances.

En 1864, G. Coles est délégué à la Conférence de Charlottetown. Il participe également à la Conférence de Québec (sa fille Mercy tiendra un journal personnel des délibérations qui y ont lieu). Il est en faveur de l'union, au début, à condition que les modalités comprennent une solution à la question des terres. Toutefois, comme l'offre d'achat des terres appartenant à des propriétaires fonciers se trouvant à l'étranger ne fait pas partie des discussions à Québec, il change son fusil d'épaule. Il retourne à l'Île-du-Prince-Édouard pour diriger le Parti libéral, qui s'oppose à l'union.

G. Coles devient premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard pour la troisième fois en 1867, mais il est évident que sa santé décline. En 1868, il donne sa démission comme premier ministre et ne sera pas une figure dominante aux sessions suivantes de la législature. Il meurt à Charlottetown.

Sources

  • Callbeck, Lorne. The cradle of Confederation. Fredericton : Brunswick Press, 1964.

  • Robertson, Ian Ross. « Coles, George ». Canadian encyclopedia : year 2000 edition. Sous la direction de James H. Marsh. 3e édition sur papier. Toronto : McClelland & Stewart, 1999. P. 506

  • Robertson, Ian Ross. « Coles, George ». Dictionary of Canadian biography. Sous la direction de Francess G. Halpenny. Toronto : University of Toronto Press, 1972. Vol. 10, p. 182-188

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