Edward Palmer (1er septembre 1809 - 3 novembre 1889)

Photo : l'honorable Edward Palmer

Edward Palmer
© Domaine public. Fournie à titre gracieux par les Public Archives and Records Office of Prince Edward Island

Avocat et politicien, Edward Palmer sera membre de l'Assemblée de l'Île-du-Prince-Édouard de 1835 à 1873. Bien qu'il participe aux conférences de Charlottetown et de Québec, il est fermement opposé à l'idée de l'union.

Edward Palmer naît à Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard). Il est le fils de James Bardin Palmer et de Millicent Jones. Il fait ses études au lycée avant d'aller étudier le droit dans le cabinet de son père; il est reçu au barreau en 1830. Il sera avocat, agent des terres, propriétaire foncier, politicien et juge. Il épouse Isabella Tremain en 1846.

E. Palmer devient membre de l'Assemblée de l'Île-du-Prince-Édouard en 1835, et il se fait rapidement valoir comme leader conservateur. On le voit bien souvent comme un défenseur du statu quo : il est contre le principe du gouvernement responsable, contre l'union avec l'Amérique du Nord britannique et, comme membre d'une famille de grands propriétaires terriens, contre la réforme agraire. (Il vendra finalement ses terres en 1870, après des conflits avec ses affermataires.) Il a également tendance à se quereller, à l'Assemblée, et a souvent des prises de bec avec George Coles et Edward Whelan. En 1849, E. Palmer devient chef des conservateurs à l'Assemblée provinciale. En 1859, il deviendra premier ministre, mais sera déclassé par son collègue John Hamilton Gray en 1863.

Edward Palmer est délégué à la Conférence de Charlottetown et à la Conférence de Québec en 1864, où il se montre vivement opposé à l'union. Son point de vue le place en désaccord complet avec John Hamilton Gray. Le conflit divise le Parti conservateur et nuit à la cause de l'union, ce qui amène E. Palmer et J. H. Gray à démissionner du Cabinet. Toutefois, E. Palmer garde son poste de procureur général.

E. Palmer est toujours farouchement contre l'union, après 1864. Il s'oppose aux « meilleures conditions » que le Canada propose en 1869. Il préfère une entente commerciale entre l'Île-du-Prince-Édouard et les États-Unis. En 1872, E. Palmer change de parti et se joint au gouvernement libéral et antifédéraliste de Robert Haythorne. Lorsque l'Île est sur le point de crouler sous les dettes, en raison de la construction du chemin de fer, en 1873, le gouvernement Haythorne dont E. Palmer est membre se voit dans l'obligation d'accepter l'union avec le Canada.

Après que l'Île-du-Prince-Édouard est entrée dans la Confédération, en 1873, E. Palmer devient juge dans le comté de Queens. Plus tard, il passera juge en chef de la même cour, et il le restera jusqu'à sa mort, à Charlottetown.

Sources

  • « Palmer, Edward ». Macmillan dictionary of Canadian biography. Sous la direction de W. Stewart Wallace. 4e édition. Toronto : Macmillan of Canada, 1978. P. 640

  • Robertson, Ian Ross. « Palmer, Edward ». Canadian encyclopedia : year 2000 edition. Sous la direction de James H. Marsh. 3e édition sur papier. Toronto : McClelland & Stewart, 1999. P. 1753

  • Robertson, Ian Ross. « Palmer, Edward » Dictionary of Canadian biography. Sous la direction de Francess G. Halpenny. Toronto : University of Toronto Press, 1982. Vol. 11, p. 664-670

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