Mary Riter Hamilton : Traces de guerre

               

Mary Riter Hamilton et Richard Wallace devant une église bombardée,
 France, v. 1919-1922.
 Courtoisie de Ron Riter.

Après la Première Guerre mondiale, les célébrations de la victoire s’essouflent pendant que les Canadiens et les Canadiennes pleurent leurs pertes. Une artiste canadienne se rend sur les champs de bataille dévastés pour y tracer un portrait indélébile des effets destructeurs de la guerre.

Biographie

Née à Teeswater en Ontario et élevée à Clearwater au Manitoba, Mary Riter Hamilton (1873-1954) a étudié l’art en Europe, où elle a fait passablement parler d’elle en tant que peintre. Elle retourne par la suite au Canada.

Pendant la Première Guerre mondiale, elle tente en vain d’obtenir une commission pour aller en Europe en tant qu’artiste de guerre. C’est finalement en 1919, six mois après la fin de la Première Guerre mondiale, que Mary Riter Hamilton entreprend une « mission spéciale » pour les Amputés de guerre du Canada. Elle doit peindre les champs de bataille de France et de Belgique pour The Gold Stripe, un magazine publié à l’intention des anciens combattants. Elle séjourne plusieurs années en Europe et produit, entre 1919 et 1922, plus de trois cents tableaux des champs de bataille.
 
Mary Riter Hamilton a subi de rudes épreuves : abris improvisés, mauvaise alimentation, intempéries. Étant donné son profond désir de documenter les horreurs de la guerre pour ses compatriotes, elle s’est épuisée physiquement et émotivement. Après cette expérience, elle a été incapable de peindre avec la même intensité.
 
Mary Riter Hamilton a refusé de vendre ses tableaux des champs de bataille et a choisi plutôt d’en faire don aux Archives nationales. Elle voulait qu’ils demeurent entre les mains du peuple canadien, afin que les anciens combattants et leurs descendances puissent les voir. 

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