Laura Gamble, Corps médical armé canadien

Services médicaux

Laura Gamble est née en 1887 à Wakefield (Québec). Infirmière au Toronto General Hospital, elle s'est enrôlée dans le Corps médical armé canadien. Elle a servi outre-mer dans des hôpitaux militaires en Angleterre, en France et en Grèce. Son travail lui a mérité une citation, de même qu'une médaille qu'elle a reçue au cours d'une cérémonie spéciale au Palais de Buckingham.

Laura Gamble était une des deux mille infirmières qui ont servi dans le Corps expéditionnaire canadien. Les infirmières militaires canadiennes étaient particulièrement reconnues pour leur gentillesse, leur efficacité et leur apparence professionnelle.

Leur travail, à proximité du front, était difficile et comportait de nombreux risques. La mort, avec laquelle elles composaient tous les jours, a aussi frappé leurs rangs et plusieurs infirmières ont perdu la vie en service commandé.

Une présence infirmière importante

Les infirmières militaires ont joué un rôle crucial dans les hôpitaux et les unités de soins, comme en témoigne l'infirmière-major du Corps infirmier, Margaret McDonald. Les conditions de vie et de travail étaient souvent difficiles et bien différentes de ce que les infirmières avaient connu dans les hôpitaux civils. Le rythme rapide, les nouveaux types de problèmes médicaux et la proximité des combats faisaient maintenant partie de leur quotidien.

Un uniforme reconnu

Les infirmières canadiennes étaient les seules infirmières ayant le rang d'officier au sein des armées alliées. Elles étaient très fières de ce grade, de leur réputation et de leur uniforme. L'uniforme des infirmières militaires canadiennes, qui leur a valu le surnom de « bluebird » (merle bleu) par sa couleur, les démarquait en tant que membres du Corps expéditionnaire canadien, mais aussi en tant qu'officiers. L'apparence des infirmières militaires, en devoir comme pendant leurs temps libres, préoccupait beaucoup les autorités militaires.

Des soins difficiles

À l'époque de la Première Guerre mondiale, les connaissances médicales des professionnels de la santé étaient plus limitées. Pour un individu, la voie de la guérison dépendait généralement de la qualité des soins infirmiers reçus. L'administration des soins en temps de guerre était compliquée par la proximité des combats et le nombre d'individus gravement blessés et malades. En plus des conditions de travail difficiles, la guerre a occasionné de nouveaux types de problèmes de santé difficilement traitables, très douloureux, dont les blessures dues aux gaz. Souvent, seuls les soins apportés par les infirmières offraient un certain soulagement aux soldats.

La mort, triste réalité du front

Une des caractéristiques les plus frappantes de la Première Guerre mondiale est sans aucun doute le nombre de vies qui y ont été perdues. Les infirmières militaires devaient chaque jour composer avec la mort. Un certain nombre d'infirmières ont aussi été tuées durant la guerre; il s'agit d'une des rares circonstances où des femmes ont perdu la vie en service commandé. Deux événements particulièrement tragiques illustrent cette réalité, soit la mort de quatre infirmières le 19 mai 1918, lors du bombardement de l'hôpital général canadien no 1, à Étaples, en France, et celle de 14 infirmières et plus de 200 autres membres du personnel le 27 juin 1918, lorsque le HMHS Llandovery Castle a été torpillé et coulé par le sous-marin allemand U-86.

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