Lottie Urquhart

Dossier de service

Charlotte « Lottie » Urquhart (1888-?) est née à New Glasgow, en Nouvelle-Écosse, le 27 mars 1888. Avant la guerre, elle vit à Québec, où elle étudie les sciences infirmières à l'Université Laval. Le 26 janvier 1916, elle s'enrôle à Montréal à titre d'infirmière militaire. En septembre 1918, elle travaille à l'hôpital général canadien no 6 à Joinville-le-Pont, tout près de Paris. L'hôpital est bombardé dans la nuit du 16 septembre 1918, lors d'un des derniers raids aériens allemands sur Paris. Malgré les quatre bombes qui atteignent la salle des malades, Urquhart continue à s'occuper des blessés. Elle reçoit la Médaille militaire pour cette démonstration de bravoure et de dévouement. Lottie Urquhart a survécu à la guerre.

Dossier de service

Document d'attestation 1

Date de naissance : 27 mars 1888 (New Glasgow, Nouvelle-Écosse)

Date de l'attestation : 26 janvier 1916

Âge lors de l'enrôlement : 27 ans et 6 mois

Taille : 5 pieds, 3 pouces

Poids : 130 livres

Description : teint moyen, yeux bleus, cheveux blonds. Presbytérienne. Cicatrice résultant d'une opération au sein gauche.

Adresse de domicile : New Glasgow, Nouvelle-Écosse

Métier ou profession : infirmière diplômée

Mariée : non

Famille : son père, John Urquhart, vivant à New Glasgow, en Nouvelle-Écosse.

Plus proche parent : son père (John Urquhart)

Branche : Corps médical de l'Armée canadienne

Théâtres de guerre : Angleterre et France

Blessures et historique médical

Document d'attestation 2
  • Octobre 1917 – Le 2 octobre, Urquhart est admise à l'hôpital général no 8 à Rouen, en France; elle souffre d'une inflammation des tissus conjonctifs dans le pied droit et d'une entorse à la cheville droite. Le 18 octobre, elle est transférée dans une maison de convalescence pour infirmières à Étretat. (Page 20)
  • Mars 1919 – Le 7 mars, elle est admise à l'hôpital militaire fixe no 46 à Étaples, en France, souffrant de la scarlatine. Elle est démobilisée quatre jours plus tard. (Pages 20 et 23)

Faits intéressants tirés du dossier de service

  • Mars-avril 1916 – Le 23 mars 1916, elle s'embarque à Halifax sur le Baltic. Elle arrive à Liverpool, en Angleterre, le 9 avril. (Page 7)
  • 31 mai 1919 – Son examen médical au moment de quitter le service révèle qu'elle a eu la diphtérie, la varicelle et la rubéole durant son enfance. Elle a bien guéri de ces maladies et ne présente aucune invalidité. De plus, en août 1913, elle a subi une opération au sein gauche, dont elle a bien récupéré. (Pages 18-19)
  • 3 juillet 1919 – Elle revient au Canada sur le Celtic. (Pages 6 et 13)

London Gazette

London Gazette – supplément 30917, page 11339, 20 septembre 1918 (anglais seulement)
« Lottie Urquhart, infirmière militaire du Corps de santé de l'Armée canadienne. Pour sa bravoure et son dévouement durant un raid aérien ennemi, alors que quatre bombes tombaient sur sa salle des malades. Méprisant le danger, elle demeura auprès des blessés. Son courage et son dévouement furent une source d'inspiration pour tous. » [traduction]

Médailles, honneurs et récompenses militaires

Données de recensement

  • Recensement de 1901
    En 1901, Lottie Urquhart a 13 ans et vit dans le comté de Pictou, en Nouvelle-Écosse, avec ses parents, John (48) et Catherine (45), et ses neuf frères et sœurs : Margaret J. (23), Annie L. (21), John A. (20), George W. (18), Charles D. (17), Ellen (15), Edwin (9), Marie (5) et Oscar P. (1). Le père est fermier, alors que le fils aîné, John, est machiniste. George est forgeron et est identifié comme le « fils du fermier ». La langue maternelle du père de Lottie est le gaélique. Tous les autres membres de la famille déclarent que l'anglais est leur langue maternelle.

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