Charles Ian Bazalgette

Dossier de service
 

Charles Ian Bazalgette (1889-1956) est né à Wimbledon, dans le Surrey, en Angleterre, et a servi dans l’armée britannique durant quatre ans avant d’immigrer au Canada. Avec sa femme et sa jeune famille, il s’installe sur une ferme dans la région de Hardisty, en Alberta. Bazalgette s’enrôle dans le 51e Bataillon du Corps expéditionnaire canadien à Edmonton, le 14 juin 1915. Il arrive en Angleterre en avril 1916 et sera ensuite envoyé en France avec le 44e Bataillon. Bazalgette éprouve plusieurs problèmes de santé qui amènent les médecins de l’Armée à le déclarer médicalement inapte au service militaire. Il retourne donc au Canada en juillet 1917 et est réformé deux mois plus tard à Calgary. Un peu plus d’un an après son retour au Canada, Bazalgette et sa femme ont un troisième enfant, un fils, qu’ils prénomment Ian Willoughby. La famille retourne vivre en Angleterre. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, Ian Willoughby Bazalgette est décoré de la Croix de Victoria alors qu’il est pilote de bombardier dans la Royal Air Force. Si les titulaires de la Croix de Victoria sont très peu nombreux, il n’est pas rare que deux générations d’une même famille canadienne s’engagent dans l’Armée, le père servant lors de la Grande Guerre et le fils pendant la Deuxième Guerre mondiale ou la guerre de Corée. Charles Ian Bazalgette est mort dans le Surrey, en Angleterre, le 3 janvier 1956.

Dossier de service

Document d'attestation 1
 

Date de naissance : 27 novembre 1889 (Wimbledon, Angleterre)

Date d’attestation : 14 juin 1915 (Edmonton, Alberta)

Âge lors de l’enrôlement : 26 ans et 7 mois

Service militaire antérieur : quatre ans avec le 2nd Volunteer Battalion, Royal Sussex

Taille : 6 pieds et ½ pouce

Poids : 159 livres

Description : teint clair, yeux bruns, cheveux bruns. Cicatrice sous l’œil droit. Vue faible, porte des lunettes. Église anglicane.

Adresse de domicile : case postale 909, Hardisty, Alberta et 2020, 35e avenue SO, Calgary, Alberta

Métier ou profession : fermier

Marié : oui

Plus proches parents : Son père est décédé. Sa mère, Ethel Mary Bazalgette. Sa femme, Marion Edythe Bazalgette (née Bunn). En mars 1916, deux enfants, Deryck James Norman (2½ ans) et Ethel Constance Anna (13 mois). Un troisième enfant, Ian Willoughby, est né après la guerre.

Théâtre de guerre : France

Blessures et historique médical

Document d'attestation 2 
  • 9 mai 1916 – Bazalgette est hospitalisé en Angleterre, moins de deux semaines après son arrivée dans ce pays. Souffrant d’une inflammation des glandes du cou, il est traité par des applications d’iode et des expositions aux rayons X, puis opéré pour inciser un abcès. Après avoir passé 45 jours à l’hôpital, il reçoit son congé. Il est alors envoyé en France avec le 44e Bataillon.
  • 31 octobre 1916 – Il tombe malade dans un village près d’Albert et souffre de nombreux maux, dont la fièvre des tranchées. Son rythme cardiaque est irrégulier.
  • 4 novembre 1916 – Il revient malade de la base et il est transféré au poste d’évacuation sanitaire. Il a attrapé la rougeole (aussi appelée rubéole), une maladie extrêmement contagieuse.
  • Décembre 1916 – Il est toujours à l’hôpital et a contracté la fièvre des tranchées.
  • Son état est décrit de diverses manières : on parle d’une entérite sévère, d’une pyrexie d’origine inconnue et d’une fièvre des tranchées.
  • Ses médecins écrivent qu’il éprouve des vertiges et de la dyspnée à l’effort et des douleurs cardiaques la nuit, et qu’il a du mal à dormir.
  • Janvier 1917 – Il reçoit un diagnostic de maladie cardiovasculaire. Son cœur est hypertrophié et ses battements sont irréguliers.
  • Lorsqu’il est réformé, il a perdu 60 % de sa santé et de sa capacité. 
  • 30 septembre 1917 – Le comité médical recommande que Bazalgette soit réformé parce qu’il est médicalement inapte à poursuivre son service militaire.

Faits intéressants tirés du dossier de service

  • Il est décrit comme le seul soutien de sa mère, qui est veuve.
  • À son décès, après la guerre, une croix est envoyée à son épouse. Cela signifie généralement que le décès est directement lié au service en temps de guerre, même s’il survient des années après le retour à la vie civile.

The London Gazette

Aucune mention.

Médailles, honneurs et récompenses militaires (1812-1969)

Données de recensement

Aucune donnée trouvée avant 1914.

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