John Baboo

Service Record
 

John Baboo (1888-1946), un soldat sikh, est né à Sharpa, Puajah, en Inde, où il a servi pendant quatre ans dans la 28e unité de cavalerie de Madras. Alors qu’il est encore un jeune homme, il immigre au Canada et s’installe à Winnipeg, au Manitoba, où il se marie et travaille comme ouvrier et palefrenier. Baboo s’enrôle dans le 144e Bataillon des Winnipeg Rifles le 29 janvier 1916; il est ensuite transféré au 44e Bataillon. Au moment où il s’enrôle, Baboo ne porte qu’un nom. Le prénom « John » est ajouté sur le document d’attestation, possiblement par les autorités militaires, pour se conformer aux pratiques anglo-saxonnes régissant l’attribution des noms. Baboo s’embarque à Halifax à destination de l’Angleterre le 18 septembre 1916 et arrive en France le 17 janvier 1917. Le 4 avril, il est blessé à la jambe droite par un obus durant la bataille de la crête de Vimy. La blessure lui laissera des séquelles permanentes, et après un long séjour à l’hôpital, il est réformé pour des raisons médicales, en janvier 1918. Il s’installe à Victoria, en Colombie Britannique, et meurt à Saanich le 9 juillet 1948.

Dossier de service

Attestation Paper 1

 

Date de naissance : 27 mai 1888 (Sharpa, Puajah, Inde)

Date de l’attestation : 29 janvier 1916 (Winnipeg, Manitoba)

Âge lors de l’enrôlement : 27 ans et 3 mois

Service militaire antérieur : 4 ans avec la 28e cavalerie de Madras, en Inde

Taille : 5 pieds, 7 pouces

Poids : 167 livres

Description : teint foncé, yeux bruns, cheveux noirs. Il a son nom tatoué sur le bras droit à l’encre indienne. Sikh.

Adresse de domicile : avenue Henry, Winnipeg, Manitoba

Métier ou profession : palefrenier, fermier, ouvrier

Marié : oui

Plus proches parents : sa femme, Maude Alice Virginia Baboo, et sa fille, Margaret Baboo. Ses parents sont décédés.

Théâtre de guerre : France

Attestation Paper 2
 

Blessures et historique médical

  • 31 janvier 1917 – Baboo est hospitalisé parce qu’il a les oreillons. Il est jugé apte au travail trois semaines plus tard et réintégré à son bataillon le 27 février 1917.
  • 4 avril 1917 – Après quelques semaines seulement sur le front, il est grièvement blessé par un obus à la bataille de la crête de Vimy. Il souffre d’une fracture ouverte du tibia et du péroné de la jambe droite, environ 3 pouces au‑dessus de la cheville.
  • Après sa blessure, il est évacué au 6e poste d’évacuation sanitaire, train no 10, puis à l’hôpital général no 4 et en Angleterre pour y être soigné.
  • 20 avril 1917 – Il subit une intervention chirurgicale à la jambe droite.  
  • 13 juin 1917 – Il reçoit des béquilles.
  • Juillet 1917 – Il est opéré une seconde fois à la jambe droite; lors de cette intervention, on utilise un ciseau pour retirer un morceau (d’os?) tranchant.
  • 13 août 1917 – Le dossier médical indique qu’il a une cicatrice de 5 pouces sur la face intérieure de la jambe droite, qu’il marche avec des béquilles et qu’il ne souffre d’aucun engourdissement en raison de sa blessure. Une image de rayon X dans son dossier indique que l’os se « ressoude assez bien ».

Faits intéressants tirés du dossier de service

  • Après la guerre, la famille déménage au 837, rue Bay, à Victoria, en Colombie‑Britannique.
  • La conduite de Baboo durant son service est qualifiée de très bonne.
  • Il a servi dans l’armée indienne avant de s’enrôler dans le Corps expéditionnaire canadien.
  • La crête de Vimy est mentionnée dans le dossier de Baboo; on y trouve aussi une description complète des blessures qui lui ont fait passer 56 jours à l’hôpital. Lorsqu’il est réformé, il boite légèrement et doit marcher à l’aide d’une canne. Selon le comité médical surveillant sa libération, sa jambe droite est déformée à l’emplacement de la blessure, elle porte d’importantes cicatrices et elle est plus courte d’un pouce que sa jambe gauche.

The London Gazette

Aucune mention.

Médailles, honneurs et récompenses militaires (1812-1969)

Aucune mention.

Données de recensement

Aucune mention.

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