Louis Riel

Sa vie et son époque racontées à partir des documents de la collection de Bibliothèque et Archives Canada.

Date de naissance : 22 octobre 1844

Lieu de naissance : Colonie de la Rivière-Rouge (Manitoba)

Mère (canadienne-française) : Julie Lagimodière

Père (Métis) : Louis Riel (père)

Frères : Elie, Alexandre, Philomème, Charles and Joseph Riel

Sœurs : Sara, Marie, Octavie, Eulalie and Henriette Riel

Épouse : Marguerite Monet dit Bellehumeur

Enfants :

Photographie de son fils et sa fille

Chronologie:

1844

Louis Riel est né sur la ferme de ses grands-parents maternels (Jean-Baptiste Lagimodière et Marie-Anne Gaboury) dans la paroisse de Saint-Boniface, au Manitoba. Riel est l’aîné d’une famille de onze enfants.

1858

Monseigneur Alexandre-Antonin Taché prend des dispositions pour que Riel étudie au Petit Séminaire de Montréal.

1864

À la mort de son père, Louis Riel renonce à l’idée de devenir prêtre. En 1865, il s’engage comme greffier dans un bureau d’avocats de Montréal, afin de subvenir aux besoins de sa famille à la Rivière-Rouge. 

1869

William McDougall est nommé lieutenant-gouverneur. Son idéologie nationaliste et ses liens avec Charles Mair et le très agressif mouvement « Canada First » étaient déjà connus à la Rivière-Rouge où des sympathisants de l’Est, comme John Christian Schultz, avaient déjà formé le noyau d’un parti politique canadien.

Les Métis et d’autres habitants des territoires résistent lorsqu’une équipe d’arpenteurs dirigée par John Stoughton Dennis, un ancien camarade de classe de McDougall, et Charles Mair, en tant que trésorier, tentent de superposer un système de quadrillage au mode traditionnel d’occupation des terres.   

Janvier Charles Mair publie une série d’articles dans les journaux, critiquant ouvertement les Métis. Il désapprouve le biculturalisme qui existe dans la colonie de la Rivière-Rouge. 

Février La réplique de Louis Riel dans laquelle il défend le peuple métis est publiée dans Le Nouveau monde de Montréal.

La tension monte entre le gouvernement et les Métis, maintenant dirigés par Riel.

Août

À la cathédrale de Saint-Boniface, Riel déclare que l’arpentage des terres menace l’existence même de la colonie.

1869

11 octobre Une semaine plus tard, le père Noël-Joseph Ritchot apporte son soutien à la formation du « Comité national » dans la paroisse de Saint-Norbert. John Bruce en est le président, et Louis Riel, le secrétaire.

25 octobreRiel explique au Conseil d’Assiniboia (fonds) que le Comité national empêchera McDougall ou tout autre gouverneur d’entrer dans la colonie, à moins que l’union ne soit fondée sur des négociations avec les Métis et les autres habitants de la Rivière-Rouge.

1869

2 novembreUne patrouille de Métis armés rencontre McDougall et le somme de s’en retourner aux États-Unis.

2 décembre

McDougall asserte son autorité.

8 décembre Un gouvernement provisoire est établi et on dresse une liste des droits.

Une délégation comprenant le père Jean-Baptiste Thibault et Charles-René-Léonidas d'Irumberry de Salaberry est envoyée à la Rivière-Rouge par Sir John A. Macdonald.

Donald A. Smith, le représentant spécial de la Compagnie de la Baie d’Hudson, arrive à la Rivière-Rouge.

1870

26 janvier Quarante représentants de la colonie (20 Anglais et 20 Français) se rencontrent pour discuter d’une nouvelle liste de droits et approuver le gouvernement provisoire de Riel. 

7 février La convention examine la liste avec l’aide de Smith, Thibault et Salaberry. Smith annonce qu’Ottawa est prêt à accueillir une délégation envoyée par le gouvernement provisoire. Riel prépare une troisième version de la liste de droits.

22 mars La quatrième et dernière version de la liste de droits est transmise à Ottawa par une délégation composée de Ritchot, représentant les Métis, du juge Black, représentant les Anglais, et d’Alfred Henry Scott, les Américains.

Printemps À son retour d’Ottawa, l’abbé Richtot rend compte des résultats de son voyage à Riel, qui en est satisfait.

Thomas Scott est accusé d’insubordination; il est reconnu coupable et condamné à mort par un jury.

24 juin Le gouvernement provisoire ratifie la Loi sur le Manitoba.

Été

Des orangistes de l’Ontario sont envoyés au Manitoba par Ottawa. Bien que leur mission officielle soit pacifique, Riel apprend qu’ils ont l’intention de le lyncher pour venger la mort de Thomas Scott.

24 août Riel quitte Upper Fort Garry et s’exile dans le territoire du Dakota où il demeure jusqu’à ce qu’il revienne paisiblement chez lui à Saint-Vital, au Manitoba.

1871

Adams George Archibald, le nouveau lieutenant-gouverneur du Manitoba, commence à recruter des volontaires en réaction aux incursions des Féniens à partir des États-Unis. 

Riel commande une des compagnies de cavalerie. Lors d’une inspection des troupes à Saint-Boniface, Riel échange une poignée de main avec Archibald; ce geste provoque la colère de Mair. En pleine année électorale, Macdonald doit absolument éviter toute confrontation entre les Anglais et les Français.

Riel s’en retourne aux États-Unis, car il craint pour sa vie.

1873

Riel est élu au Parlement, sans opposition, lors d’une élection partielle le 13 octobre 1873, mais il n’occupe pas son siège. (Les registres du Parlement indiquent qu’il a été député pendant 361 jours, soit 11 mois et 27 jours).

1874

22 janvier

Riel est réélu à l’élection générale du 1874 et se rend à Ottawa pour signer le registre des serments. Mackenzie Bowell, un orangiste de l’Ontario, présente une motion visant à faire expulser Riel de la Chambre des communes lorsque ce dernier essaiera d’occuper son siège. Riel n’en fait rien, même s’il a été réélu.

3 septembre

Il est réélu, mais il est encore une fois expulsé de la chambre et déclaré hors la loi.

1876

Riel est admis dans un hôpital de Longue-Pointe, à Montréal, souffrant de dépression nerveuse après des années de stress continu. Il est ensuite transféré dans un hôpital de Beauport, près de Québec.

1877–1884

Riel retourne aux États-Unis, voyageant entre Keeseville, New York (juste au sud de la frontière, près de Montréal) et St. Peter’s Mission, dans le territoire du Montana.

1881

Riel épouse Marguerite Monet dit Bellehumeur.

1883

Riel obtient la citoyenneté américaine.

1884

Juin Riel retourne en Saskatchewan pour aider un groupe de Métis à revendiquer leurs droits dans la vallée de la Saskatchewan.

Il constate que les Métis et les Premières Nations ont de nombreux motifs de griefs.

Ses idéaux politiques et sa réflexion théologique ayant évolué, Riel s’est éloigné du clergé catholique.

Riel est convaincu que des centaines d’hommes de la Police à cheval du Nord-Ouest se dirigent vers eux; il tente à maintes reprises de corriger la situation avec le gouvernement fédéral et d’améliorer les conditions de vie des Métis et des Premières Nations.

1885

Mars

Riel forme un gouvernement provisoire à Batoche, en Saskatchewan. (Carte de la région)

Le Canada anglais refuse d’accéder aux revendications des Métis et des Premières Nations et réclame l’intervention du gouvernement Macdonald.

La milice canadienne est envoyée à Batoche, Calgary et Battleford, en Saskatchewan.

Les Métis et les Premières Nations résistent, mais ils ne font pas le poids devant la force militaire déployée.

Batoche est capturé.

12 mai

La rébellion prend fin et Louis Riel se rend. Il est accusé de trahison et jugé à Regina; il est reconnu coupable et condamné à mort.

16 novembre

Louis Riel est pendu au quartier général de la Police à cheval du Nord-Ouest à Regina. Après l’exécution de Louis Riel, des Métis ont emmené sa dépouille dans la résidence de sa mère, à Saint Vital (Manitoba), où elle a été exposée solennellement. Cette maison est par la suite devenue le lieu historique national de la Maison Riel.

1886

12 décembre

Les restes de Louis Riel ont été enterrés dans le cimetière de la cathédrale Saint Boniface. Louis Riel est souvent considéré comme le fondateur du Manitoba. Chaque année, les communautés métisses de partout au Canada honorent sa mémoire dans le cadre d’activités commémoratives, comme la Journée Louis Riel, au cours desquelles ses réalisations sont soulignées et célébrées.

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