Endroits sur la carte

Observations au Canada
Date Endroit
22 juin 1960 Clan Lake (Territoires du Nord-Ouest)
20 mai 1967 Falcon Lake (Manitoba)
août 1967 Duhamel (Alberta)
4 octobre 1967 Shag Harbour (Nouvelle-Écosse)
1er janvier 1969 Prince George (Colombie Britannique)
1952 Shirley's Bay (Ontario)

Enquêtez sur certaines déclarations d'ovnis au Canada, dont quelques-uns, selon le ministère de la Défense nationale, demeurent inexpliqués.

  • Clan Lake (Territoires du Nord-Ouest), 22 juin 1960

    Clan Lake et la petite communauté installée sur les berges du lac se trouvent dans une région éloignée des Territoires du Nord-Ouest, accessible uniquement par avion ou par bateau. Depuis de nombreuses générations, les habitants y vivent de la chasse, de la trappe et de la pêche. En 1960, un objet tombe dans le lac. Mais il se passe un mois avant qu'on ne fasse appel à la Gendarmerie royale du Canada (GRC), installée à Yellowknife, à une cinquantaine de kilomètres du village, pour enquêter.

    Le 22 juin 1960, deux campeurs arrivent par avion à Clan Lake. Vingt minutes après le départ de l'appareil, les deux voyageurs entendent un bruit retentissant, semblable à celui que ferait un avion. Comme le bruit augmente, les campeurs scrutent le ciel, mais ils ne voient rien. Quelques secondes plus tard, un objet tombe du ciel dans l'eau. Au moment de l'impact, il exécute un mouvement rotatif et asperge les alentours. Les deux hommes n'aperçoivent aucune trace de vapeur signalant que l'objet dégage de la chaleur. Selon eux, l'objet mesure environ un mètre et demi de largeur, et il en sort des rayons semblables à des bras. Au moment où il perd de la vitesse, une vague d'eau submerge les campeurs sur le rivage, puis l'objet coule.

    Les campeurs se précipitent en canot à l'endroit où a disparu l'objet; ils constatent que les roseaux semblent brûlés et qu'une zone d'environ 6 mètres sur 18 mètres semble avoir été « rasée ». Pagayant tout autour, ils découvrent au fond du lac un chenal qui correspond exactement à la piste tracée par l'herbe coupée. Les deux hommes n'arrivent cependant pas à retrouver l'objet à l'aide de leurs pagaies.

    Un des campeurs dépose une déclaration à la GRC le 18 juillet, près d'un mois après l'incident. Le rapport indique que le témoin est bien connu dans le comté et qu'il est digne de confiance.

    Archives de la Gendarmerie royale du Canada (RG 18, volume 3779, dossier HQ 400-Q-5, parties 1 à 7)

    Rapport de la GRC du 19 juillet 1960 (en anglais seulement)

    La GRC mène son enquête le 19 juillet 1960. Elle survole la région de Clan Lake. Il semble qu'un objet a effectivement atterri sur la rive est du lac. Sur une étendue d'eau d'environ 3,5 mètres sur 12 mètres, il n'y a plus d'herbes ni de roseaux. Dans ce couloir, l'eau semble aussi plus profonde.

    Rapport de la GRC du 25 juillet 1960 (en anglais seulement)

    Le 15 août 1960, un autre agent de la GRC prend la route qui mène au lac. Il constate que depuis la précédente inspection de la GRC, le niveau de l'eau a considérablement baissé. À l'endroit où l'objet a vraisemblablement amerri, l'eau atteint à peine 30 centimètres de profondeur. Les agents se fraient sans difficulté un chemin jusqu'à cet endroit et se servent de baguettes de métal pour sonder le fond du lac. Un compteur Geiger servant à détecter la présence de radiations indique un résultat négatif. Les agents ne repèrent aucun objet. Un géologue des environs se porte volontaire pour vérifier au magnétomètre la présence de tout objet de métal dans la région, une fois les eaux gelées, à l'automne.

    Rapport de la GRC du 25 août 1960 (en anglais seulement)

    À cette époque, la GRC demande à l'Aviation royale du Canada (ARC) de l'aider dans son enquête. Pour donner suite à une conversation téléphonique, la GRC fait parvenir une note de service au directeur du Renseignement aérien de l'ARC, datée du 16 août 1960, dans laquelle suggère que la question soulevée par cet incident relève davantage de l'ARC que de la GRC : la « description de l'objet est d'un grand intérêt, et toute cette histoire mérite l'attention d'une autorité telle que l'ARC, dont le personnel a les compétences pour s'occuper de cette affaire » [traduction].

    Note de service du 16 août 1960 (en anglais seulement)

    Le ministère de la Défense nationale répond le 23 septembre 1960; il confirme que l'objet ne correspond à aucun engin utilisé dans la recherche spatiale, d'autant qu'aucun rapport n'a été fait par un organisme de dépistage au Canada ou aux États-Unis. Le ministère conclut que les campeurs ont sans doute aperçu une météorite, dont la chaleur, lorsqu'elle heurte la Terre, peut indéniablement causer de la vapeur et brûler les herbes et les roseaux. Cependant, les témoins disent n'avoir aperçu aucune vapeur au moment où l'objet est tombé à l'eau.

    Le Ministère recommande qu'un géologue de la région procède à une vérification au magnétomètre. Habitué à lire les instruments, il pourrait déterminer si des métaux résultant d'une fabrication gisent dans les environs. Enfin, même s'il ne craint pas que cet objet puisse menacer la sécurité nationale, le ministère de la Défense indique qu'il souhaite qu'on l'informe des résultats de l'enquête.

    Lettre du 23 septembre 1960 (en anglais seulement)

    Un document daté de presque un an plus tard indique que le plan établi pour qu'un géologue de la région procède à des vérifications au magnétomètre ne s'est pas réalisé. Le géologue, M. Brown, appelé à l'extérieur de la région, n'a pu faire ce travail. Le magnétomètre aurait été la meilleure façon de trouver l'objet. Le dossier de Clan Lake a été classé et l'on n'a jamais trouvé d'objet ni de météorite.

    Lettre du 16 mai 1961 (en anglais seulement)

  • Falcon Lake (Manitoba), 20 mai 1967

    Le vendredi 19 mai 1967, Stephen Michalak se prépare à entreprendre un voyage de prospection à Falcon Lake, au Manitoba, comme il le fait toujours en pareilles circonstances. Il emballe son équipement, et sa femme lui prépare un casse-croûte pour le lendemain. Arrivé à Falcon Lake, vers 21 h 30, il loue une chambre dans un motel puis, comme il le déclarera plus tard à la Gendarmerie royale du Canada (GRC), il prend un café au bar du motel. Au matin du 20 mai, Michalak, qui s'est réveillé tôt, commence à prospecter une région qu'il tentera par la suite de garder secrète. Après avoir travaillé toute la matinée dans les buissons, aux alentours de Falcon Lake, il aperçoit une volée d'oies, scène usuelle du Manitoba rural, et s'installe, à 11 h, pour manger son casse-croûte.

    Le vacarme des oies attire d'abord son attention. Levant les yeux, il aperçoit deux soucoupes volantes juste en face de lui. Tel qu'il le dira à la GRC, il s'agenouille, stupéfait, devant les deux engins.

    Une des soucoupes a atterri à environ 30 mètres devant lui, et l'autre effectue un vol stationnaire à environ 3 mètres au-dessus du sol. Michalak évalue que l'objet en vol stationnaire mesure environ 9 mètres de diamètre.

    Documents connexes : Entrevue du 24 mai 1967 (en anglais seulement)(PDF 2.11 MB)

    Le premier engin, qui demeure au sol durant quarante-cinq minutes, produit un vrombissement et change graduellement de couleur, passant du gris à l'argent. Puis un panneau s'ouvre et l'objet projette une brillante lumière violette. Michalak dit avoir entendu des voix à l'intérieur, qu'il interpelle en anglais, en allemand, en italien, en polonais, en ukrainien et en russe, sans obtenir de réponse. Au contraire, le panneau se referme vivement, comme si les passagers se sentent espionnés. Michalak étend le bras et touche l'engin au moment où celui-ci commence à tourner et à décoller, mais la pression de l'air chaud le repousse sur-le-champ. L'explosion enflamme ses vêtements et lui brûle la poitrine. Après avoir arraché ses vêtements, Michalak ressent un malaise. Il se met à vomir et note que de l'intérieur de son corps provient une odeur de métal, comme celle qui se dégagerait d'un moteur ou d'un fil électrique en feu.

    Sentant son état se dégrader rapidement, Michalak se dirige vers l'autoroute et arrête un véhicule de la GRC. Sur le moment, il refuse tout soin médical de l'agent, mais il retourne par la suite au détachement de la GRC et demande à voir un médecin. Apprenant qu'aucun médecin ne pratique dans la région, il prend un autobus et retourne à Winnipeg.

    Documents connexes : Rapport de la GRC sur l'incident de Falcon Lake (en anglais seulement)(PDF 295 KB)

    Michalak rentre chez lui, et aussitôt son fils l'emmène à l'hôpital. Il ne dévoilera pas au médecin que la brûlure lui a été infligée par un objet volant non identifié (ovni), mais il déclare avoir été brûlé par les gaz d'échappement d'un avion. Michalak consulte également son médecin de famille, se plaignant d'avoir perdu l'appétit; après cette épreuve, il maigrit rapidement.

    Le 26 mai 1967, C.J. Davis, de la GRC, interroge Michalak. Il décrit les traces de la brûlure visibles sur la poitrine du témoin comme une large brûlure qui s'étend sur une zone de près 30 centimètres de diamètre, qui est couperosée et qui montre des plaques de peau intacte à l'intérieur de la partie brûlée.

    Documents connexes : Rapport de la GRC du 26 mai 1967 (en anglais seulement)(PDF 945 KB)

    À ce moment-là, les autorités s'intéressent beaucoup à cet incident. Certains aspects du récit de Michalak s'expliquent difficilement, telle la brûlure sur sa poitrine. Le 31 mai, les agents de la GRC tentent de retrouver, seuls, le lieu d'atterrissage de l'ovni, afin de poursuivre leur enquête; mais ils n'y réussissent pas.

    Documents connexes : Rapport de la GRC du 26 juin 1967 (en anglais seulement)(PDF 1.06 MB)

    Le 1er juin 1967, les agents accompagnent Michalak à Falcon Lake afin de mener une nouvelle recherche, mais celui-ci ne réussit pas à trouver l'emplacement. Sa crédibilité est alors davantage mise en doute, d'autant que la GRC découvre, dans le récit du témoin, un autre fait divergent : au contraire de ses dires, Michalak n'a pas pris un café au bar du motel mais plutôt, selon le barman, quelques bières.

    Documents connexes : Rapport de la GRC du 18 juin 1967 (en anglais seulement)(PDF 281 KB)

    La GRC décide alors de clore le dossier jusqu'à ce que Michalak puisse retrouver le lieu d'atterrissage. Cependant, le 26 juin, le dossier est rouvert. Le témoin déclare avoir retrouvé l'endroit par lui-même, et il a récupéré des objets abandonnés sur les lieux, notamment ses vêtements brûlés, un ruban d'acier, ainsi que quelques pierres et des échantillons de terre.

    Documents connexes : Rapport de la GRC du 10 août 1967 (en anglais seulement)(PDF 1.60 MB)

    Bissky, chef de l'escouade de la GRC, rend visite à Michalak le 26 juin au soir; il obtient de lui les échantillons rapportés du lieu d'atterrissage et les envoie analyser, avec les vêtements et le ruban d'acier, afin de déterminer l'éventuelle présence de matière radioactive. Le 24 juillet, les résultats des tests sont expédiés à la GRC, accompagnés d'une note de service qui spécifie ce qui suit : « OVNI rapporté par Stephen Michalak. Les tests en laboratoire indiquent que l'échantillon de terre révèle un haut degré de radioactivité. Le service du ministère de la Santé et du Bien-être chargé de la protection contre les radiations craint d'autres explosions si les déplacements dans cette zone ne sont pas interdits. » [traduction]

    Documents connexes : Note de service du 24 juillet 1967 (en anglais seulement)

    Le 25 juillet, le laboratoire envoie les résultats d'un second test à la GRC. Le ministère de la Santé et du Bien-être précise qu'il enverra à Winnipeg un représentant chargé de mener une enquête, M. Hunt.

    Documents connexes : Note de service du 25 juillet 1967 (en anglais seulement)

    Le soir du 27 juillet 1967, Michalak reçoit la visite de MM. Hunt, Bissky (chef de l'escouade) et C.J. Davis, qui l'informent que le laboratoire a détecté la présence de matière radioactive. Michalak accepte d'accompagner les trois hommes, le lendemain, sur les lieux de l'incident. Ils s'y rendent dans l'après-midi du 28 juillet, mais plus aucune trace n'est visible, sauf un demi-cercle de quatre mètres et demi de diamètre, où la mousse sur la pierre semble avoir été enlevée. M. Hunt enregistre des radiations dans le dénivellement d'une pierre au centre du lieu d'atterrissage. Les inspecteurs ne relèvent aucune trace de radiation dans le périmètre extérieur du cercle, ni dans la mousse ou l'herbe qui poussent sous la portion surélevée de la roche. La matière radioactive trouvée dans la dénivellation est du radium 226, un isotope largement utilisé dans le commerce, et qu'on trouve également dans les déchets de réacteurs nucléaires. Comme la contamination au sol est infime, M. Hunt décide que la région ne présente aucun danger pour qui voudrait s'y rendre.

    Documents connexes : Rapport de la GRC du 10 août 1967 (en anglais seulement) (PDF 1.60 MB)

    Rapport de M. Hunt du 13 septembre 1967 (en anglais seulement)(PDF 896 KB)

    Le ministère de la Défense nationale classe l'affaire de Falcon Lake dans les dossiers non résolus. Stephen Michalak a publié un livre relatant son expérience, mais il déclare n'avoir pas profité économiquement de son aventure.

    Documents connexes : Lettre du ministère de la Défense nationale (en anglais seulement)

  • Duhamel (Alberta), août 1967

    Aujourd'hui, on attribue à l'imagination populaire les cercles de récolte (agroglyphes), mais lorsque, en 1967, un fermier de Duhamel, en Alberta, signale la présence de tels cercles dans son champ, le ministère de la Défense nationale mène une enquête pour en déterminer la cause ou trouver le responsable.

    Dans ce petit hameau situé près de Camrose, il se produit d'étranges phénomènes pendant plusieurs semaines, bien avant l'apparition des cercles. La presse locale publie des reportages sur des objets volants non identifiés (OVNI) des semaines avant qu'on ne découvre les agroglyphes.

    Un fermier des environs, M. Schielke, trouve ces cercles accidentellement, un jour qu'il va au champ chercher ses vaches. D'ordinaire, les vaches reviennent d'elles-mêmes des pâturages, mais le samedi 5 août 1967, après une nuit d'orage, les animaux ne revenant pas, M. Schielke doit aller les chercher, situation d'exception qui ne s'était pas produite depuis plusieurs semaines. Il remarque alors, pour la première fois, une étrange empreinte sur la terre : quatre marques circulaires d'environ 9 mètres de diamètre. Au cours de l'enquête, M. Schielke est catégorique : les empreintes ne peuvent provenir de son équipement, mais il ne croit pas non plus aux ovnis.

    Une fois sur les lieux, l'enquêteur reconnaît que les quatre marques le laissent perplexe. Selon sa description, leur largeur varie de 12,5 à 17,5 centimètres, et le diamètre de la plus petite marque circulaire mesure environ 9,5 mètres. Trois des marques forment à peu près un cercle. La plus grande marque est légèrement elliptique; son diamètre varie d'environ 10,3 mètres à environ 11 mètres.

    Selon lui, il n'y a aucune empreinte à l'extérieur des cercles. Il n'a relevé aucune trace d'explosion causée par un gaz, ni de brûlure, et la surface molle de la terre ne donne aucun signe de perturbation. À l'intérieur des marques, il note que l'objet a aussi arraché des morceaux de végétation de la taille d'un ongle.

    L'enquêteur indique la possibilité que les marques aient été faites par une roue. Mais le rapport montre clairement que les marques sont plutôt celles d'un avion ou d'un véhicule spatial de cent trente-cinq tonnes.

    Le ministère de la Défense nationale considère le dossier des cercles de Duhamel, en Alberta, comme non résolu.

    Documents connexes : Rapport d'enquête (en anglais seulement)(PDF 283 KB)

    Documents connexes : Note de service du ministère de la Défense nationale (en anglais seulement)

  • Shag Harbour (Nouvelle-Écosse), 4 octobre 1967

    Dans la nuit du 4 octobre 1967, six civils ainsi que des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) sont témoins d'une apparition aussi mystérieuse qu'incroyable. Plus tôt dans la soirée, des résidants téléphonent à la GRC pour signaler l'écrasement d'un avion à Shag Harbour. Accourus au port, sur la berge, les agents locaux et ceux de la GRC aperçoivent un avion qui n'a rien d'un appareil classique.

    Les témoins disent avoir vu un objet long de 18 mètres se déplacer en direction de l'est, puis descendre vers l'eau à vive allure. L'impact fait entendre un clapotement au son clair. Durant un bref instant, une lumière unique et blanche apparaît à la surface de l'eau. Aidée des pêcheurs locaux et utilisant leurs bateaux, la GRC tente d'atteindre l'appareil avant qu'il sombre complètement.

    Les pêcheurs se rappellent avoir traversé une brume épaisse, luisante et jaune pour arriver à l'endroit où ils avaient vu l'objet. Des bulles, émergeant des profondeurs aquatiques, encerclent les bateaux. L'équipage tente de fouiller les environs, en quête de survivants, sans succès.

    Le ministère de la Défense nationale (DN) envoie une équipe de plongeurs, mais ces derniers ne découvrent rien qui aurait pu signaler la présence de l'objet.

    Aujourd'hui encore, on parle de l'écrasement d'un objet volant non identifié à Shag Harbour, et on peut lire sur Internet maints articles concernant cet incident. Mais aucun rapport de la GRC n'a été trouvé. La DN a classé ce dossier comme non résolu, et la seule documentation dont on dispose est une note de service de la DN.

    Documents connexes : Note de service de la Défense nationale (non datée) (en anglais seulement)

  • Prince George (Colombie-Britannique), 1er janvier 1969

    Au coucher du soleil, la journée du Jour de l'an de 1969, les résidants de Prince George, en Colombie-Britannique, voient quelque chose d'inexplicable dans le ciel. Plusieurs se pressent d'appeler la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Trois témoins, qui ne se connaissent pas, signalent avoir aperçu un étrange objet rond dans le ciel en fin d'après-midi. Une lumière jaune orange irradie de la sphère qui semble s'élever à une hauteur de 600 à 3000 mètres. Les 3, 4 et 5 janvier, d'autres résidants rapportent des faits semblables à la GRC.

    Mme William Dow, qui n'était peut-être pas au courant de ces rapports, appelle la GRC pour lui demander d'enquêter sur un objet qui a atterri dans sa cour arrière, le 9 janvier 1969.

    Un rapport d'enquête officiel de la GRC, daté du 30 janvier 1969, comprend une photographie qui explique la nature de l'objet trouvé.

    Documents connexes : Rapport de la GRC le 1er janvier 1969 (en anglais seulement)(PDF 1.76 MB)

  • Shirley's Bay (Ontario) Le projet Magnet, 1952

    En 1950, l'ingénieur radio principal du ministère des Transports, Wilbert B. Smith, demande à ses supérieurs le droit d'utiliser un laboratoire et les installations extérieures du ministère afin de mener une étude sur les objets volants non identifiés (OVNI), et sur les principes physiques qui leur sont associés. Smith lance le projet Magnet dans le but d'étudier, entre autres, le phénomène magnétique qui, pense-t-il, devrait mener à une technologie nouvelle et fort utile

    TLe projet repose sur les concepts du géomagnétisme et la conviction qu'il serait possible d'utiliser et de manipuler le champ magnétique terrestre pour propulser des engins. À partir d'expériences menées en novembre 1951, Smith conclut qu'on peut extraire du sol une énergie suffisante pour alimenter un voltmètre d'environ cinquante milliwatts. Smith croit avoir trouver une piste qui le mènera à une nouvelle technologie, et il est convaincu qu'une corrélation existe entre ses recherches et les enquêtes menées sur les ovnis :

    Les investigations actuelles qui tentent d'élucider la question des soucoupes volantes confirment l'existence d'une technologie différente […] La corrélation entre notre théorie de base et l'information sur les soucoupes dont on dispose s'apparente trop pour n'être qu'une simple coïncidence. [traduction] (Smith, Geo-Magnetics, Department of Transport, 21 novembre 1950)

    Autant Smith que les représentants des autres ministères engagés dans cette affaire sont persuadés que le phénomène des ovnis pourrait être instructif. Les enquêtes portant sur le signalement d'ovnis et les entrevues menées auprès des témoins constituent l'amorce du projet Magnet.

    Parallèlement au projet Magnet, des employés d'autres ministères mettent sur pied un comité exclusivement voué à l'étude des témoignages relatifs aux " soucoupes volantes ". Parrainé par le Conseil de recherches pour la défense et baptisé Second Story, ce comité se consacre à collectionner et à cataloguer les données provenant de déclarations d'ovnis, et à établir entre elles des corrélations. Ce comité a préparé un questionnaire et un guide d'instructions destiné aux enquêteurs. La méthode utilisée pour établir les rapports tend à vouloir réduire au minimum la part d'interprétation personnelle. Autrement dit, le comité a créé un facteur de pondération qui permet de mesurer la part probable de vérité comprise dans chaque témoignage. Smith classe en deux catégories la plupart des déclarations d'ovnis : il y a ceux sur lesquels on sait quelque chose, et ceux pour lesquels on ne dispose de presque pas d'information.

    Dans le résumé d'un signalement effectué en 1952, Smith conclut en dégageant ces importantes caractéristiques :

    Les soucoupes ont un diamètre d'au moins cent pieds, et se déplacent à une vitesse de plusieurs milliers de milles à l'heure. Elles peuvent voler à une altitude très supérieure à celle qu'atteignent les montgolfières ou avion traditionnels, et disposent d'une force et d'un pouvoir amplement suffisants pour accomplir toutes les manœuvres requises. [traduction] (Smith, Rapport sur le projet Magnet, 1952, p. 6)

    Puis Smith termine en déclarant :

    Compte tenu de ces facteurs, on ne peut comparer ces performances à celles obtenues grâce à notre technologie et, à moins qu'une nation sur la Terre soit, à notre insu, plus avancée, nous devons en conclure qu'il s'agit de véhicules extraterrestres, en dépit de nos convictions contraires. [traduction] (Smith, Rapport sur le projet Magnet, 1952, p. 6)

    Smith évalue la possibilité d'étudier la technologie de ces engins et suggère que, dans la phase subséquente du projet Magnet, on doit tout mettre en œuvre pour susciter la maîtrise de cette technologie, dont tout le monde va bénéficier.

    Avec en tête ces objectifs, Smith monte un observatoire à Shirley's Bay, en Ontario, à seize kilomètres d'Ottawa. Se fondant sur les conclusions tirées des déclarations de 1952, Smith pense que ces engins émettent des caractéristiques physiques mesurables. En octobre 1952, il installe un observatoire et tente de mesurer les perturbations sonores magnétiques ou radioélectriques. Les membres du projet Magnet étudient de nombreuses déclarations, mais le gouvernement met fin au projet en 1954.

    Documents connexes : Rapport sur le projet Magnet (en anglais seulement) (PDF 4.25 MB)

    Procès-verbal du 22 avril 1952 (en anglais seulement)(PDF 1.64 MB)

    Procès-verbal du 24 avril 1952 (en anglais seulement)(PDF 944 KB)

    Questionnaire formulaire (en anglais seulement)(PDF 1.61 MB)

    Vous trouverez plus d'informations sur le projet Magnet dans les procès-verbaux des séances tenues par le comité du projet Second Story, dans la base de données de la recherche.

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