Pauline Lightstone Donalda, soprano, professeure de chant et administratrice (1882-1970)

Le 30 décembre 1904, le soprano canadien Pauline Lightstone Donalda obtenait le premier grand triomphe de sa carrière lors de ses débuts dans le rôle-titre de Manon de Jules Massenet. À partir de cette date, l'opéra occupe une place de premier plan dans sa vie. La chanteuse donne d'innombrables concerts dans les salles d'opéra européennes et américaines aux côtés de géants de l'opéra comme Enrico Caruso, Nellie Melba et Antonio Scotti. Son travail dans le domaine de l'opéra se poursuit après sa retraite de la scène en 1922. Elle ouvre un studio d'enseignement à Paris, puis à Montréal, concentrant son énergie à la formation de jeunes talents prometteurs. De plus, elle fonde et dirige la Guilde de L'Opéra de Montréal, organisme voué à la promotion de l'opéra à Montréal. En tout, Pauline Donalda donne plus de 60 ans de sa vie à l'opéra, présentant des spectacles inoubliables et contribuant de façon importante au développement de l'opéra au Canada.

Enfance et études

Pauline Lightstone naît à Montréal le 5 mars 1882; elle est la troisième d'une famille qui comptera onze enfants. Elle change plus tard son nom en celui de Donalda en l'honneur du protecteur des arts au Canada, sir Donald A. Smith (Lord Strathcona), qui l'appuie généreusement tout au long de sa carrière. Ses parents, Michael et Fanny Lightstone, immigrent au Canada vers 1868 et se marient à Montréal. Michael Lightstone, chanteur amateur, s'occupe de la formation musicale de ses enfants dès leur bas âge. Apparemment, Pauline fait montre d'un talent musical avant même d'avoir appris à parler -- sa mère raconte qu'elle a entendu sa fille « roucouler deux notes à l'âge de six mois lorsque l'orgue de barbarie jouait à l'extérieur de la maison familiale ». (Ruth C. Brotman, Pauline Donalda: The Life and Career of a Canadian Prima Donna, Montreal: The Eagle Publishing Co., Limited, 1975, p. 2) Elle a sept ans à sa première apparition sur scène lorsqu'elle joue le rôle de la reine dans une production pour enfants de Cendrillon. À l'âge de 10 ans, elle gagne son premier prix de chant à la Royal Arthur School de Montréal. (« The Life of Pauline Donalda as Told to Arthur E. Knight », The Record Collector, November, 1956, p. 265)

La première véritable occasion pour Pauline Donalda se présente en 1901 lorsque, à 19 ans, on la choisit comme soliste de la chorale qui s'exécutera au premier Congrès sioniste des Juifs à Montréal. Reconnaissant le talent de la jeune chanteuse, le directeur de la chorale organise une audition avec la directrice musicale du Royal Victoria College, Clara Lichtenstein. En entendant chanter Pauline Donalda, Lichtenstein déclare : « Je pense que nous avons trouvé le diamant . » ( Brotman, p. 4) [traduction libre]

Dès lors, les choses progressent très rapidement pour la jeune cantatrice. Elle s'inscrit au Royal Victoria College, qui lui accorde une bourse d'études en musique et des cours gratuits en arts. Ainsi, en plus de faire des études en répertoire et en techniques d'art vocal, elle étudie l'histoire de la musique, les langues et la littérature. Étudiante exemplaire et appliquée, elle doit de toute évidence aller à l'étranger pour poursuivre ses études.

Toutefois, le père de Pauline hésite à permettre à sa fille d'aller étudier en Europe sans avoir obtenu une deuxième opinion professionnelle quant à ses possibilités de faire carrière dans l'opéra. En février 1902, Pauline se rend à New York, au prestigieux Metropolitan Opera (le Met), pour demander une autre opinion professionnelle. Armée d'une carte de présentation de Mme Lichtenstein, elle entreprend une démarche d'abord auprès de Walter Damrosch, chef d'orchestre du Metropolitan Opera. Elle assiste à l'une des répétitions du maestro et, pendant la pause, elle se présente. Pauline Donalda décrit plus tard ce fiasco : « Que pensez-vous qu'il a fait? Il a pris ma carte, l'a regardée -- puis l'a déchirée en petits morceaux en disant : « Je n'ai pas de temps à perdre avec toutes ces jeunes demoiselles qui pensent avoir une voix! » Après une telle rebuffade, vous pouvez vous imaginer comment je me sentais. Je me suis assise et je me suis mise à pleurer . » ( Brotman, p. 7) [traduction libre]

Cependant, elle reprend son aplomb et va rencontrer le premier ténor du Metropolitan, le Français Thomas Salignac. Il manifeste de l'enthousiasme après l'avoir entendu chanter et lui dit : « Votre voix est magnifique et naturellement posée et je ne vois aucune raison qui vous empêcherait de commencer à étudier des rôles d'opéra immédiatement . » (Brotman, p. 8) [traduction libre] Outre Salignac, un jury d'experts du Met fait une évaluation favorable de sa voix et, rassurée par cette réponse, Pauline commence à préparer son voyage en Europe.

Pour l'aider à couvrir ses frais de scolarité et de séjour en Europe, Lord Strathcona (sir Donald A. Smith) accorde à Pauline une bourse de 50 $ par mois. Avant de quitter Montréal, la chanteuse organise un concert d'adieu au Royal Victoria College le 26 mars 1902. Accompagnée par Clara Lichtenstein, elle offre des airs de Schumann et de Brahms et des arias du Mariage de Figaro de Mozart, de Tannhäuser de Wagner et de Faust de Gounod [MP3 2,449 Ko]. Une critique de ce récital dans la Gazette se montre optimiste quant à l'avenir de la cantatrice : « …Cette jeune femme a une voix remarquable et la formation attentive qu'elle recevra certainement en Europe ne manquera pas de la développer au point de produire, sans aucun doute, une autre prima donna canadienne. » (Brotman, p. 9) [traduction libre]

Pauline Donalda arrive à Paris et commence aussitôt à étudier avec Edmond Duverney, professeur au Conservatoire de Paris. Pierre Breton lui donne des leçons de français et elle étudie l'italien avec Babette Rosen, qui, comme la diva canadienne Emma Albani, avait été l'élève du fameux professeur Francesco Lamperti. (« The Life of Pauline », Record Collector, p. 266)

Début de carrière

 

Après deux ans d'études, Pauline Donalda a l'occasion de passer une audition pour son premier rôle à l'opéra. Il s'agit du rôle-titre de l'opéra Chérubin de Jules Massenet. Les personnes présentes à l'audition, dont Massenet, sont grandement impressionnées par son interprétation, mais elles hésitent à donner un premier rôle à une inconnue. Toutefois, on lui offre 7 000 francs comme doublure. Déterminée à n'accepter que des premiers rôles, Pauline Donalda refuse cette offre. Peu après, le même groupe la pressentit pour jouer le rôle-titre dans Manon. Massenet travaille lui-même avec la cantatrice à cette production. À l'âge de 22 ans, Pauline Donalda fait ses débuts à l'opéra dans le rôle de Manon au Casino municipal de Nice. Une critique dans Le Phare du littoral décrit la première exécution professionnelle de Pauline Donalda sur la scène de l'opéra : « Pauline Donalda a osé apparaître pour la première fois devant le public dans le rôle de Manon. Sur cette scène où tant de Manon ont été applaudies et fêtées. Sur une scène où la médiocrité est inconnue et où assez bien n'est pas assez. Seule Pauline Donalda pouvait avoir cette audace et réussir. Elle possède un physique exquis, une voix forte, brillante, souple et de grand registre, une finesse et une intelligence rehaussées par un jeu de scène remarquable et des yeux pétillants qui s'ouvrent à la vie ou qui sont pleins d'amour. » (Brotman, p. 18) [traduction libre]

Après ce premier succès, on porte le contrat de la chanteuse d'opéra de 8 à 17 représentations (Record Collector, p. 266). Elle incarne Marguerite dans Faust, Micaëla dans Carmen et Mimi dans La Bohème. Sous la direction du compositeur Ruggiero Leoncavallo, elle chante aussi les rôles de Nedda dans Pagliacci et de Jenny dans la première présentation en français de Chatterton. Elle continue à recevoir d'excellentes revues de presse et, en peu de temps, on la reconnaît comme l'une des étoiles montantes sur la scène européenne de l'opéra.

Pauline Donalda se tourne ensuite vers Covent Garden. Mise en confiance par son succès à Nice, la cantatrice aborde le directeur artistique de l'opéra, André Messager, en lui envoyant copie des critiques qu'on lui a faites à Nice et une demande de rôle. Messager répond positivement et lui offre un contrat de trois ans à raison de 26 $ par représentation (Brotman, p. 20). Le 23 mai 1905, elle débute à Covent Garden en interprétant le rôle de Micaëla dans Carmen de Bizet avec Emmy Destinn dans le rôle-titre. Pendant sa première saison à Covent Garden, Pauline Donalda a aussi l'occasion de travailler avec Antonio Scotti et la diva australienne Dame Nellie Melba, qui devient un modèle pour la jeune cantatrice canadienne. Au cours de cette saison, elle joue les rôles de Marguerite dans Faust de Gounod, de Zerlina dans Don Giovanni et de Juliette dans Roméo et Juliette de Gounod. Le 28 juin 1905, elle chante le premier rôle de Ah-Joe dans la première mondiale de l'opéra en un acte L'Oracolo de Franco Leoni.

 

Après seulement quelques représentations, les critiques et les observateurs commencent à remarquer des similarités entre le style vocal de Pauline Donalda et celui de Nellie Melba. Un commentateur écrit dans The Observer : « …La voix de Pauline Donalda a cette qualité particulière de rondeur qui a toujours été remarquable dans celle de Mme Melba. En réalité, à plusieurs autres égards, les voix sont curieusement semblables comme Mme Melba a été la première à le reconnaître. » (Brotman, p. 25) [traduction libre]

C'est peut-être cette similarité avec Melba qui donne à Pauline Donalda l'un des défis les plus mémorables de sa carrière. En juin 1905, Melba devait jouer le rôle de Mimi aux côtés du légendaire ténor napolitain Enrico Caruso dans La Bohème, mais elle tombe soudainement malade et l'on choisit Pauline Donalda pour la remplacer. Le fait de jouer aux côtés du formidable Caruso n'est pas la seule pression à laquelle la cantatrice doit faire face. Elle avait déjà joué le rôle de Mimi auparavant, mais seulement en français, et elle n'a que quatre jours pour apprendre le rôle en italien.

Pauline Donalda travaille très fort pour préparer le spectacle et chante si bien que, durant les applaudissements, Caruso « …la poussait constamment devant lui afin qu'elle prenne la plupart des rappels » (Brotman, p. 28) [traduction libre]. Par la suite, elle a l'occasion de chanter plusieurs fois avec Caruso à Covent Garden dans des opéras tels que Don Giovanni et Rigoletto.

Durant sa première saison à Covent Garden, Pauline Donalda rencontre un autre chanteur d'opéra appelé à jouer un rôle important dans sa vie, le baryton Paul Seveilhac. Il avait débuté à Covent Garden en 1901 et joue pour la première fois avec Pauline Donalda à Covent Garden dans la production de 1905 de Faust de Gounod. Dans une entrevue réalisée avec Ruth Brotman, la chanteuse décrit ses premières rencontres avec le jeune baryton : « Paul m'a été présenté par mes bons amis les Salignac. Il nous arrivait souvent de nous réunir dans la demeure d'une famille française pour jouer au poker en vue de nous détendre. Après quelques semaines à observer le jeu, j'ai décidé d'apprendre à jouer au poker parce que j'étais amoureuse de Seveilhac et je voulais lui être de compagnie agréable. En réalité, je n'avais aucune notion du jeu et très peu de temps pour l'apprendre. » (Brotman, p. 29) [traduction libre]

Les parents de Pauline Donalda s'opposent vivement à ce qu'elle poursuive sa relation avec Seveilhac parce qu'il appartient à une autre confession religieuse. Finalement, les effets de sa vie personnelle troublée et d'un horaire de travail de plus en plus chargé commencent à se faire sentir. Elle perd beaucoup de poids, contracte une mauvaise toux et reçoit l'ordre du médecin d'aller se reposer à la montagne et d'éviter de chanter et de parler durant six mois. Elle suit ses instructions, mais souffre énormément au cours de cette période. Heureusement, elle se rétablit complètement et n'aura jamais plus par la suite de maux de poitrine. Elle retourne à Covent Garden en avril 1906 et, un mois plus tard, elle épouse Paul Seveilhac malgré les objections de sa famille.

Pauline Donalda est très en demande et, au cours des années, obtient de nombreux engagements dans des salles de spectacles comme le Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, l'Opéra-Comique de Paris et le Manhattan Opera Theater. Elle fait des tournées en Hongrie, en Hollande, en Allemagne, en Irlande, au Pays de Galles, en Écosse, en Russie, aux États-Unis et au Canada, et son répertoire s'élargit de manière à inclure les rôles que comprennent les opéras Lohengrin, Martha et Pagliacci.

Suivant le conseil du soprano canadien Emma Albani, Pauline Donalda ajoute aussi l'oratorio et les interprétations en concert à son horaire déjà chargé, apparaissant dans des oratorios tels La Création de Haydn et Le Messie de Haendel et à titre de soliste avec le Hallé Orchestra, le London Symphony Orchestra et le Liverpool Philharmonic Orchestra.

Outre ses nombreuses interprétations publiques, elle participe à de nombreux concerts privés ayant souvent lieu dans les résidences de l'élite de Londres. En compagnie de musiciens comme Enrico Caruso, le pianiste et compositeur Ignaz Jan Paderewski et le violoniste Mischa Elman, Pauline Donalda se produit dans les maisons de mécènes distingués, notamment chez Lady de Gray, Lord Astor et le baron Alfred de Rothschild. (Brotman, p. 39) [traduction libre]

Pauline Donalda fait également plusieurs enregistrements entre 1907 et 1916; malheureusement, certains ont été perdus ou n'ont jamais été lancés dans le public. Elle détruit elle-même quelques-unes des copies maîtresses parce qu'elle trouve insatisfaisante la qualité de reproduction de sa voix. En 1967, Rococo Records de Toronto publie un album d'enregistrements contenant sept sélections exécutées par Pauline Donalda, comprenant des extraits de Don Giovanni, de Faust et de La Bohème. Dans une courte introduction, avant que commence la musique, la cantatrice déclare ce qui suit : « J'ai été déçue quand j'ai entendu mes disques parce que je trouvais qu'ils ne reproduisaient pas fidèlement ma voix. Mais je n'y pouvais rien. Pour La Bohème, c'était la huitième fois que je l'enregistrais. Je leur ai dit "c'est la dernière fois que je le fais". C'est pour cette raison que je n'ai pas fini la dernière phrase. » (Brotman, p. 114) [traduction libre]

Quand la Première Guerre mondiale éclate en 1914, Pauline Donalda est en visite à Montréal. Elle ne retournera pas en Europe avant 1917. Ces années s'avèrent difficiles pour elle, car son mari, trois de ses frères et son neveu sont au front. Dans une entrevue accordée à l'hebdomadaire The American Hebrew, elle décrit combien il lui est difficile de continuer à chanter : « J'ai essayé maintes et maintes fois d'oublier qu'à tout moment, oui, peut-être même au moment où je vous parle, un ou tous mes êtres chers peuvent être frappés. Je me suis dit que ma carrière est en jeu et que je dois chanter. Mais c'est seulement de temps en temps, surtout à des concerts à l'appui de nos braves "Tommies", que j'ai été capable de me produire en public. » (Marion Weinstein, « Woman and Her Interests », The American Hebrew, le 9 juin 1916, p. 152) [traduction libre]

Pauline Donalda s'occupe en participant à des activités de bienfaisance, notamment à des concerts de charité au profit d'organismes tels que le Fonds de secours de guerre, le Fonds patriotique et la Croix-Rouge. Elle organise aussi une série de concerts intitulée Donalda Sunday Afternoon Concerts et fait don de toutes les recettes à des œuvres de secours de guerre. (Brotman, p. 75) [traduction libre]

À son retour en Europe en 1917, son mariage avec Seveilhac se brise. Ils se séparent, divorcent et, peu après, Pauline Donalda épouse le ténor danois Mischa Leon. Ce mariage échoue aussi quelques années plus tard, et la cantatrice commente ainsi les difficultés de conjuguer une carrière dans le chant avec le mariage : « D'après mon expérience personnelle, je crois fermement qu'une carrière dans le chant et le mariage ne font pas bon ménage. Pour réussir dans une carrière… on doit être prêt à renoncer à tout, à tout sacrifier, absolument tout. » (Brotman, p. 31-32) [traduction libre]

Pauline Donalda ne chante dans les grandes salles d'opéra d'Europe que durant cinq ans après son retour en Europe. Son dernier rôle à l'opéra est celui de Concepcion dans l'opéra en un acte L'Heure espagnole de Maurice Ravel. Quand elle prend sa retraite, à 40 ans, elle est à l'apogée de sa carrière, mais elle est fatiguée des horaires chargés et des voyages qu'exige une carrière dans le monde du spectacle.

 

Fin de carrière

Après sa retraite de la scène, Pauline Donalda ouvre un impressionnant studio d'enseignement à Paris où elle enseigne aux chanteurs talentueux de 1922 à 1937. Le studio possède une excellente acoustique, peut asseoir plus de 100 personnes et est doté d'une scène avec éclairage, décors et accessoires. (Brotman, p. 83) [traduction libre] Des compositeurs bien connus, notamment Paul Dukas et Vincent D'Indy, visitent régulièrement le studio de Donalda afin d'écouter ses élèves, dont plusieurs deviendront des artistes renommés.

Bien que les expériences et les succès professionnels de Pauline Donalda se produisent essentiellement à l'étranger, elle exprime le désir de rentrer à Montréal pour instaurer une tradition d'opéra de premier ordre. Elle arrive à Montréal en 1937 et, dès 1941, elle a déjà participé à la fondation de la Guilde de L'Opéra, organisme dont le mandat est « de donner des concerts et des récitals et de produire ou faire produire des opéras, des comédies musicales, des symphonies ou autres productions musicales de toutes sortes, de rehausser l'intérêt du public pour tous les genres de musique et de stimuler l'intérêt du public pour les arts et la musique. » (Brotman, p. 95) [traduction libre]

La première production de la Guilde de L'Opéra a lieu le 3 mai 1942, avec la présentation de scènes de Cavalleria Rusticana, de Carmen et d'Il Barbiere di Siviglia. Sous la présidence et la direction artistique de Pauline Donalda, la Guilde produit des opéras pendant 28 saisons consécutives avant de cesser ses activités en 1970 . Plusieurs chanteurs canadiens, tels Clarice Carson, Robert Savoie et Maureen Forrester, ont l'occasion de se produire dans les 29 opéras qu'a présentés la Guilde, y compris des opéras de Puccini, de Mussorgsky, de Prokofiev, de Verdi et de Mozart.

En 1966, le Conseil du civisme de Montréal reconnaît les talents de Pauline Donalda en lui décernant le prix de Citoyenne de mérite pour son rôle clé dans la Guilde de L'Opéra et son dévouement au développement de la musique à Montréal. Elle reçoit également un doctorat honorifique en musique de l'Université McGill en 1954 et la médaille du service de l'Ordre du Canada en 1967. (Brotman, p. 106-7) [traduction libre] À sa mort, en 1970, Pauline Donalda avait passé plus de 30 ans à Montréal et, par son enseignement et son travail avec la Guilde, avait contribué de façon importante à l'opéra sur scène à Montréal.

Pauline Donalda a attribué son succès à sa vie remplie de travail et d'amour de la musique. Elle a déclaré : « L'art est une étude de la vie et l'étude de la musique exalte la vie. La voix, en plus d'être une belle chose quand on l'utilise correctement, est un indice de la culture. Ajoutez votre personnalité à un travail acharné et vous avez les principaux ingrédients pour faire un chanteur… Mes derniers mots : vous devez travailler, travailler, travailler! » (Brotman p. 86, 88) [traduction libre]

Par son remarquable talent vocal et son dévouement inébranlable à l'opéra, Pauline Donalda a eu une vie riche et gratifiante et elle a touché la vie des amateurs d'opéra dans le monde entier.

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Références

  • Ruth C. Brotman, Pauline Donalda: The Life and Career of a Canadian Prima Donna, Montreal: The Eagle Publishing Co., Limited, 1975.
  • « The Life of Pauline Donalda as Told to Arthur E. Knight », The Record Collector, November, 1956, p. 265
  • Marion Weinstein, « Woman and Her Interests », The American Hebrew, June 9, 1916, p. 152 (article trouvé dans les archives - 1976-6, V, I)
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