Joseph Saucier, baryton et chef de chorale (1869-1941)

On croit que Joseph Saucier est le premier Franco-Canadien à avoir fait un enregistrement au Canada (vers 1904). Il est né à Montréal, en février 1869. Il commence l'étude de la musique avec son père, pianiste de renom, organiste et professeur, et donne une représentation devant le public en tant que pianiste à l'âge de 10 ans. Il suit aussi des cours avec Dominique Ducharme, éminent professeur de piano de Montréal. À l'âge de 18 ans, encouragé par des amis qui appréciaient sa voix, il décide de poursuivre une carrière de chanteur plutôt que de continuer le piano. Il suit des cours de chant avec Achille Fortier et Paul Wiallard. Très vite, on l'invite à chanter avec différentes chorales; il devient soliste à l'église du Gesù et à la cathédrale Saint-Jacques ainsi qu'avec l'Orchestre symphonique de Montréal. En 1897, il est organiste et chef de chorale à l'église St-Louis du Mile-End à Montréal. La même année, il part de Montréal pour étudier le chant avec Auguste-Jean Dubulle au Conservatoire de Paris. Au cours de son séjour en Europe, il remporte du succès en chantant lors de concerts présentés à Londres et à Paris.

Il revient au Canada en 1902 pour tenir le rôle de Satan dans Le Paradis perdu de Théodore Dubois, présenté à l'Université Laval dans le cadre des célébrations du 50e anniversaire de cette institution. Il retourne brièvement à Paris et, à son retour à Montréal au printemps 1903, il accepte le poste de chef de chorale à l'église de l'Immaculée-Conception. Il épouse Octavie Turcotte, nièce et élève de Dominique Ducharme, qui l'accompagnera en tant que pianiste dans les concerts et lors de plusieurs de ses enregistrements. En 1907-1908 et de nouveau en 1911-1912, il assume le poste de président de l'Académie de musique du Québec. Il est l'un des solistes à la première représentation de l'oratorio d'Alexis Contant, Les Deux Âmes, en 1913. En 1923, il tient le rôle du Grand Prêtre dans Samson et Dalila à Worcester, au Massachusetts, l'une de ses rares incursions dans le monde de l'opéra. De 1927 à 1936, il est chef de chorale à l'église St-Louis-de-France à Montréal, où il avait été soliste en 1914.

Joseph Saucier décède à Montréal, le 20 avril 1941. On a nommé par la suite une avenue de Montréal en son honneur.

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Références

  • Hoffmann, Frank W. ; Carty, D. ; Riggs, Q. Billy Murray : the phonograph industry's first great recording artist. Lanham, Md. : Scarecrow Press, 1997. x, 544 p. AMICUS 14865920
  • « Joseph Saucier » [Documents textuels] à Bibliothèque et Archives Canada
  • Moogk, Edward B. En remontant les années : l'histoire et l'héritage de l'enregistrement sonore au Canada, des débuts à 1930. Ottawa : Bibliothèque nationale du Canada, 1975. xii, 447 p. No AMICUS 79943. Publié aussi en anglais sous le titre de Roll back the years : history of Canadian recorded sound and its legacy : genesis to 1930
  • Sandwell, B.K. The musical red book of Montreal : a record of music in Montreal from 1895 to 1907. Montréal : F.A. Veitch, 1907. 229 p. AMICUS 25116559
  • « Saucier ». Encyclopédie de la musique au Canada. Sous la direction de Helmut Kallmann et al. 2e éd. rev. et augm. [Saint-Laurent, Qué.] : Fides, 1993. 3 vol. AMICUS 13213211
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