Joseph Fournier de Belleval, baryton (1892-1945)

Le baryton Joseph Fournier de Belleval, qui est probablement né à Québec en 1892, a été très actif sur la scène lyrique du Québec pendant une quinzaine d'années.

C'est d'abord dans la ville de Québec qu'il chante dans ses premières productions d'envergure, notamment dans L'Accordée de village, sous la direction d'Omer Létourneau (avril 1917), et dans RIP de Planquette (avril 1918) à l'Auditorium de Québec. En février 1919, il tient le rôle de Macroton dans L'Amour médecin (Poisse) aux côtés d'Ulysse Paquin à la salle des Chevaliers de Colomb de Québec. Le baryton est souvent invité à se produire pour des associations musicales, notamment pour le Cercle Montcalm en novembre 1919 et le Cercle des Dames de Lévis en mai 1920. Le 27 mars 1924, il tient la vedette de l'opérette Vive la Canadienne d'Omer Létourneau à la salle des Chevaliers de Colomb, puis, en avril, au Palais Montcalm à Québec. Avec la Société canadienne d'opérette d'Honoré Vaillancourt, il se produit, entre autres, dans Le Carillon de Saint-Arlon (1924), Rêve de valse (1924), La Cocarde de Mimi Pinson (1925), Ordre de l'empereur (1925), Les Cloches de Corneville (1926), Le Beau Voyage (1926), Le Jongleur de Notre-Dame (1928) et La Dernière Valse (1929). Il joue également dans quelques productions locales, dont Si j'étais roi d'Adolphe Adam, aux côtés de Paul Trépanier, le 12 mai 1927 au Mont-Saint-Louis. En mai 1932, il se produit dans Les Cloches de Corneville au Mont-Saint-Louis avec, notamment, Conrad Gauthier.

Sa carrière sur disque s'échelonne tout au long des années 1920. Il enregistre d'abord 24 chansons choisies essentiellement dans le répertoire de variétés de Paris de l'époque et quelques œuvres lyriques légères de Denza et Barbirolli. Ces enregistrements sont réalisés en deux sessions (décembre 1921 et novembre 1922) dans les studios de Columbia à New York. Il enregistre, dans ces mêmes studios, une autre douzaine de chansons du même style en février 1924. L'année suivante, il grave à Montréal, pour His Master's Voice, douze chansons, dont la moitié est constituée de versions françaises de succès américains. De 1926 à la fin de 1928, le baryton enregistrera encore une cinquantaine de chansons, tirées essentiellement du répertoire français, chez Columbia à New York. C'est donc une centaine de chansons que Fournier de Belleval aura enregistrées en huit ans, ce qui témoigne de la grande popularité de ce baryton à la voix puissante auprès d'un certain public.

Secrétaire de rédaction du périodique La Musique, publié par l'Université Laval, Joseph Fournier de Belleval est nommé correspondant canadien du Service d'étude d'action artistique par le ministre de l'Instruction publique de France en 1922. Dans les années 1920, Fournier de Belleval tient une école de chant au  3476, rue Saint-Denis, à Montréal. Au milieu des années 1930, il bifurque vers le commerce au détail, fondant l'Association des marchands détaillants, poste qu'il occupait lors de son décès, en mars 1945. Il habitait Contrecœur, dans le comté de Verchères.

Source: Notes de recherche inédites par Robert Thérien, chercheur en musique, Montréal

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