Christie MacDonald, soprano lyrique et vedette de comédies musicales (1875-1962)

Lorsque Christie MacDonald fait ses débuts sur scène dans la comédie musicale Puritania à l'âge de 17 ans, c'est pour elle le commencement d'une carrière à Broadway qui durera plus de 25 ans. Le public nord-américain adore la petite chanteuse et actrice blonde aux yeux bleus à un point tel que, en 1992, on présente à guichets fermés une comédie musicale relatant sa vie.

Fille de Jessie MacKenzie et de John MacLean MacDonald, Christie MacDonald naît le 28 février 1875 à Pictou, en Nouvelle-Écosse. C'est dans cette province qu'elle entreprend sa formation musicale et étudie avec le directeur d'harmonie John Stramberg.

En entrevue, elle se rappelle le tract qu'elle a eu à l'une de ses premières représentations, où elle devait chanter « Come Here, Little Birdie » dans une église de Pictou : « J'ai oublié le passage 'little birdie' et les spectateurs, qui ne se sont aperçus de rien, ont dit que c'était la plus charmante interprétation que Pictou ait jamais vue. » [traduction] (The New York Times, 27 juillet 1962).

Par la suite, Christie MacDonald déménage avec sa famille à Boston où elle poursuit ses études musicales. Lorsque l'acteur Francis Wilson vient présenter sa comédie musicale Erminie dans cette ville, en 1892, le professeur de Christie lui obtient une audition avec Wilson et celui-ci la choisit pour chanter dans le chœur. Elle double aussi plusieurs rôles principaux et, avec le temps, on lui donne la chance de chanter les premiers rôles.

Sa première interprétation d'importance a lieu en 1892. Elle fait alors partie de la troupe de Pauline Hall et incarne un jeune page dans Puritania. Elle apparaît dans des rôles secondaires pendant un certain temps, puis, en février 1900, elle obtient pour la première fois le rôle-titre dans Princess Chic de Kirke LaShelle et de Julian Edwards. Elle y joue « le personnage d'une femme qui doit être "fanfaronne, hardie et mordante d'une manière masculine lorsqu'elle apparaît sous les traits de la princesse, puis se faire passer pour sa propre envoyée, personnifiée par une jeune paysanne, et sembler timide, modeste et d'une sensibilité féminine". » [traduction] (The New York Times, 27 juillet 1962).

Elle chante également dans Miss Hook of Holland, The Toreador (1900), Prince of Bohemia (1900), Champagne Charlie et Mexicana. En 1901, elle apparaît dans The Sho-Gun, spectacle présenté dans des théâtres réputés de New York comme le Wallack et le Casino. À peu près à la même époque, elle tient le rôle de Pitti-Sing dans l'opérette The Mikado de Gilbert et de Sullivan.

Elle connaît son premier grand succès à New York en 1910, lorsqu'elle interprète le rôle de la princesse de Bozena dans The Spring Maid. La première du spectacle très couru a lieu le 26 décembre 1910 au Liberty Theatre; il y aura 192 représentations. En 1911, elle enregistre, sous l'étiquette Victor, « Two Little Love Bee » et « Day Dreams, Visions of Bliss », chansons tirées de l'opérette The Spring Maid.

En 1913, on lui confie le rôle principal dans l'opérette Sweethearts de Victor Herbert. Le rôle de Sylvia est écrit expressément pour elle, et il deviendra l'un de ses favoris. La même année, elle enregistre des chansons tirées de Sweethearts encore une fois sous l'étiquette Victor.

Christie MacDonald chante pour la dernière fois à Broadway en 1920. Elle incarne Lady Hollyrood dans une reprise de Floradora. Elle meurt le 25 juillet 1962 à l'âge de 87 ans, à Westport, dans le Connecticut. Dans une notice nécrologique, on la décrit comme une « doyenne active de la colonie théâtrale de Westport, une protectrice généreuse du monde théâtral et une invitée recherchée dans les réceptions » [traduction] (Variety, 1er août 1962).

En 1992, trente ans après sa mort, un groupe d'artistes, de musiciens et de compositeurs présentent la comédie musicale Christie au Coastline Theatre du deCoste Entertainment Centre à Pictou, en Nouvelle-Écosse. Le spectacle, qui lui rend hommage, « retrace sa vie de l'âge de 10 ans, alors qu'elle chantait dans les chorales des églises de Pictou, en passant par son départ pour Boston, en compagnie de toute sa famille, où son père l'emmène pour qu'elle poursuive sa carrière, jusqu'à l'apogée de sa carrière, lorsque le compositeur Victor Herbert écrit pour elle Sweethearts » [traduction] (Pictou Advocate, 13 mai 1992).

La comédie musicale obtient du succès, et les critiques sont bonnes. C'est un hommage digne de la brillante carrière de Christie MacDonald sur les scènes de Broadway.

Références

  • Bell, Margaret. « The little princess of the stage: the rise of Christie MacDonald, Winsome Portrayer of Madcap Royalty ». Maclean's magazine. (1913). P. 35-37 et 97. AMICUS 9325096
  • « Christie MacDonald dies at 87; musical comedy star, 1910-20 ». The New York times. Le 27 juillet 1962. AMICUS 14974826
  • « Story of Pictou's Broadway sweetheart to come to life on the stage ». Pictou advocate. Le 13 mai 1992. AMICUS 8713850
  • Variety. New York : [Variety Pub. Co.], 1905- . Le 1er août 1962. AMICUS 1342265
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