Alexandre Desmarteaux, auteur, compositeur, interprète et monologuiste (vers 1880-1926)

Comédien de vaudeville, Alexandre Desmarteaux voit le jour à Montréal vers 1880. Il amorce sa carrière avec la Troupe du Cercle à la salle Dumas en 1901 aux côtés d'Hector Pellerin et se produit par la suite avec plusieurs autres troupes de théâtre. Régisseur de théâtre en 1915-1916, il fait également partie de la troupe des comédiens Fred Barry et Albert Duquesne qui présente des spectacles au théâtre Family à Saint-Henri.

Alexandre Desmarteaux joue dans nombre de pièces, dont L'Avocat des gueux, Fille martyre, Un cœur brisé, Vengeance de femme (de Palmieri), L'Enfant volé et Ça m'chatouille en 1919-1920. En 1922, le comédien se retrouve au sein de la troupe de Jeanne Demons et de Bella Ouellette au théâtre Impérial à Québec. Avec Hector Pellerin, Hercule Lavoie et Blanche Gauthier, il participe à l'une des toutes premières émissions de radio à CKAC (Montréal) le 27 septembre 1922.

Le comédien entreprend sa carrière sur disque en septembre 1920, alors qu'il enregistre 28 pièces dans les studios new-yorkais de Columbia. La moitié d'entre elles est constituée de sketches comiques interprétés avec ses comparses Elzéar Hamel et Juliette Béliveau. L'autre moitié est composée de chansons de cafés-concerts parisiens et de pièces folkloriques québécoises (« Mon père y m'a marié », « C'est dans notre canton », « À Parthenay ») enregistrées avec un ensemble de cuivres.

Assurément très populaire, il enregistre 71 autres chansons et sketches comiques (avec Elzéar Hamel et Blanche Gauthier) chez Columbia, pour un total de 50 disques en quatre ans (une moyenne d'une parution par mois!). Après deux disques réalisés chez His Master's Voice au début de 1925, il passe chez Starr où il enregistre 22 chansons en sept mois, dont plusieurs reprises de ses succès chez Columbia.

Doté d'une voix de ténor puissante, Alexandre Desmarteaux possédait un rire communicatif qu'il utilisait volontiers dans ses chansons. Son fils, Paul Desmarteaux, a incarné le curé Labelle dans le téléroman Les Belles Histoires des pays d'en haut (SRC, 1956-1970). Alexandre Desmarteaux décède à Montréal en 1926.

 

Source : Notes de recherche inédites par Robert Thérien, chercheur en musique, Montréal

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