Combattre

Vue de la prise de Québec par l’armée anglaise commandée par le général Wolfe, le 13 septembre 1759, pour le London Mag, 1760], 1760. CA ANC C-41082

Vue de la prise de Québec par l’armée anglaise commandée par le général Wolfe
CA ANC C-41082

Le commerce des peaux et fourrures, les riches pêches de Terre-Neuve et le développement inégal de leurs colonies provoquent des affrontements entre la France et l’Angleterre en Amérique du Nord. Les Iroquois, alliés des Anglais, se révèlent également des ennemis persistants. La paix avec les nations amérindiennes, en 1701, assure toutefois la neutralité des Iroquois dans les nombreux conflits armés du XVIIIe siècle. Pour la sécurité de la colonie, une milice locale est créée à Montréal en 1663, et le système est généralisé à l’ensemble du territoire six ans plus tard. En ce qui concerne les troupes régulières, le roi Louis XIV envoie en 1665 le régiment de Carignan-Salières, qui contribue à contenir la menace iroquoise. De 1683 à 1688, ce sont plusieurs régiments des troupes de la Marine qui s’installent au Canada. Les Compagnies franches de la Marine sont destinées à servir outre-mer, par opposition à l’armée de terre concentrée en Europe. Louis XIV établit ainsi de fortes garnisons entretenues par le trésor royal et recrutées dans la population locale. Les militaires canadiens et les miliciens se distinguent par leur tactique d’attaques par surprise, à l’instar du combat à l’indienne, d’une redoutable efficacité. Il faut attendre 1755 pour que des régiments des troupes de terre soient envoyés pour défendre la colonie. Lors de la guerre de Sept Ans, les forces françaises, d’abord victorieuses, n’arrivent pas à résister à la puissance de l’armée anglaise, et finissent par capituler.

 

Les Iroquois au lac Champlain

Deffaite des Yroquois au Lac de Champlain, planche tirée de l'ouvrage Les voyages du sieur de Champlain Xaintongeois..., Paris, Jean Berjon, 1613. CA BNC Réserve FC330 C3 1613

Deffaite des Yroquois au Lac de Champlain
CA BNC Réserve FC330 C3 1613

Les Algonquins et les Montagnais, bien qu'alliés de Samuel de Champlain, refusent de l'approvisionner en fourrures et de guider ses explorations vers l'ouest, sauf s'il les aide à vaincre leur ennemi iroquois. En 1609, à leurs côtés, le fondateur de Québec attaque les Iroquois du lac Champlain. Ces derniers, habitués aux arcs et aux flèches, sont surpris par les arquebuses, armes jusque-là inconnues. Deux de leurs chefs sont tués, de même que plusieurs guerriers, et les autres prennent la fuite. Jusqu'à sa mort en 1635, sauf pendant d'éphémères périodes de paix, Champlain combat les Iroquois, qui deviennent alors les principaux ennemis des Français et qui s'allient aux Hollandais de la Nouvelle-Amsterdam (New York) ainsi qu'aux Anglais récemment établis en Amérique.

 

Alexandre de Prouville de Tracy

Portrait d'Alexandre de Prouville de Tracy, 1660. CA ANC C-40695

Portrait d'Alexandre de Prouville de Tracy
CA ANC C-40695

Lieutenant général des armées françaises en Amérique du Nord, Alexandre de Prouville de Tracy débarque à Québec, en 1665, comme commandant du régiment de Carignan-Salières. En deux ans, avec ses soldats de métier, des miliciens et une centaine de Hurons et d'Algonquins, il réussit à conclure une trève avec les Onontagués, les Agniers et les Onneiouts, principales nations iroquoises. Pendant vingt ans, la Nouvelle-France connaît ainsi un certain répit.

 

Le régiment de Carignan-Salières

Rolle des soldats du régiment Carignan-Salières qui se sont faits habitans du Canada en 1668. FR CAOM COL D2C 47 fol. 45-49vo

Rolle des soldats du régiment Carignan-Salières
FR CAOM COL D2C 47 fol. 45-49vo

Devant la faiblesse et la vulnérabilité persistantes de sa colonie aux prises avec la menace iroquoise, le roi décide de lui apporter le support de son armée. C'est un régiment tout entier, composé de 1 200 hommes, celui de Carignan-Salières, qui débarque à Québec en 1665. Après avoir réussi à maîtriser l'ennemi, les membres du régiment sont encouragés à rester au pays, ce que fait un tiers d'entre eux. Ils contribuent à accroître la population et exercent divers métiers, tout en demeurant à la disposition des autorités en cas de conflit.

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Les troupes de la Marine

Le premier contingent de troupes de la Marine débarque à Québec en 1683 avec 150 soldats embarqués à La Rochelle. Ils sont équipés par les administrateurs de la Marine chez des fournisseurs civils. Tous les vêtements et objets nécessaires (justaucorps, culottes, chapeaux, camisoles, souliers, cravates, bas, bonnets, ainsi que peignes, branles ou hamacs) sont ainsi achetés et chargés sur des navires en partance vers la Nouvelle-France. Avec ces recrues qui arrivent jusqu'en 1688, la colonie compte alors près de 1 500 militaires en service. Par un règlement de 1695, le roi autorise un recrutement local des hommes de troupes, tout en se réservant la nomination des officiers qui doivent les encadrer. Il favorise le maintien dans leurs fonctions des officiers méritants déjà en service au Canada, dont certains sont arrivés trente ans auparavant avec le régiment de Carignan-Salières.

Liste des officiers qui servent en Canada au mois d'octobre 1696
Marché entre Marie Bourselot, veuve de Michel Dergny, marchande de La Rochelle, et Massiot

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La garnison de Plaisance

Rôle des soldats qui composent la recrue sur le vaisseau Le François pour la garnison de Plaisance, 1697. FR CAOM D2C 47 fol. 208-209

Rôle des soldats qui composent la recrue sur le vaisseau Le François
FR CAOM D2C 47 fol. 208-209

En 1685, environ 2 000 Anglais sont installés sur la côte orientale de Terre-Neuve, alors que la population française, qui ne compte que 640 habitants, est concentrée dans le nord et autour de Plaisance (Placentia), seule place fortifiée de l'île située sur la côte sud. Tout au long du XVIIe siècle, Français et Anglais s'affrontent pour le contrôle de la lucrative pêche à la morue, et les installations françaises de pêche sont perpétuellement convoitées par l'Angleterre. La recrue de vingt-trois soldats embarqués à La Rochelle en 1697 pour servir à Plaisance aide la colonie française à se maintenir jusqu'au traité d'Utrecht (1713).

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Le siège de Québec

Plan de Québec assiégé par les Anglois le 16 octobre jusqu'au 22 dudit mois qui furent obligés de se retirer chez eux apprès avoir été bien battu par M. Le comte de Frontenac, gouverneur général du pays..., par le sieur de Villeneuve, Ingénieur du Roy, 1690. FR CAOM 3DFC 354C

Plan de Québec assiégé par les Anglois
FR CAOM 3DFC 354C

La guerre de la Ligue d'Augsbourg, qui éclate entre la France et l'Angleterre en 1689, augmente les tensions en Nouvelle-France. Depuis quelques années déjà, les deux États se font la guerre par l'intermédiaire de leurs alliés amérindiens avec, pour enjeu, le contrôle du commerce des fourrures et des territoires de pêche. À l'automne 1690, le plan d'attaque anglais vise deux cibles : Montréal, par voie terrestre, avec le commandant Fitz John Winthrop, et Québec, par voie fluviale. Alors qu'il ignore que Winthrop s'est replié avant d'arriver à Montréal, le major général William Phips arrive devant Québec avec trente-deux navires. En face se trouve le gouverneur général de la Nouvelle-France, Louis de Buade de Frontenac, bientôt rejoint par le gouverneur de Montréal, Louis-Hector de Callières. Des bombardements ont lieu et l'attaque de Phips est finalement repoussée.

L’ordre de Saint-Louis

Provisions de chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis pour le Sieur de Chailloux, 25 mars 1730. CA ANC MG6-F80 14 p. 9235

Provisions de chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis
CA ANC MG6-F80 14 p. 9235

L'ordre royal et militaire de Saint-Louis, fondé en 1693, honore les officiers militaires qui ont rendu des services exceptionnels à la France. Être chevalier de Saint-Louis est l'honneur le plus élevé que peuvent obtenir les officiers des troupes régulières servant en Nouvelle-France. Jusqu'en 1760, environ 145 Canadiens sont décorés de la croix de Saint-Louis. L'insigne est une croix d'or à huit pointes, émaillée de blanc, anglée de fleurs de lys d'or; elle est portée par les chevaliers, pendue à un petit ruban de couleur feu. Le texte officiel des provisions, remis au récipiendaire, est signé par le roi, dont le sceau est appendu au parchemin.

 

Le naufrage du Pélican

Naufrage en 1697 du navire le Pélican à la baie d'Hudson, tiré de Claude-Charles Bacqueville de La Potherie, Histoire de l'Amérique septentrionale, Paris, Jean-Luc Nion et François Didot, 1722. CA BNC FC305 B326

Naufrage en 1697 du navire le Pélican à la baie d'Hudson
CA BNC FC305 B326

Depuis le XVIe siècle, les Anglais et les Français se disputent le territoire avoisinant la baie d'Hudson pour la recherche du passage du Nord-Ouest et, surtout, pour sa richesse en fourrures. L'officier de marine Pierre Le Moyne d'Iberville, détenteur du monopole de la traite à la baie d'Hudson, reçoit, en 1697, une cinquième et dernière commission du ministre responsable des colonies pour aller chasser les Anglais de cette région. Avec un seul navire de 44 canons, le Pélican, le capitaine corsaire coule deux vaisseaux de guerre anglais, en met un autre en fuite et obtient la reddition du gouverneur de la baie d'Hudson, Henry Baley, après seulement cinq jours de bataille. Bien qu'Iberville ait gagné la bataille, le Pélican fait naufrage.

 

Niagara

Après le traité d'Utrecht (1713), qui avait amputé la Nouvelle-France de Terre-Neuve, de l'Acadie et de la baie d'Hudson, les Français cherchent un accès aux fourrures du nord et de l'ouest. La région du Niagara, sur le lac Ontario, dans le prolongement du fleuve Saint-Laurent et à proximité du lac Érié et du poste de Détroit, est un lieu de portage et un carrefour d'échanges. Les Iroquois, qui en ont le contrôle, respectent l'engagement de neutralité signé à Montréal en 1701. Ayant déjà donné leur accord aux Anglais pour la construction du fort Oswego en 1725, ils laissent les Français s'installer à proximité. Pour consolider leurs bonnes relations avec les Iroquois, le gouverneur général et l'intendant décident de leur proposer des marchandises de qualité supérieure contre leurs pelleteries. Un poste de traite est établi à Niagara en 1726-1727. L'objectif est d'éviter aux Amérindiens le déplacement vers Montréal ou la tentation d'aller vendre leurs fourrures à Albany. Cet établissement doit aussi protéger la colonie en cas d'attaque de l'ennemi.

Entrée de la riviere de Niagara dans le fond du Lac Ontario
Propositions a faire a la Cour pour lui faire connoître la conséquence de prendre possession au plutôt de Niagara
Plans Elevations de la Maison a machicoulis

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Les Abénaquis et les Anglais

Mémoire concernant les Abénaquis et la guerre contre les Anglais, 1727. FR CAOM COL F3 2 fol. 457-459vo

Mémoire concernant les Abénaquis et la guerre contre les Anglais
FR CAOM COL F3 2 fol. 457-459vo

Après le traité d'Utrecht de 1713, les colonies de la Nouvelle-Angleterre s'étendent vers le nord, sur les rives de la rivière Kennebec. Les Abénaquis restent fidèles à leurs amis français et s'installent dans la vallée du Saint-Laurent, dans les villages de Saint-François et de Bécancour, à proximité de Trois-Rivières. Ils sont disposés à combattre les Anglais, en échange d'un soutien financier de la France.

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Chouaguen

Pour attaquer le fort Chouaguen (Oswego), l'armée française déploie des forces considérables, dont plusieurs régiments arrivés à Québec au printemps 1756. Plus de 3 000 hommes, dirigés par le lieutenant général des armées en Nouvelle-France, Louis-Joseph de Montcalm, par le commandant en second, François-Gaston de Lévis, et par le gouverneur général, Pierre de Rigaud de Vaudreuil, se portent à l'assaut du fort anglais de la rive sud du lac Ontario. Depuis trente ans, les Français veulent détruire ce poste de traite qui mine leurs échanges avec les Amérindiens. Deux mois de préparatifs et deux jours de siège assurent la reddition du fort Chouaguen ainsi que la prise de ses munitions et de ses provisions de bouche. Le commandant anglais James Mercer et 150 hommes sont tués; 1 700 sont faits prisonniers.

Entrée de la rivière Choueguen scituée par les 43 degrés 47 minutes 24 secondes
Elevation de la maison qui apartient aux anglais scituée a l'entrée de la rivière de Chouaguen
Journal du siège de Chouagen commencé le 13 aoust 1756 et fini le 14 au soir...
Plan pour servir d'intelligence au journal du siège de Chouaguen
Médaille (face) de Louis XV
Médaille (pile) de Louis XV

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Journal de Coulon de Villiers

Journal de Louis Coulon de Villiers au gouverneur général Ange Duquesne de Menneville, 6 septembre 1754. FR CAOM COL F3 14 fol. 52-60

Journal de Louis Coulon de Villiers au gouverneur général Ange Duquesne de Menneville
FR CAOM COL F3 14 fol. 52-60

Le 28 juin 1754, alors que Joseph Coulon de Villiers de Jumonville, enseigne dans les troupes de la Marine, dirige une ambassade afin de connaître les positions des Américains dans la vallée de l'Ohio, il est assassiné avec dix de ses hommes par les soldats commandés par George Washington (Jumonville, Pennsylvanie). Une expédition punitive rassemble 500 Français auxquels se joint une centaine d'Amérindiens. L'attaque se déroule à l'indienne selon les règles du combat des bois. Le commandant harangue les soldats, leur remet les colliers et la hache de guerre, délibère avec eux de l'itinéraire à suivre, du rythme de la marche et de la conduite à tenir envers l'ennemi, et envoie des découvreurs; enfin, la troupe réunie pousse un grand cri et attaque en présentant le flanc. L'effet de terreur réussi, la troupe de Canadiens mène le combat pendant une seule journée, obtient la reddition du fort et des Américains de Washington.

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Le siège de Louisbourg

Après la perte de l'Acadie et de Terre-Neuve, en 1713, la France consolide et protège ses possessions de la vallée du Saint-Laurent. Louisbourg, sur l'île Royale (île du Cap-Breton), forteresse supposée imprenable, est destinée à servir de verrou à l'entrée du Canada. Le commerce s'y développe et elle devient un centre important d'échanges commerciaux fructueux et convoité. En 1745, pendant la guerre de Succession d'Autriche, Louisbourg est assiégée par des troupes venant de la Nouvelle-Angleterre et appuyées par la marine anglaise. La ville subit de lourds dommages et doit capituler, mais la population française s'y maintient. Le traité d'Aix-la-Chapelle, en 1748, rétrocède la ville à la France avec toute l'île Royale, ce qui permet une forte reprise de l'activité commerciale. Mais, en 1758, un nouveau siège d'une durée de soixante jours, par l'armée et la marine anglaises, se termine par leur victoire et par la destruction des fortifications et de la ville. La population d'environ 4 000 habitants est contrainte au retour en France.

Vue de Louisbourg assiégée, en 1758
Plan de Louisbourg, 1720
Plan du Port et Ville de Louisbourg dans l'Isle Royale
Rôle du vaisseau Le Formidable
Journal du siège de Louisbourg

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La bataille des plaines d’Abraham

À la fin de l'été 1759, les postes français situés à l'ouest et au sud de la vallée du Saint-Laurent sont tombés aux mains de l'armée anglaise. Montréal et Québec résistent encore. Installé en aval de Québec depuis le 23 juin, le général anglais James Wolfe entreprend le siège de la ville avec une flotte de 13 000 hommes et 8 500 soldats. Il bombarde Québec, sans arriver à provoquer une véritable bataille. Le général français Louis-Joseph de Montcalm, avec des troupes d'un nombre équivalent mais moins entraînées à la guerre à l'européenne, cherche à éviter un affrontement direct. Il espère tenir ses positions jusqu'à l'arrivée de l'hiver, qui obligerait la flotte anglaise à quitter Québec. En septembre, ayant pris connaissance des principales voies d'accès à Québec et de la stratégie de l'armée française, Wolfe attaque par surprise. Dans la nuit du 12 au 13 septembre, par un sentier dans la falaise à l'ouest de la ville, il fait passer 5 000 hommes sur un vaste champ nommé plaines d'Abraham. Au matin, Montcalm mobilise ses 4 500 hommes sans attendre le renfort du détachement de Louis-Antoine de Bougainville. Les troupes régulières françaises, assistées de miliciens inexpérimentés, disposées à la hâte sur le champ de bataille, sont placées en position offensive. Les Anglais soutiennent le feu, les laissent s'approcher, puis répliquent par un tir nourri, créant de larges trouées dans les rangs des Français. En une demi-heure, la bataille est terminée et l'armée française bat la retraite. Wolfe et Montcalm succombent à leurs blessures.

Plan fidèle des environs de Québec
Portrait du général James Wolfe
Acte de sépulture de Louis-Joseph de Montcalm
Portrait de Louis-Joseph de Montcalm

L’Amérique septentrionale par Bellin

Carte de l'Amérique septentrionale, par Bellin, 1755. CA ANC NMC- 21057

Carte de l'Amérique septentrionale
CA ANC NMC- 21057

À la veille de la guerre de Sept Ans, les possessions françaises en Amérique du Nord s'étendent sur tout le centre du continent, du Labrador jusqu'au golfe du Mexique; elles comprennent des grèves pour la pêche à la morue à Terre-Neuve, des îles dans le golfe du Saint-Laurent ainsi qu'un vaste espace au sud-ouest des Grands Lacs. Les colonies anglaises sont confinées sur la bordure atlantique à l'est de la chaîne des Appalaches, dans la partie sud-ouest de Terre-Neuve, en Nouvelle-Écosse et à la baie d'Hudson. Ces régions ouvertes sur la mer serviront de point de départ aux Anglais pour la conquête du Canada.

 
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