Biographies des conférenciers et des modérateurs

Murray Angus a cofondé à Ottawa, en 1985, le réputé programme de formation Nunavut Sivuniksavut à l’intention des jeunes Inuits; il a pris sa retraite en juin 2016. Ce programme d’études d’une durée de huit mois à deux ans, destiné aux diplômés du secondaire du Nunavut, est reconnu pour son curriculum novateur, centré sur les Inuits. En 2014, Murray Angus a reçu l’Ordre du Canada pour le rôle essentiel qu’il a joué en aidant de jeunes Inuits à se prendre en main. En 2001, il a encouragé les étudiants du Nunavut Sivuniksavut à effectuer des recherches dans les photographies de la collection de Bibliothèque et Archives Canada; cette initiative a donné naissance au projet Un visage, un nom.

Sheena Ellison est enseignante et chercheure à Ottawa; elle s’intéresse plus particulièrement au rôle des savoirs traditionnels dans l’éducation, les arts et la culture autochtones. Détentrice d’une maîtrise en histoire de l’art de l’Université de Toronto, elle est membre de l’Ordre des enseignantes et enseignants de l’Ontario. Mme Ellison est chargée de cours au département d’histoire de l’art de l’Université Carleton, et enseigne l’anglais, l’histoire et les études autochtones à l’Ottawa-Carleton District School Board. Elle participe au projet Views from the North depuis 2011.

Beth Greenhorn possède une maîtrise en histoire de l’art canadien de l’Université Carleton à Ottawa. Après avoir obtenu son diplôme en 1996, elle a travaillé à la division de l’art canadien au Musée des beaux-arts du Canada. En 2003, elle est engagée par les Archives nationales du Canada, maintenant Bibliothèque et Archives Canada, pour y organiser des expositions virtuelles et diriger divers projets sur le Web. Beth Greenhorn est gestionnaire d’Un visage, un nom depuis 2003. Durant les 14 premières années du projet, l’intérêt a porté principalement sur les collections photographiques des Nunavimmiuts. En mai 2015, le projet a été élargi pour y inclure les trois groupes autochtones du Canada : les Premières nations, les Métis et les communautés inuites du Nunavut, les Inuvialuit (Arctique de l’Ouest), le Nunavik (nord du Québec) et le Nunatsiavut (Labrador).

Morley Hanson s’est jointe au corps professoral du réputé programme de formation Nunavut Sivuniksavut d’Ottawa en 1988; elle en fait toujours partie. Ce programme d’études d’une durée de huit mois à deux ans, destiné aux diplômés du secondaire du Nunavut, est renommé pour son curriculum novateur centré sur les Inuits. Elle a reçu l’Ordre du Canada en 2014 pour son engagement à aider les jeunes à se prendre en main, en particulier les jeunes autochtones. En 2001, l’école incita les étudiants du Nunavut Sivuniksavut à entreprendre des recherches dans les collections photographiques de Bibliothèque et Archives Canada, une initiative à l’origine du projet Un visage, un nom.

Heather Igloliorte (Inuite, territoire Nunatsiavut) est professeure adjointe en histoire de l’art autochtone à l’Université Concordia de Montréal. Ses recherches portent principalement sur la culture matérielle et visuelle des Inuits. Elle est l’auteure de plusieurs chapitres et essais dans divers ouvrages et catalogues, notamment, Manifestations: New Native Art Criticism (2012); Changing Hands: Art Without Reservation 3 (2012); Curating Difficult Knowledge (2011); Native American Art at Dartmouth: Highlights from the Hood Museum of Art (2011); Inuit Modern (2010); Response, Responsibility, and Renewal: Canada's Truth and Reconciliation Journey (2009); et Negotiations in a Vacant Lot: Studying the Visual in Canada (2014). Ses plus récents projets portent sur la réinstallation de la collection permanente d’art inuit du Musée national des beaux-arts du Québec, aboDIGITAL: The Art of Jordan Bennett (2012), Decolonize Me (Galerie d’art d’Ottawa, 2011–2015), et Nous étions si loin : l’expérience des Inuits dans les pensionnats (Fondation autochtone de l’espoir, 2009–).

Piita Irniq est un survivant des pensionnats indiens et un dirigeant politique. Il possède une vaste expérience de législateur et de leader dans le Nord. Il a exercé deux mandats en tant que député à l’Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest et siégé à la Commission d’établissement du Nunavut en 1999. Piita Irniq a été le deuxième commissaire du Nunavut de 2000 à 2005. Depuis, il n’a cessé de promouvoir la culture inuite et l’inuktitut. Maintenant résident d’Ottawa, il s’est investi dans le projet Un visage, un nom et participé à l’identification des photographies de son village, Naujaat (Repulse Bay), au Nunavut. 

Curtis Kuumuaq Konek est un chercheur inuit et un animateur auprès des jeunes, installé à Arviat au Nunavut. De 2011 à 2013, il a travaillé comme chercheur, interviewer, traducteur et cinéaste pour le groupe Nanisiniq : projet d’histoire d’Arviat. Il a voyagé avec l’équipe de Nanisiniq, afin de présenter les conclusions du projet concernant le changement climatique et la relocalisation des Inuits de la région d’Arviat. Il a également collaboré au projet Un visage, un nom dans le cadre du programme de recherche Nanisiniq, afin d’identifier et de relier entre eux les membres de familles d’Arviat, grâce à des photos anciennes prises à Arviat. De 2013 à 2014, il a filmé et formé des jeunes de la communauté d’Uqsuqtuuq (Gjoa Haven) durant la première année du projet d’histoire Nanivara.

Kathleen Ivaluarjuk Merritt est une artiste, auteure et administratrice en arts de Kangiqliniq (Rankin Inlet), au Nunavut. C’est une interprète de chant guttural et une artiste de studio d’enregistrement de renommée. Elle est aussi gestionnaire et animatrice du programme Vive la musique du Centre national des arts du Nunavut, ainsi que coordonnatrice et directrice générale du volet formation du festival d’arts Alianait. Elle se rend fréquemment dans les communautés du Nunavut pour offrir des ateliers, coordonner des activités et donner des spectacles.

Carol Payne est historienne de la photographie et professeure agrégée en histoire de l’art à l’Université Carleton. Elle a publié plusieurs ouvrages, notamment, The Official Picture: The National Film Board of Canada's Still Photography Division and the Image of Canada, 1941–1971 (Presses de l’Université McGill-Queen’s, 2013) et coédité (avec Andrea Kunard) The Cultural Work of Photography in Canada (Presses de l’Université McGill-Queen’s, 2011). Entre 2005 et 2014, elle fut la chercheuse principale d’un projet de recherche photographique, Views from the North, mené en collaboration avec Nunavut Sivuniksavut, Bibliothèque et Archives Canada et l’Université Carleton, grâce à l’aide financière du CRSH. Elle a donné de nombreuses conférences et beaucoup publié sur les Inuits et la photographie.

Barry Pottle est un photographe inuit, originaire du Nunatsiavut. Ses œuvres ont été exposées partout au Canada. Dans son travail, il explore la culture, l’histoire et l’expérience de vie contemporaine des Inuits, notamment la vie des Inuits en milieu urbain. Dans une œuvre  intitulée Awareness Series, il a photographié plusieurs des plaques d’identité numérotées qui ont été attribuées aux Inuits par le gouvernement canadien entre 1944 et 1969. Il a jumelé ces plaques aux portraits des Inuits qui les ont reçues. Son œuvre, tout comme ses activités de sensibilisation, examine de quelle manière la photographie peut être utilisée pour faire connaître l’histoire inuite, incluant l’histoire de la colonisation, et pour témoigner de la résilience des Inuits. Barry Pottle est membre de l’Association des Inuits du Labrador et de la Société du patrimoine du Labrador; il a été membre du conseil d’administration et président du Centre communautaire inuit Tungasuvvingat et membre du conseil de direction du programme Inuit Head Start.

Paula Ikuutaq Rumbolt est une auteure, enseignante et animatrice auprès des jeunes, originaire de Qamani'tuaq (Baker Lake), au Nunavut. Elle est diplômée du programme Nunavut Sivuniksavut et détient un baccalauréat en création littéraire de l’Université Concordia à Montréal. Dans ses textes, elle décrit la culture inuite du point de vue d’un Inuit. Son livre, The Legend of Lightning and Thunder, a fait partie de la courte liste des candidats au prix du livre pour enfants de l’année, décerné par l’Association canadienne des bibliothèques en 2014. Elle a également reçu le Northern Youth Abroad Outstanding Alumni Award, et une bourse TD Michaëlle Jean pour son utilisation des arts afin de résoudre des problèmes dans les collectivités défavorisées du Canada. En 2014, elle a agi comme coordonnatrice du projet Miqqut pour le Conseil de littératie du Nunavut. Elle travaille maintenant à Qamani'tuaq pour le gouvernement du Nunavut en tant que travailleuse communautaire auprès des enfants et des adolescents.

David Serkoak est né dans la région nord du lac Nueltin, au sud-ouest d’Arviat, Nunavut. Il possède une longue expérience dans le monde de l’éducation comme enseignant au primaire et au secondaire, puis comme instructeur, directeur adjoint, et directeur du Nunavut Arctic College; il agit également à titre de conservateur au British Museum of Mankinden Angleterre. Il a contribué à la conception de documents pédagogiques en inuktitut aux niveaux local, régional et territorial, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut. David Serkoak a pris sa retraite de l’enseignement en 2012, mais il est encore très actif; il anime des ateliers sur l’histoire sociale des Inuits auprès des Forces armées canadiennes, et sur la fabrication et l’utilisation des tambours traditionnels auprès de jeunes Inuits dans les trois régions de l’Arctique : le Nunavut, le Nunavik et le Nunatsiavut.

Frank Tester est professeur émérite à l’Université de la Colombie-Britannique. Il participe actuellement au projet d’histoire Nanivara, en compagnie de jeunes et d’aînés des collectivités de Uqsuqtuuq (Gjoa Haven) et de Naujaat (Repulse Bay). Utilisant une méthode de recherche-action participative, le projet  Nanivara encourage les aînés à sensibiliser les jeunes à leur histoire sociale, à leur langue et à leur culture. Ses recherches dans les pays du sud portent sur les droits de la personne, y compris les droits fonciers, la protection de l’environnement et la sécurité humaine. Frank Tester a été président du Comité de la justice pour les jeunes du Tribunal de la famille de Vancouver. Il est aussi un des fondateurs du festival de films One World Community, qui se tient depuis plusieurs années. Photographe et cinéaste, il a obtenu le prix Gustavus Myers pour sa contribution à l’étude des droits de la personne en Amérique du Nord.   

Manitok Thompson est native de Salliq (Coral Harbour), au Nunavut. Diplômée du Programme de formation des maîtres de Fort Smith en 1977, elle a enseigné et agi comme consultante dans de nombreuses écoles du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest. En 1994, elle est élue comme conseillère municipale à Rankin Inlet, et l’année suivante à l’Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest, où elle sera titulaire de divers ministères. En 1999, elle est élue au gouvernement du Nunavut où elle devient la première femme à diriger un ministère. Après ce passage en politique, elle pilota, pour le gouvernement du Nunavut, les consultations en vue de l’adoption d’une loi sur l’éducation. Actuellement, elle décrit et catalogue l’importante collection de vidéos témoignant de la vie des Inuits, rassemblée depuis 35 ans par l’Inuit Broadcasting Corporation. Cette collection documente la langue, la culture et les savoirs (Qaujimajatuqangit) des Inuits. Durant ses temps libres, Manitok Thompson agit à titre de pasteure à la résidence Larga Baffin d’Ottawa et enseigne, chez elle, à Carleton Place, les savoir-faire traditionnels inuits.    

Deborah Kigjugalik Webster est une auteure et historienne indépendante, spécialiste de la culture inuite. Elle a réalisé de nombreuses entrevues d’histoire orale avec des aînés inuits. Originaire de Qamani'tuaq (Baker Lake), au Nunavut, elle est aujourd’hui installée à Ottawa. Madame Webster détient un baccalauréat ès arts de l’Université Carleton. Elle s’est spécialisée en histoire orale et en archéologie arctique. Après avoir été chercheuse principale pour l’organisme Inuit Qaujisarvingat, l’Inuit Knowledge Centre de l’Inuit Tapiriit Kanatami, elle prépare actuellement une histoire des gendarmes spéciaux inuits dans le Grand Nord. Elle participe activement depuis plusieurs années au projet Un visage, un nom

Sally Kate Webster est une aînée éminemment respectée, possédant une longue expérience en matière de promotion des arts et de la culture inuits. Native de Qamani'tuaq (Baker Lake), au Nunavut, elle y a accompli sa scolarité à l’externat fédéral. Elle est ensuite devenue aide-enseignante, puis coordonnatrice au campus de Baker Lake du Nunavut Arctic College. Pendant plusieurs années, elle a dirigé le Baker Lake Fine Arts and Crafts, y faisant la promotion des artistes locaux. Après s’être établie à Ottawa, elle a assumé la coordination de la Pauktuutit Inuit Women's Association et elle est très active au sein du Ottawa Inuit Children's Centre.

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