Rencontre d'écrivains autochtones : Vaincre l’adversité et renforcer la résilience

Indigenous Writers' Gathering 

Nous vous invitons cordialement à la Rencontre d’écrivains autochtones du 4 octobre 2017, sous le thème Vaincre l’adversité et renforcer la résilience.

Joignez-vous à nous pour une discussion passionnante avec des écrivains autochtones de renom qui partageront leurs points de vue sur la résilience. Les invités auront aussi la possibilité de prendre part à la discussion.

Animée par Jennifer David, la Rencontre mettra en vedette les personnes suivantes :

  • Tracey Lindberg, citoyenne de la Nation crie As’in’i’wa’chi Ni’yaw des Rocheuses, originaire de la collectivité de la Nation crie de Kelly Lake, auteure de doctrine ayant reçu de nombreux prix, professeure d’université et militante pour les droits des Autochtones.
  • Zebedee Nungak, écrivain, satiriste et leader politique inuit.
  • Cherie Dimaline, écrivaine et éditrice de la communauté métisse de la baie Georgienne.

L’aîné Albert Dumont dira la prière d’ouverture.

  • Biographie des participants

    Albert Dumont : Prière d’ouverture – Conseiller spirituel algonquin, Kitigan Zibi Anishinabeg

    Depuis octobre 2016, Albert Dumont sert sa collectivité en tant qu’un des 13 aînés membres du comité consultatif des Aînés du ministère du Procureur général. De novembre 2013 à mars 2017, il a travaillé comme aîné pour la Commission des libérations conditionnelles du Canada lors d’audiences tenues avec l’aide d’un Aîné. Il a travaillé au Service correctionnel du Canada pendant trois ans à titre de conseiller spirituel pour les hommes autochtones détenus à l’unité J de l’établissement Millhaven, situé près de Kingston, en Ontario.

    Activiste, bénévole et poète, M. Dumont a publié cinq recueils de poèmes et nouvelles. En 2010, l’Alliance de la fonction publique du Canada lui a décerné un prix de promotion des droits de la personne, en reconnaissance de son œuvre à titre d’activiste et de bénévole sur ses terres ancestrales (Ottawa et la région). En janvier 2017, il a reçu une citation DreamKEEPERS pour leadership remarquable. Il a consacré sa vie à promouvoir la spiritualité et les méthodes de guérison autochtones et à protéger les droits des Autochtones, surtout ceux qui concernent les jeunes.

    Jennifer David : Maître de cérémonie – Facilitatrice, NVision Insight Group Inc.

    Jennifer David est l’une des partenaires du NVision Insight Group (anciennement, Stonecircle Consulting), dont elle est aussi membre du conseil d’administration et experte-conseil principale. Elle travaille dans les domaines de la communication et de l’expertise-conseil autochtones depuis plus de 15 ans. Avant d’être experte-conseil, Jennifer était directrice des communications pour le Réseau de télévision des peuples autochtones, après quoi elle a fondé sa propre entreprise d’experts-conseils en communication.

    Jennifer est membre de la Première Nation des Cris de Chapleau et est diplômée en journalisme et en littérature anglaise de l’Université Carleton. En tant que communicatrice, rédactrice et facilitatrice qualifiée et expérimentée, Jennifer apporte une touche d’énergie, de créativité et de professionnalisme dans tous ses projets, motivée par son engagement envers la promotion des collectivités et des cultures autochtones. Elle siège actuellement au conseil d’administration de Makonsag, un programme d’aide préscolaire aux Autochtones dans les collectivités urbaines d’Ottawa. Dans ses temps libres, elle rédige des articles de façon indépendante pour le magazine du Musée des beaux-arts du Canada, donne des visites guidées pour Indigenous Walks, dévore la littérature autochtone et joue au basket-ball (pas en même temps, cependant).

    Tracey Lindberg: Écrivaine des Premières Nations

    Tracey Lindberg est une citoyenne de la nation As’in’i’wa’chi Ni’yaw des Cris de Rocky Mountain et est originaire de la communauté de la nation des Cris de Kelly Lake. Elle est une auteure universitaire primée et enseigne les études autochtones et le droit autochtone dans deux universités canadiennes.

    Tracey est diplômée des facultés de droit de l’Université de la Saskatchewan, de l’Université Harvard et de l’Université d’Ottawa (LL.B. [Saskatchewan], LL.M. [Harvard] et LL.D. [Ottawa]). Elle enseigne le droit (professeure auxiliaire, faculté de droit) à l’Université d’Ottawa et est également activiste pour les droits autochtones.

    L’auteure rédige et publie sur des sujets liés aux Autochtones (droit, gouvernance, femmes et éducation). Elle fut la première femme autochtone à obtenir un doctorat en droit d’une université canadienne et à recevoir le Prix du Gouverneur général, en 2007, sur convocation, pour sa dissertation intitulée « Critical Indigenous Legal Theory ». Lindberg est connue pour son roman de fiction Birdie, paru en 2015, qui explore le sujet de la violence sexuelle et est le récit d’un personnage qui surmonte l’adversité. Elle y propose une position plus nuancée du triomphe individuel. En 2016, dans le cadre de la compétition Battles of the Books organisée par CBC, Bruce Poon Tip (fondateur de G Adventures – la plus importante entreprise de tourisme d’aventure au monde), panéliste de Canada Reads 2016, a défendu Birdie comme étant l’un des cinq romans offrant un angle différent au même thème : tout recommencer.

    Zebedee Nungak : Auteur inuit et réalisateur de films.

    Zebedee Nungak est un auteur, satiriste et dirigeant politique inuit qui a grandi à Puvirnituq, sur les rives est de la baie d’Hudson. Le 22 juin 2017, Nungak est l’une des 33 personnes à recevoir les honneurs de l’un des trois grades de l’Ordre national du Québec, la plus haute distinction que confère le gouvernement du Québec.

    Nungak est connu pour trois films : « Qallunaat! Why White People are so funny », produit en 2007; le documentaire « The Experimental Eskimos », produit en 2009; et « NAPAGUNNAQULLUSI: So That You Can Stand », produit en 2015.

    Nungak a collaboré à la réalisation du premier documentaire, Qallunaat, une combinaison d’histoire et d’humour satirique. Le film explore divers sujets, dont la tendance qu’ont les Blancs à traiter les Inuits avec indifférence, à s’approprier leurs territoires et à assimiler la culture inuite au moyen de l’enseignement public, ainsi que leurs efforts visant à remplacer les processus oraux de pensée et de socialisation des Inuits par des processus d’écriture Qallunaat (mot inuit pour représenter les personnes de race blanche).

    Son deuxième film, « The Experimental Eskimos » raconte son histoire et celle de deux autres garçons inuits qui ont participé à ce que le gouvernement du Canada a appelé « une expérience d’ingénierie sociale » au début des années 1960. Ils ont été retirés de leurs familles inuites dans l’Arctique à l’âge de 12 ans pour être envoyés à Ottawa afin de vivre et d’apprendre en compagnie des Blancs dans leurs écoles. Dans le film, les trois hommes racontent leur histoire en relatant cette expérience et l’effet qu’elle a eu sur leur identité culturelle. Ce film a gagné plusieurs prix, dont celui de La Guilde canadienne des réalisateurs, le prix d’excellence en documentaire Allan King, le prix du Festival de films autochtones de Winnipeg, celui de meilleur long métrage documentaire, le prix Festival du film de Yorkton, de même que le prix Kathleen Shannon Award de l’Office national du film du Canada.

    Enfin, le documentaire « NAPAGUNNAQULLUSI: So That You Can Stand » montre les négociations tendues qui ont précédé la signature de la Convention de la Baie James et du Nord québécois, en novembre 1975. D’une durée de 83 minutes, il relate l’histoire d’un petit groupe de jeunes dirigeants inuits (dont Nungak faisait partie) qui défendent leurs territoires face à Hydro-Québec et au gouvernement provincial, et forcent la signature d’un accord historique.

    Cherie Dimaline : Auteure métisse

    Cherie Dimaline est une auteure et rédactrice de la communauté métisse de la baie Georgienne. Elle est rédactrice pour les magazines autochtones MUSKRAT et FNH. Mariée et mère de trois enfants, Dimaline elle habite à Toronto. Au jour le jour, elle est écrivaine en résidence pour la First Nations House, à l’Université de Toronto.

    En 2014, Dimaline a été nommée Artiste de l’année – Prix du premier ministre de l’Ontario, et fut la première écrivaine de littérature autochtone en résidence nommée pour la Bibliothèque publique de Toronto.

    Dimaline préfère écrire des nouvelles. Elle est connue pour ses romans fictifs, dont Red Rooms (2007), Stray Dog Moccasins (2009), Seven Gifts for Cedar (2010), The Girl Who Threw a Galaxy (2013), The Gentle Habit (2015), et The Marrow Thieves (2017).

    Commençons par Red Rooms, le premier roman de Dimaline. Il a remporté le prix du meilleur livre de fiction de l’année des Anskohk Aboriginal Book Awards. Le livre témoigne d’un parcours unique présentant la vie des clients autochtones d’un hôtel urbain du point de vue de la femme de ménage de l’hôtel. Ensuite, Stray Dog Moccasins vous submerge dans un univers autochtone urbain d’aujourd’hui qui vous marquera. Seven Gifts for Cedar est un roman jeunesse qui enseigne les principales valeurs culturelles traditionnelles des Premières Nations dans un contexte contemporain. Il dépeint les liens serrés qui lient les familles et les communautés des Premières Nations. The Girl Who Grew a Galaxy lie l’expérience autochtone contemporaine avec la fantaisie et la magie; il a été présélectionné pour le Prix Burt de 2014. Le recueil de six nouvelles The Gentle Habit se penche sur les dépendances d’un groupe diversifié de personnes visant la normalité dans un monde anormal. Ce roman fut inspiré par le poète américain Charles Bukowski, qui a écrit In between the punctuating agonies, life is such a gentle habit.

    Le plus récent livre de Dimaline, The Marrow Thieves, est un roman de fiction au sujet des peuples autochtones de l’Amérique du Nord, que l’on poursuit et dont on « récolte » la moelle osseuse parce qu’elle est la clé qui permet d’accéder à ce que le reste de la population a perdu : la capacité de rêver.

Cette rencontre s’inscrit dans la campagne #LecturesAutochtones, qui a pour objectif de favoriser la réconciliation entre Autochtones et non-Autochtones en faisant connaître la littérature autochtone.

La traduction simultanée sera offerte.

Quand? Mercredi 4 octobre 2017, de 13 h à 15 h
Où? 395, rue Wellington, Ottawa (Ontario), Salle Pellan, 2e étage

Téléchargez l'affiche de l'événement [PDF 239 Ko]

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