Véronique Bélec

Malgré toute l’organisation nécessaire pour réaliser une mission humanitaire, c’est la volonté d’aider qui est le moteur d’un tel projet. Parfois, nous pensons ne pas avoir les ressources requises pour aider les autres. Mais tout ce qu’il faut, c’est un grand cœur.

Photographie de Véronique Bélec tenant un enfant devant une pompe à eau

Photographie : Collection personnelle de Véronique Bélec

Véronique a toujours voulu voyager à l’étranger et se rendre utile, mais ne savait pas comment s’y prendre. En 2010, les circonstances de la vie l’ont finalement poussée à se lancer dans l’inconnu : elle a entamé son premier projet humanitaire, qui consistait à amasser assez de matériel pour remplir un conteneur de 40 pieds, et à distribuer le tout dans des villages et des orphelinats du Togo. En 2011, elle a réussi à accomplir cette mission périlleuse avec l’aide d’un autre collègue de Bibliothèque et Archives Canada. Malgré de nombreux moments décourageants, Véronique s’est souvenue des nombreux sourires qu’elle avait laissés derrière elle, et a senti le besoin de s’investir de nouveau pour les plus démunis. Après une brève mission au Mali en 2012, où elle est allée parfaire ses connaissances auprès d’une ONG locale qui l’inspirait, elle est retournée au Togo en 2013 pour soutenir les trois orphelinats qu’elle avait aidés quelques années auparavant. Pour financer ses efforts, elle a vendu le dernier immeuble locatif qu’elle possédait. Suivant les recommandations des responsables des orphelinats, elle y a fait construire des toilettes et des douches et rénover un toit, payant de sa poche et supervisant seule les travaux, en plus de coordonner différents dons médicaux, scolaires et alimentaires pour des centaines d’enfants.

En 2014, lors d’un cours universitaire en développement international, elle a proposé à son équipe de réaliser un projet d’eau potable dans un village du Bénin, où elle s’est rendue à la fin du cours pour contacter des spécialistes sur le terrain. Au bout du compte, elle s’est encore une fois retrouvée seule avec ce défi à relever et des milliers de dollars à collecter.

Toujours déterminée à aider, mais sans un sou, Véronique a mis sur pied l’association De l’eau pour la vie, qui lui a permis de gagner en crédibilité et d’amasser plus d’argent. Elle s’est ensuite tournée vers les médias pour promouvoir ses collectes de fonds. Plusieurs d’entre eux ont parlé d’elle, dont un chroniqueur du journal Le Droit qui a énormément contribué à la réussite de son projet, ainsi qu’un animateur du 104,7 qui lui a accordé une entrevue en ondes.

En novembre 2015, après plus d’une année de collecte de fonds intensive et de planification, elle a réalisé deux projets d’accès à l’eau potable au Bénin. « Il faut bien être en Afrique pour comprendre la réelle importance de l’eau quand on voit tous ces gens chanter, danser et crier de joie parce qu’ils ont enfin de l’eau potable dans leur village. »

Puis, en 2016, Véronique a financé et soutenu un projet d’eau potable en Inde, où elle a suivi une formation avec une ONG qui aide les communautés à s’autonomiser. C’est l’approche qu’elle compte maintenant privilégier, sans pour autant négliger la priorité qu’est l’eau potable. Et pour que ces projets soient toujours plus utiles et durables, Véronique poursuit aujourd’hui ses études en développement durable, attendant avec impatience sa prochaine mission qui mettra le sourire aux lèvres de nombreuses personnes dans le besoin.

Véronique s’est jointe à Bibliothèque et Archives Canada en juillet 2007. Elle est aujourd’hui coordonnatrice des acquisitions et des évaluations archivistiques, un poste qu’elle a occupé par intérim pendant près de deux ans.

Date de modification :