Élizabeth Mongrain

Mars 2017 est un mois important pour Bibliothèque et Archives Canada (BAC) : c'est à cette date que l'organisation s'est dotée de défibrillateurs externes automatisés. Cette initiative, une partie intégrante de la stratégie sur le mieux-être à BAC, est le fruit des efforts soutenus de certains employés, dont Élizabeth Mongrain.

Photographe : David Knox

De retour dans la capitale nationale après avoir passé trois ans à Shawinigan, où elle a travaillé pour le très honorable Jean Chrétien (auprès duquel elle a appris à côtoyer des gens d'importance, à interagir efficacement et avec respect et à négocier dans l'intérêt de BAC), Élizabeth s'est retrouvée à la tête des Archives politiques et de la Gouvernance. Elle y est entourée de collègues pour lesquels elle a beaucoup de respect : « Ici, je travaille avec des gens intelligents. Ce sont des gens qui voient loin pour les archives, qui connaissent l'histoire, voient des occasions et les saisissent. Je suis entourée de gens avec un grand courage professionnel, qui me forcent à être la meilleure gestionnaire que je peux être. »

Depuis longtemps, Élizabeth désirait faire du bénévolat, et la Patrouille canadienne de ski l'intéressait. Cependant, elle doutait de sa capacité à fournir des premiers soins. Elle n'aurait jamais cru qu'un simple voyage en famille serait le début d'une aventure inoubliable, autant sur le plan professionnel que personnel, et l'amènerait à joindre la Patrouille canadienne de ski.

En 2014, Élizabeth et ses parents sont partis en voyage en Croatie et en Italie afin de célébrer leurs anniversaires respectifs (70-70-40). Lors de leur séjour à Venise, son père a fait un arrêt cardiaque en pleine rue. Deux médecins qui se trouvaient sur place lui ont fait un massage cardiaque et ont demandé à Élizabeth de pratiquer la respiration assistée.

Celle-ci a su conserver son calme jusqu'à l'arrivée des ambulanciers, notant même le nom des témoins au cas où les assurances demanderaient des détails : « J'ai réussi à garder mon calme grâce à l'archivistique et à ma fonction de gestionnaire. J'ai appris que lorsqu'on n'est pas certain, on prend des notes, et qu'on laisse aller ce qu'on ne peut contrôler. Les gens étaient étonnés de voir quelqu'un qui vit une situation familiale traumatisante faire ça. Pour moi, c'est un mécanisme de travail. »

Après 15 minutes (les plus longues de la vie d'Élizabeth), son père a été ramené à la vie avec l'aide des ambulanciers et d'un défibrillateur. Par miracle, il n'a subi aucune séquelle malgré 28 heures dans le coma. Élizabeth a ainsi pu retrouver son père grâce à un massage cardiaque, à la respiration assistée et à un défibrillateur externe automatisé.

(De gauche à droite) Jackie Danger Stephens, Nastasya Henault, Jennifer Lazuk et Élizabeth Mongrain.
Photographe : Jay Rached

Après cet événement, Élizabeth a pris deux grandes décisions : rejoindre la Patrouille canadienne de ski et faire son possible afin que BAC installe des défibrillateurs dans ses édifices.* Résultat : depuis mars, comme toute institution soucieuse de la santé et de la sécurité des employés et du public, BAC a des défibrillateurs externes automatisés dans tous ses édifices.

Cette histoire démontre comment l'archivistique a influencé la vie privée d'Élizabeth, et comment sa vie privée a influencé BAC en retour. C'est la preuve que notre passion pour notre travail se reflète dans toutes les sphères de notre vie et nous pousse à nous dépasser en réalisant des choses extraordinaires.

* Le projet d'installer des défibrillateurs à BAC a été lancé il y a plusieurs années par Caroline Hogan, une collègue qu'Élizabeth a décidé d'appuyer avec l'aide d'autres employés, notamment Michel Pelletier, qui a perdu sa femme Geneviève Allard (aussi employée de BAC) à la suite d'un arrêt cardiaque. Ils ont utilisé les forums existants afin de donner plus de visibilité à cet enjeu et d'inviter leurs collègues à se joindre à eux.

Date de modification :