Annexes - Forum des partenaires universitaires de BAC : Explorer la décolonisation en route vers la réconciliation

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Annexe I : Programme

Heure

Activité

8 h 00

Accueil des participants

8 h 30

Prière d'ouverture et mot de bienvenue

  • Sheldon McGregor, Algonquin Anishinabe, Kitigan Zibi Anishinabeg Premières Nations
  • Guy Berthiaume, Bibliothécaire et archiviste du Canada, BAC

8 h 50

Réconciliation à Bibliothèque et Archives Canada – Normand Charbonneau, Sous-ministre adjoint et Chef de l'exploitation, BAC

9 h 10

Conférencière – Camille Callison, bibliothécaire des services autochtones, Université du Manitoba
Respecter notre engagement à l’égard de la réconciliation : Répondre aux besoins d’information des peuples autochtones et établir des relations avec eux

10 h 00

Pause santé

10 h 30

Décolonisation des institutions de recherche et du savoir : Présentations et discussion

Modératrice : Donna Bourne-Tyson, bibliothécaire universitaire, Dalhousie University, et présidente de l’Association des bibliothèques de recherche du Canada (ABRC)

Panéliste :

  • Brenda Macdougall, professeure agrégée, titulaire de la chaire de recherche métisse, Université d'Ottawa
    Traces ancestrales dans le dossier : Retracer les populations autochtones au moyen des sources coloniales
  • Andrea Bear Nicholas, professeure émérite, Université Saint-Thomas
    Considérations pratiques et éthiques concernant le dépôt de documents autochtones des gouvernements fédéral et provinciaux
  • Erica Hernandez-Read, archiviste, accès et initiatives numériques, University of Northern BC
    Répondre à l’appel à l’action : La réconciliation par l’engagement institutionnel et l’action professionnelle
  • Melissa Adams, bibliothécaire et archiviste, Union of B.C. Indian Chiefs
    Décoloniser et non recoloniser

12 h 15

Dîner sur place et réseautage

13 h 30

Discussions en petits groupes sur la décolonisation comme moyen vers la réconciliation – Introduction par Johanna Smith, Directrice générale, Services au public, BAC

14 h 50

Mot de fin – Guy Berthiaume, Bibliothécaire et archiviste du Canada, BAC

Annexe II : Description des thèmes de la table de discussions

Thème 1 : Décoloniser l’espace

Tous les espaces publics, tant les espaces virtuels que physiques, sont façonnés par des relations de pouvoir qui influent sur nos comportements. La décolonisation de l’espace favorise l’inclusion pour les étudiants, le personnel et les visiteurs des institutions de mémoire et de recherche.

  1. Dans quelle mesure les peuples et les cultures autochtones sont ils visibles dans votre institution?
    • Existe t il des programmes relatifs aux ressources et aux services bibliothécaires ou archivistiques?
    • Quels autres services/programmes pourraient ils être ajoutés?
  2. Avez vous relevé des initiatives ou des processus qui pourraient mener à la décolonisation de l’espace dans vos institutions?
    • Si oui, veuillez expliquer les facteurs qui favoriseraient ce changement et les résultats attendus.
    • Sinon, existe t il des espaces (physiques ou virtuels) qui pourraient être pris en compte dans l’avenir?
  3. Quels défis votre institution a t elle dû surmonter lorsqu’elle a tenté de décoloniser l’espace physique ou virtuel?

Thème 2 : Promouvoir la décolonisation et les expositions

Les institutions exposent et font la promotion des artefacts et des collections selon leur point de vue particulier. La décolonisation des expositions et la promotion des programmes et des services permettent d’améliorer la collaboration et l’inclusion pour les étudiants, le personnel et les visiteurs.

  1. Quelles sont les difficultés perçues des méthodes de décolonisation pour la sélection, la promotion et l’exposition des artefacts et des collections à votre institution?
    • Quelle est l’incidence sur les travaux en cours dans votre institution?
  2. Comment les institutions devraient elles aborder la collaboration avec les communautés autochtones?
    • La collaboration devrait elle être axée sur les communautés autochtones locales, ou élargie pour inclure le plus grand nombre possible de collectivités?
  3. Quels sont les obstacles perçus à la décolonisation de l’accès aux programmes et aux services?
  4. Comment pouvons nous utiliser les médias sociaux dans le cadre du processus de décolonisation?
  5. Comment les méthodes de décolonisation peuvent elles être intégrées à la vision et à la conception des expositions et des programmes futurs?

Thème 3 : Décoloniser le catalogage et la description des ressources

La décolonisation du catalogage et de la description des ressources permet d’améliorer la collaboration et l’inclusion pour les étudiants, le personnel et les visiteurs.

  1. Les normes pour la description archivistique et bibliographique ne tiennent pas actuellement compte de la façon dont les peuples autochtones se définissent, de leur culture matérielle et leurs ressources d’information. Dans quelle mesure votre institution communique t elle avec les communautés autochtones afin d’utiliser les connaissances autochtones pour améliorer et accroître la description et améliorer l’accessibilité?
  2. Quels défis votre institution a-t-elle rencontrés dans l’établissement des relations avec les communautés autochtones?
  3. La collaboration devrait elle être axée sur les communautés autochtones locales, ou élargie pour inclure le plus grand nombre possible de collectivités?
  4. Comment devrions nous gérer les descriptions originales et les preuves de pratiques descriptives anciennes?

Thème 4 : Décoloniser le savoir et la recherche

La décolonisation du savoir permet d’ouvrir de nouveaux horizons de recherche et d’élargir notre vision au delà des grands courants qui circulent dans les universités et les médias. L’intégration des connaissances traditionnelles autochtones est la clé pour commencer ce processus.

  1. Quels sont les aspects perçus comme présentant des difficultés ou des possibilités concernant l’intégration des connaissances traditionnelles autochtones dans les universités?
  2. Votre institution a t elle pris des mesures pour intégrer les connaissances traditionnelles autochtones dans ses pratiques de recherche? Quels ont été les défis?
  3. Comment les institutions de recherche abordent elles la collaboration avec de multiples communautés dont les points de vue sont diversifiés (et parfois contradictoires)?
    • La collaboration devrait elle être axée sur les communautés autochtones locales, ou élargie pour inclure le plus grand nombre possible de collectivités?
  4. Votre institution a t elle fait des efforts en vue de sensibiliser les étudiants et le personnel aux bons termes, définitions, paramètres et protocoles à utiliser lors des communications avec les communautés autochtones?
    • Pourquoi ou pourquoi pas?
    • A t elle rencontré des difficultés à cet égard?

Thème 5 : Décoloniser la/les langue(s)

Dans le passé, le choix de la langue et de la terminologie a contribué à renforcer le colonialisme. En décolonisant la langue au sein des institutions, on crée un espace plus inclusif pour les étudiants, le personnel et les visiteurs.

  1. Y a t il des mots, des expressions ou des concepts fréquemment utilisés dans votre institution et qui pourraient être considérés comme coloniaux, discriminatoires ou offensants? Quelles sont les stratégies que votre institution utilise ou utilisera pour corriger ce problème?
  2. Quels sont les aspects perçus comme posant des difficultés dans la décolonisation et l’accessibilité de la langue?
  3. Comment nos institutions peuvent elles élargir leur utilisation de la langue afin d’inclure plusieurs voix?
  4. La collaboration devrait elle être axée sur les communautés autochtones locales, ou élargie pour inclure le plus grand nombre possible de collectivités?

Thème 6 : Décoloniser par un engagement efficace

L’engagement est la clé de l’évolution des relations avec les peuples autochtones. Il faut prêter une attention particulière à déterminer le « qui » et le « comment » de l’engagement afin de s’assurer qu’un large éventail de personnes peuvent se faire entendre et éclairer la voie à suivre.

  1. Quels sont les aspects perçus comme posant des difficultés concernant l’engagement avec les peuples autochtones?
  2. La collaboration devrait elle être axée sur les communautés autochtones locales, ou élargie pour inclure le plus grand nombre possible de collectivités?
  3. Y a t-il une différence entre la consultation et l’engagement?
  4. Votre institution a t elle fait des efforts en vue de sensibiliser les élèves et le personnel aux bons termes, définitions, paramètres et protocoles à utiliser lors des communications avec les communautés autochtones?
    • Pourquoi ou pourquoi pas?
    • A t elle rencontré des difficultés à cet égard?
  5. Votre institution a t elle une stratégie ou une approche axée sur l’engagement avec les peuples autochtones?

Thème 7 : Décoloniser la propriété (des artefacts, des langues, des terres)

o Pour les communautés autochtones, le rapatriement des artefacts est un des principaux éléments de la décolonisation de la propriété. Le défi consiste à trouver un équilibre entre la nécessité de la restitution et le désir de préserver et de protéger l’histoire et le patrimoine.

  1. Qui possède et qui contrôle les artefacts, la langue et les collections documentant les traditions autochtones?
    • Le droit de propriété ne devrait il pas toujours revenir aux créateurs/propriétaires? Les personnes qui font l’objet de la documentation n’ont elles pas le droit d’en revendiquer la propriété et le contrôle?
  2. Votre institution a t elle examiné la possibilité d’un rapatriement, ou y a t elle participé? Le cas échéant, quels ont été les défis?
  3. Votre institution a t elle pris des mesures pour retirer de son inventaire du matériel relatif aux Autochtones? Le cas échéant, quels ont été les défis?
  4. Que peut apporter la collaboration avec les communautés autochtones au cours du processus de décolonisation de la propriété?
    • La collaboration devrait elle être axée sur les communautés autochtones locales, ou élargie pour inclure le plus grand nombre possible de collectivités?
  5. Comment conciliez vous les protocoles autochtones avec les responsabilités de l’institution en vertu de son mandat? Comment peut on intégrer les points de vue autochtones aux responsabilités de conservation?

Annexe III : Biographies des conférenciers et panélistes

 
photo of Camille Callison

Conférencière principale : Camille Callison, bibliothécaire des Services autochtones, Université du Manitoba

Respecter notre engagement à l’égard de la réconciliation : Répondre aux besoins d’information des peuples autochtones et établir des relations avec eux

Camille Callison (baccalauréat en anthropologie, maîtrise en Bibliothéconomie et en science de l’information avec spécialisation en Premières Nations) appartient au clan du Corbeau (Tsesk iye) de la Nation Tahltan. Elle est bibliothécaire des Services autochtones et bibliothécaire de liaison dans les domaines de l’anthropologie, des études autochtones et du travail social à l’Université du Manitoba, où elle est aussi membre du Cercle consultatif sur les questions autochtones. Mme Callison est représentante autochtone de la Canadian Federation of Library Associations/Fédération canadienne des associations de bibliothèques (CFLA FCAB); elle est membre du Comité du droit d’auteur et présidente du Comité des questions autochtones. Elle est également membre du Cercle consultatif sur les questions autochtones de la Fédération internationale des associations de bibliothécaires et des bibliothèques (IFLA), du Comité Mémoire du monde de la Commission canadienne pour l’UNESCO et de la Commission sectorielle sur la culture, les communications et l’information.

 
photo of Donna Bourne-Tyson

Animatrice : Donna Bourne Tyson, bibliothécaire de l’Université Dalhousie

Donna Bourne Tyson est bibliothécaire à l’Université Dalhousie. Ses champs d’intérêt comprennent la recherche numérique, la publication en libre accès et l’impact de la technologie sur l’accès équitable, la lecture et l’apprentissage. Madame Bourne Tyson est présidente de l’Association des bibliothèques de recherche du Canada (ABRC) et membre fondatrice de Portage, le réseau national de gestion de données de recherche appuyé par l’ABRC. Elle est présidente du Conseil des bibliothèques universitaires de l’Atlantique, vice présidente de Canadiana.org et a été vice présidente du conseil pour le Réseau canadien de documentation pour la recherche (RCDR) et coprésidente de la Fédération canadienne des associations de bibliothèques (FCAB), entre autres rôles au sein d’associations.

 
photo of Melissa Adams

Panéliste : Melissa Adams, bibliothécaire et archiviste, Union des chefs indiens de la Colombie Britannique

Décoloniser et non recoloniser

Melissa Adams est membre de la Nation nisga’a de la maison Wisin Xbil’tkw de la tribu Gisk’aast (épaulard). Elle est bibliothécaire et archiviste à l’Union of British Columbia Indian Chiefs (UBCIC), où elle appuie le travail de l’UBCIC en représentant et en défendant les intérêts, les droits et les titres des Autochtones. Cela comprend la gestion de la collection de la bibliothèque, des archives institutionnelles, des ressources numériques et l’espace d’exposition, ainsi que la prestation de services de référence et de soutien à la formation. Ses sujets d’intérêt principaux comprennent les questions relatives à l’accès aux documents détenus par les institutions de l’Ouest, la manière dont les archives pourraient mieux intégrer les perspectives et les pratiques de gestion des documents autochtones et les études dans le domaine de l’information. Elle possède une maîtrise en archivistique de l’Université de la Colombie Britannique et a complété le Programme de formation en pratiques muséales destiné aux Autochtones au Musée canadien de l’histoire.

 
photo of Andrea Bear Nicholas

Panéliste : Andrea Bear Nicholas, professeur émérite, Université St. Thomas

Considérations pratiques et éthiques concernant le dépôt de documents autochtones des gouvernements fédéral et provinciaux

Mme Nicholas est une Malécite de Nekotkok (Première Nation de Tobique); elle a été titulaire de la chaire d’études en cultures autochtones du Canada atlantique à l’Université St.Thomas (UST) pendant 20 ans, et détient maintenant le titre de professeure émérite. En 2010, elle a reçu une subvention de trois ans du CRSH pour effectuer des recherches en immersion pour adultes dans le but de préserver une langue en danger. Elle est toujours à l’emploi de l’UST où elle maintient un programme intensif de langue malécite pour adultes et un Programme de formation des professeurs en langue autochtone par immersion qu’elle a mis sur pied avec l’aide de Dorothy Lazore, fondatrice du programme d’immersion mohawk à Kanawa:ke. Mme Nicholas a donné des cours sur l’histoire des Mi’kmaqs et des Malécites, les femmes autochtones, l’éducation des Autochtones et le colonialisme, et a publié des articles sur ces sujets et sur d’autres sujets, notamment les traités, les traditions orales et la survie des langues autochtones. En 2016, elle a remporté le prix du meilleur article dans le numéro de 2015 de la Revue d’études canadiennes. Elle travaille actuellement avec son mari Darryl Nicholas à éditer une grande collection d’histoires en langue malécite, ainsi qu’à publier un documentaire en langue malécite sur l’histoire des communautés malécites.

 
photo of Erica Hernández-Read

Panéliste : Erica Hernandez Read, archiviste, Accès et initiatives numériques, Université du Nord de la Colombie Britannique

Répondre à l’appel à l’action : La réconciliation par l’engagement institutionnel et l’action professionnelle

Erica Hernández Read possède une maîtrise en archivistique et est archiviste à Archives et collections spéciales du Nord de la Colombie Britannique de l’Université du Nord de la Colombie-Britannique. Elle a passé les 17 dernières années à travailler dans les domaines de la gestion des collections d’artefacts et des archives. En outre, Mme Hernández Read est une fervente partisane de l’archivage participatif et communautaire et de l’inclusion des groupes marginalisés et sous représentés au sein du système archivistique canadien. Elle est membre du Comité directeur du programme de numérisation des documents, du Comité des questions autochtones de la Fédération canadienne des associations de bibliothèques et de la Commission du patrimoine de Prince George. Elle est présidente du groupe de travail chargé de la réponse au rapport de la Commission de vérité et réconciliation, sous la direction du Comité directeur des archives du Canada.

 
photo of Brenda Macdougall

Panéliste : Brenda Macdougall, professeure associée, titulaire de la Chaire de recherche sur les Métis, Université d’Ottawa

Traces ancestrales dans le dossier : Retracer les populations autochtones au moyen des sources coloniales

Mme Macdougall a obtenu la Chaire de recherche sur les Métis de l’Université d’Ottawa en 2010 après avoir travaillé pendant plus de dix ans au Département des études autochtones de l’Université de la Saskatchewan. Elle détient un doctorat en études autochtones et effectue des recherches sur l’histoire des diverses collectivités métisses au Canada depuis de nombreuses années. Son premier livre a été publié en 2010 et s’intitulait : One of the Family: Metis Culture in Nineteenth Century Northwestern Saskatchewan. Elle a été coéditrice de Contours of a People: Metis Family, Mobility, and History. Dans son rôle de titulaire d’une chaire de recherche, Mme Macdougall a mis sur pied un solide programme de recherche sur les liens qui existent entre les familles métisses de tout le pays. Plus récemment, elle et ses collègues ont créé Archives numériques du projet de base de données, une archive en ligne contenant des dossiers historiques transcrits avec l’appui de la Direction des relations avec les Métis et les Indiens non inscrits.

 
photo of Normand Charbonneau

Présentateur : Normand Charbonneau, chef de l’exploitation à Bibliothèque et Archives Canada

M. Normand Charbonneau est sous ministre adjoint et chef de l’exploitation à Bibliothèque et Archives Canada depuis avril 2015. Il a été conservateur et directeur général des archives de 2012 à 2015. Il a enseigné à l’Université du Québec à Montréal et à l’Université Laval à Québec. Il a été impliqué au sein de l’Association des archivistes du Québec (AAQ), du Conseil canadien des archives (CCA), de l’Association internationale des archivistes francophones (AIAF). Il est Vice-Président au Programme du Conseil international des Archives.

 
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